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En Australie, droits de Dieu contre droit fiscal

En Australie, droits de Dieu contre droit fiscal 2017-03-21
Insolite
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En Tasmanie, au sud de l’Australie, un couple catholique, propriétaire d’une miellerie, refuse depuis 2010 de payer ses impôts, en arguant que cela reviendrait « à s’incliner devant un faux Dieu ».

Catholique pratiquante, d’origine hollandaise, la famille Beerepot, a émigré dans les années 1980 en Australie, avant de s’installer en Tasmanie, un État au sud du pays. Devenue depuis propriétaire de plusieurs domaines une maison d’hôte, un commerce, elle refuse, depuis 2010, de payer ses impôts. L’histoire pourrait paraître banale, si cette famille n’usait pas d’un argumentaire original, purement religieux, pour justifier le retard de paiement des 10 000 dollars australiens qu’elle doit à la ville.

« La vision du monde que se fait la municipalité est que la « loi » gouverne la vie. Mais nous pensons que c’est Notre Père qui nous gouverne. (…) Seule Sa Volonté s’impose à nous. Vous nous demandez de nous incliner devant un faux dieu, ce qui nous est impossible », a-t-elle ainsi écrit au conseil municipal de Chudleigh, dont elle dépend géographiquement.

Une terre « appartenant à Dieu »

Les Beerepot estiment en fait ne pas avoir à payer de taxes d’habitation à la mairie, puisqu’ils vivent sur une terre « appartenant à Dieu ».

La municipalité a d’abord essayé de répondre elle-aussi sur le terrain religieux. « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu », lui a-t-elle rétorqué en citant les Evangiles.

Avant, face à leur absence de réaction, de prendre la décision, mardi 14 mars, de saisir et de vendre leurs biens.

« Le conseil municipal a estimé qu’il s’était donné assez de mal et attendu assez longtemps de collecter les sommes dues et qu’il était temps maintenant de procéder à la vente des biens », a expliqué le maire au Tasmania Examiner, en reconnaissant que « la décision n’avait pas été facile ». Ce que montre d’ailleurs le résultat du vote du conseil municipal, qui ne s’est prononcé pour la vente qu’à cinq voix contre quatre.

« Ils se sont enfermés dans une logique fondamentaliste »

« Bien sûr, ces contribuables peuvent encore se présenter demain et signer le chèque de leurs impôts, mais il semble qu’ils se sont enfermés dans une logique fondamentaliste selon laquelle ils n’ont pas à les régler », constate-t-il.

« La question de savoir qui recevrait le produit excédentaire de la vente, si le bien n’est pas la propriété de la famille Beerepoot mais de Dieu, n’est pas tranchée », conclut, sarcastique, le Tasmania Examiner.


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