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Lubumbashi: paralysie de la ville suite à des affrontements entre des jeunes et la police dans les communes périphériques

Lubumbashi: paralysie de la ville suite à des affrontements entre des jeunes et la police dans les communes périphériques 2016-12-20
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/decembre/19-25/Lshi_20dec_Matipisha.jpg Lubumbashi, Haut-Katanga-

Lubumbashi: une colonne de fumée s'élève en provenance du Quartier Matshipisha (© mediacongo.net)

Après une nuit fortement agitée par des altercations entre forces de l’ordre et la population dans les communes de la Kamalondo, Katuba, Kenya ainsi qu’au quartier de Matshipisha (à la Cité Gécamines), un calme précaire a pu enfin être observé ce mardi après-midi à Lubumbashi.

Si en matinée les affrontements de la veille semblaient être anodins - au point que la plupart des Lushois, dont les écoliers, se soient rendus à leurs activités quotidiennes -, les évènements ont vite dégénéré dès 9h00 heure locale, avec une nouvelle fois des affrontements entre des jeunes gens, se réclamant de l’UDPS, et les forces de sécurité, en raison de la fin du mandat du président Kabila dont ils demandent la démission.

Vers 9h00, des tirs de balles en provenance du Bel-Air ont créé la panique en ville, obligeant certains véhicules à rebrousser chemin (© mediacongo.net)

C’est ainsi que des tirs à l’arme à feu se sont mis à crépiter sur la ville et notamment à Matshipisha, Kenya, Katuba et Bel-Air. D’abord par rafales pendant une vingtaine de minutes, puis de manière sporadique, pour s’atténuer peu après 10h00, créant néanmoins une vague de panique générale auprès des habitants et entrainant la fermeture des magasins, banques et autres shops. 

La tentative de reprise des activités s’est avérée impossible

Le centre-ville de Lubumbashi déserté et les activités paralysées suite aux affrontements dans les communes périphériques (Photo: mediacongo.net)

D’après un officier supérieur de la police, ses hommes avaient fait face à des « groupes de manifestants hostiles » de cinq à dix personnes d’où la riposte pour les disperser.

Selon le Gouverneur du Haut-Katanga, Jean-Claude Kazembe : « Parmi les manifestants, on en a repéré trois qui sont armés […] C’est ce qui justifie que la police tire des balles réelles en l’air pour disperser des civils », a-t-il déclaré à l’AFP.

Par la suite, et malgré l’appel au calme des autorités locales et l’invitation à la population à vaquer à ses occupations, la tentative de reprise des activités s’est avérée impossible vue la paralysie de la capitale cuprifère.

Dès 11h00, en effet, les écoles se sont mises à renvoyer les élèves chez eux ; le marché central Mzee Kabila s’est vidé de ses échoppes et vendeuses ; et les commerces se sont mis à fermer.

Les écoles se sont mises à renvoyer les élèves chez eux (Photo: mediacongo.net)

Du côté de la circulation et des transports, bien que les grandes artères du centre-ville soient devenus tout à coup fluides, le transport en commun, aux arrêts, faisait immanquablement défaut, obligeant ceux qui avaient pris le courage de quitter leurs maisons, à recourir tout simplement à la marche à pieds pour retrouver leur chez soi.

Des traces d’affrontements entre les manifestants et la police

Traces d'afffrontements au niveau du Quartier Gbadolite au Golf Plateau (Photo: mediacongo.net)

Dans les après-midi, après que le calme soit revenu, les Lushois pouvaient apercevoir, dans certaines zones de la ville, les traces d’affrontements entre les manifestants et la police, dont témoignaient encore plusieurs pneus brûlés abandonnés sur une chaussée jonchée de pierres et une colonne de fumée en provenance de Matshipisha ; là où il semble que les affrontements aient été les plus rudes. 

C’est aussi près de là que fut dressée la seule barrière de police rencontrée dans la ville ; à quelques mètres de la Cité Gécamines sur une route déserte qui pourtant d’habitude est la chaussée la plus fréquentée par les trucks en direction de la ville frontière de Kasumbalesa. D’autres présences policières ou de l’armée furent observées sur le parcours sans toutefois qu’il y ait de barrière.

Une patrouille de la Garde républicaine sur un Boulevard M'Siri désert... (Photo: mediacongo.net)

On ne peut donc pas, à proprement parler, comme certains l’ont affirmé, d’une ville en état de siège mais certainement d’une ville traumatisée par le déroulement d’une journée si inattendue, amais dont les évènements étaient à prévoir compte tenu de la situation de crise politique que traverse actuellement toute la RDC…

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Anonyme - 20.12.2016 20:37

C PAYS RICHE EN TOUT NOUS CREE DE PROBLEME

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