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En panne de créativité : la musique congolaise plongée dans l’érotisme !

En panne de créativité : la musique congolaise plongée dans l’érotisme ! 2016-12-26
Culture / Musique
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/publireportages/2016/01/musique_congolaise_dance_kinshasa_concert.JPG Kinshasa-

La musique congolaise est, aujourd’hui, sévèrement critiquée de l’extérieur comme de l’intérieur du pays à cause de la baisse de sa qualité artistique. Et ce, par manque de créativité valable mais surtout, à cause de son aspect thématique érotique avilissant, fort décrié par les mélomanes. 90 % des musiciens de la génération actuelle ne font qu’exploiter des insanités pour orner leurs œuvres et des obscénités qui jalonnent leurs vidéos et autres supports audiovisuels. Une véritable immoralité notoire s’est, donc, installée dans la musique congolaise moderne dont la cote a sensiblement baissée. O tempora, Ö mores !

Qu’il y ait des personnes qui investissent leur argent pour produire les œuvres de l’esprit des artistes-musiciens, l’on ne peut que les encourager parce qu’elles contribuent tant soit peu aux efforts déployés ça et là pour favoriser l’essor positif d’un art.

Ces mécènes, dans leur majorité et souvent jettent, à dessein, leur dévolu sur la musique, quand on sait qu’ils peuvent en tirer des bénéfices pécuniaires. D’autres, par contre, s’y rangent par enchantement, par amour ou par passion pour se faire circonstanciellement un nom au sein de cette société décadente, pendant qu’il y a aussi une infime partie de gens qui s’y complaisent de gaspiller d’énormes sommes d’argent pour « embêter » un entourage quelconque indexé.

Cette catégorie de personnes trouve ainsi leur part en amusant la galerie de cette manière invalide. Il sied de ne pas oublier qu’à cette vague de mécènes, on peut adjoindre une cohorte de sponsors. Pas forcément de brasseurs qui, sachant joindre l’utile à l’agréable, se servent des musiciens, des comédiens réputés, parfois même des sportifs en vue d’assurer la campagne promotionnelle en vantant les produits de leur fabrication. Entre-temps, l’artiste au bout de l’inspiration savante, se meurt…

Le contenu des chansons insipides, impropres et pauvres en lyrisme inonde chaque jour le marché marqué par une piraterie incommensurable, à telle enseigne que depuis plus d’une décennie, les répertoires musicaux congolais ont sensiblement perdu de leur notoriété sur le continent.

En Europe, dans les pays de l’espace Schengen où nos artistes-musiciens faisaient fureur, étaient réclamés, ils ne sont plus acceptés avec cette dépravation musicale qu’ils exportent et qui ne vaut plus la peine dans un continent en développement sans cesse.

Impact d’une chanson dans la société

Il y a lieu de retenir que l’impact psychologique de la chanson dans le vécu d’un peuple a indéniablement une forte influence agissante. D’où, le compositeur d’un texte musical doit savoir s’y prendre, faire preuve d’une méticuleuse magnificence dans l’utilisation des mots, phrases et expressions à exploiter.

Jadis, les Wendo, Paul Pwanga, Bowane, Adou Elenga, Bosele, Yamba-Yamba, Kalle Jeef, Vicky Longomba, Luambo Franco, Ebengo Dewayon, Landot Rossignol, Nico Kasanda, Bokelo Isenge, Pascal Tabu Rochereau, le trio Madjesi, les frères Soki, Pépé Kallé, Nyboma Danos Canta jusqu’à la troisième génération exploitaient à bon escient les différents contours de l’amour. Ils s’efforçaient d’observer une rigoureuse autodiscipline d’autocensure morale qu’elle que soit la divagation de leurs pensées diverses inspirées afin de ne pas offusquer les mélomanes qu’ils respectaient.

La femme, la beauté féminine et l’amour constituent, on le sait, la plus grande ressource où vont s’approvisionner nos artistes-musiciens et auteurs-compositeurs. L’actuelle vague semble avoir carrément mis de côté les thèmes à fonds pédagogiques, éducatifs, instructifs, et tant d’autres… qui contribuent à la construction d’une société vertueuse en faveur d’un développement harmonieux.

Ces générations anciennes refusaient de se laisser prendre par une vague éphémère et illusoire pour écrire des textes dépouillés de toute pudeur. Ils offraient au public des poèmes réfléchis, limpides qui enseignent les vertus et stigmatisent les vices. Ils respectaient le code de bonne conduite. La chanson est, certes, une arme redoutable comme un couteau à double tranchant.

