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La RDC termine l’exercice 2016 avec un taux de croissance de 2,5%

La RDC termine l’exercice 2016 avec un taux de croissance de 2,5% 2017-01-02
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Kinshasa : vue du Boulevard du 30 Juin au niveau de Royale (© K. Kitamereka)

La République démocratique du Congo a terminé l’exercice 2016 avec un taux de croissance de 2,5%, selon la Banque centrale du Congo.

Ce taux accuse un recul de 5,5% par rapport à 2015 où le taux de croissance était à 7,7%. Le taux d’inflation prévu à la fin de l’exercice 2016 à 4,2% a été largement dépassé jusqu’à plus de 20% de dépréciation.

Les performances économiques réalisées par la RDC au cours de l’exercice 2015 lui ont permis d’être classée parmi le top dix des économies du monde, avec un taux de croissance du PIB réel supérieur à 7% contre une moyenne de 3,5% en Afrique subsaharienne.

Selon la Banque centrale du Congo, la décroissance économique de la RDC en 2016 s’explique notamment, par le ralentissement de l’activité économique des pays émergents, notamment la Chine, occasionnant la chute des cours des matières premières et autres effets néfastes sur l’économie de l’Afrique et particulièrement sur celle de la RDC.

Les prix des matières premières d’exportation de base à l’instar de cuivre, du cobalt, de l’or et du pétrole ont donc subi un contrecoup, entrainant une baisse de près de deux tiers. C’est le cas notamment du cuivre dont la tonne se vendait à 4.750 USD en 2016 contre 15.000 dollars américains en 2015.

Cette révision à la baisse des prix des matières premières de plus de deux tiers constituant le poumon de l’économie nationale a été à la base de la faible mobilisation des ressources financières en interne, particulièrement au niveau des régies financières que sont la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des recettes administratives et domaniales (DGRAD) et la Direction générale des douanes et accises (DGDA), pourvoyeuses des recettes au Trésor public.

Cette morosité économique a obligé plusieurs sociétés extractives de réduire leurs activités pour se mettre à l’abri des pertes. D’autres ont carrément fermé en attendant que la courbe économique ne se redresse. Naturellement, les effets de cette basse conjoncture économique ont été cruellement ressentis par la population qui a vu son pouvoir d’achat dégringolé.

Progrès réalisés et perspectives avenirs

Réunion de la Troïka stratégique

Malgré ce tableau peu reluisant de l’environnement économique du pays, le gouvernement a poursuivi sans désemparer son programme d’action 2012–2016 s’articulant autour de quelques axes prioritaires. Il s’agit notamment de la poursuite et de la finalisation des réformes institutionnelles en vue de renforcer l’efficacité de l’Etat, de la consolidation, de la stabilisation du cadre macro-économique et de l’accélération de la croissance ainsi que de la création d’emplois. Ajouter à cela la poursuite de la construction et de la modernisation des infrastructures de base ainsi que l’amélioration du cadre de vie et des conditions sociales de la population.

Il s’agit également des efforts consentis dans le cadre de la sécurisation du pays, impliquant l’armée (FARDC) et la Police nationale congolaise (PNC), ainsi que les forces de sécurité et de la justice.

Sur le plan social, des efforts de stabilisation économique et les réformes ont été entrepris même si les résultats n’ont pas été perceptibles à cause de l’environnement économique difficile. Le gouvernement peut donc se féliciter de la construction ou la réhabilitation des infrastructures de base, notamment les dispensaires ou les hôpitaux et autres. Ajoutez à cela la création des sociétés de transports, Transport au Congo (TRANSCO) et Congo Airways. Des bâtiments flottant dont ITB Kokolo et MS Gungu ainsi que des locomotives neuves pour la SCTP sont aussi à l’actif du gouvernement.

Selon les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) pour 2017, une amélioration est attendue dans les économies avancées. Cette embellie pourrait entraîner une amélioration en RDC en termes d’exportation des produits de base, prédit le gouverneur de la Banque centrale du Congo qui projette ainsi une croissance de 2,8% et un taux d’inflation à 5% pour cette même période.


ACP/ MCN, via mediacongo.net
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6 commentaire(s)
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Mfumu Ntoto - 10.01.2017 11:29

Luvunu na beno

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Indépendance - 03.01.2017 08:57

Ce taux de croissance est estimé à partir des données de production à fin septembre 2016, donc en principe avec les données de fin décembre, on devrait avoir une situation quasi-définitive avec une croissance bien inférieure à 2,5 %. D'où l'intérêt de procéder au plus vite à la diversification de la base productive notre économie pour la rendre plus résiliente aux chocs.

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amisi - 03.01.2017 06:16

Il fait partie des nos compatriotes qui sont animés par la haine et le bon sens a disparu.

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TJB - 02.01.2017 23:16

La Banque de France a abaissé vendredi 9 décembre ses prévisions de croissance pour la France à 1,3 % en 2016 et 2017, puis à 1,4 % en 2018, en raison principalement d’une « dégradation de l’environnement international ». « La projection pâtit en particulier de perspectives de demande extérieure adressée à la France moins favorables, notamment en raison de l’impact du Brexit », souligne l’institution monétaire, qui tablait jusqu’alors sur une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,4 % cette année, puis 1,5 % en 2017 et 1,6 % en 2018. La révision à la baisse, de 0,2 point pour les deux prochaines années, est donc « significative », reconnaît-elle.

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TJB - 02.01.2017 23:11

Anonyme,pourquoi vous parlez toujours sans réfléchir,tu es sur internet,tape croissance France,tu verras que leur gouvernement a fixé un taux de croissance prévisionnel pour l'année 2017.Vérifiez avant de parler,que ce soit la France,les USA,tous les pays normaux,comme la RDC,nous sommes un Pays à part entière,si vous ne respectez votre Pays qui va le respecter?La critique c'est normal,mais elle doit être constructive.Bonne année.

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Rien à dire - 02.01.2017 16:03

Ata na France to na Etats-Unis, taux ya croissance ya mbula oyo eyebani naino te. Sur quelles statistiques la BCC s'appuie-t-elle pour dégager aussi rapidement ce taux de croissance? Kokamua! Voilà comment, S.E. Matata Ponyo a foutu le pays dans la merde avec des chiffres inventés de création d'emplois, basés sur la réduction du nombre de chômeurs de sa famille ainsi que l'amélioration de leur niveau de vie. Il s'est même permis d'extrapoler ces résultats à toute la république pour couvrir sa médiocrité.

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