Aux grands maux, de grands remèdes

Pour remettre nos jeunes musiciens sur le droit chemin et sauver la crédibilité de notre musique, il faut commencer à sanctionner. Sévèrement. Aux grands maux, de grands remèdes, dit-on. Ne pas s’occuper de ce fléau musical dont la gangrène a déjà atteint le niveau élevé de lubricité, se serait laisser libre champ à cette catégorie de citoyens, artistes-musiciens, de propulser la société congolaise au premier plan de la prostitution et de la débauche sexuelle dans le monde. ‘‘Il est fort dommage qu’il n’existe plus des critiques d’art, dans la chronique musicale aujourd’hui. Ceux qui sont censés la faire, sont pratiquement devenus des porte-paroles, si pas dire des fanatiques des stars. Par manque du fondamental, la chronique musicale en perdition. Vraiment, nous avons une lourde responsabilité étant média, pour interpeller et critiquer les artistes musiciens et leurs œuvres’’, a commenté Alphonse Zenga Ntu, un des doyens de la chronique musicale en RDC.

L’histoire de la musique congolaise moderne dans ce pays est jalonnée de tant d’exemples des sanctions prises par l’autorité judiciaire à l’endroit des musiciens fautifs. Grisé par son succès populaire, feu Luambo Franco s’est, à son temps, permis de franchir le rubicon. Il a composé et injecté des bandes cassettes sur le marché des chansons attentatoires aux mœurs comme « François na Hélène », pour ne citer que cette œuvre abominable. La machine judiciaire n’a pas tergiversé pour l’arrêter avec ses musiciens et les envoyer à la grande prison de Makala.

Quelques années plus tard, Koffi Olomide et Jossart Nyoka Longo sont allés, à leur tour, humer l’air nauséabond des geôles de Makala pour avoir utilisé dans leurs œuvres respectives sorties sur disque une expression salace vexant la bonne conscience de la masse.


Incorrigible et récidiviste à souhait, le même Koffi Taty Wata impénitent persiste dans l’érotisme à travers plusieurs de ses chansons et se moque éperdument de l’autorité judiciaire où il compte plusieurs amis.

Il faut battre le fer quand il est chaud, dit un adage sage. La société congolaise demande pourquoi l’autorité gouvernementale sombre-t-elle dans l’irresponsabilité face ce désastre social et sociologique. La balle se trouverait dans le camp de la Commission nationale de censure qui, apparemment, accuse des rides de la vieillesse et semble devenir de plus en plus inefficace.

Jordache Diala
La Prospérité
1864 suivent la conversation
5 commentaire(s)
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NTINU-NKONGO - 09.02.2017 14:37

"Une véritable immoralité notoire" - Cela passe devant les yeux grands ouverts du "Tchakou International" qui se plait de fermer des radios et télévisions pour des raisons politiques parce qu'elles apportent le message de prise en charge du peuple par lui-même pour se libérer de la dictature de JKK que le "Kasoukou" de Sankuru soutient. Libérez les médias politiquement fermées et arrêtez les musiciens "pédé" dont Koffi est le père et Fally et Ferre, les oncles paternels.

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Anonyme - 10.01.2017 12:36

Chers anonymes du 06.01.2017 14:29 et du 31.12.2016 22:45, je pense qu'en toute legitimite, vous avez droit d'exprimer vos pensees mais il ne reste pas moins que nous, nous sommes des Africains et avons notre culture. Ce n'est pas par ce que les occidentaux se conduisent de telle ou telle maniere que nous aussi, comme des moutons, devons les imiter meme dans leurs bassesses. Nous devons garder notre dignite entant qu'Africains et surtout RDCongolais. je suis tout a fait d'accord avec ce journaliste. Le peuple Congolais est un grand peuple et doit le rester. DEBOUT CONGOLAIS !

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Antibiotique - 06.01.2017 14:29

J'ai comme l'impression que Jordache n'est suffisament informé , en effet la musique aux USA , en Afrique de l'Ouest etc est faite d'erotisme (texte , image , acoutrement )

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Anonyme - 31.12.2016 22:45

Longue écrit et vide de sens. Vous aimez trop critiquer vos frères. Dans quel pays du monde ce genre des chansons n'existe pas??? Si vous voyez qu'il ya trop des trucs que n'apreciez pas, il serait mieux pour vous d'écouter le Gospel Music. AU NIGERIA, COTE D'IVOIRE C'EST PLUS PIRE QUE ÇA. LAISSER NOS MUSICIENS ABADONNER À EUX MEME CHERCHEZ QUOI MANGER. JE NE CROIS MEME PAS QUE VOUS AVEZ UNE FOIS ACHETER UN CD DE L'UN DE CE MUSICIEN.

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Evangéliste Robert KIKIDI - 27.12.2016 14:37

la cause est dans Psaume1:1-6:"Heureux l'homme qui ne marche pas selon le conseil des méchants, Qui ne s'arrête pas sur la voie des pécheurs, Et qui ne s'assied pas en compagnie des moqueurs, Mais qui trouve son plaisir dans la loi de l'Éternel, Et qui la médite jour et nuit! Il est comme un arbre planté près d'un courant d'eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point: Tout ce qu'il fait lui réussit. Il n'en est pas ainsi des méchants: Ils sont comme la paille que le vent dissipe. C'est pourquoi les méchants ne résistent pas au jour du jugement, Ni les pécheurs dans l'assemblée des justes; Car l'Éternel connaît la voie des...

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