mediacongo.net - Actualités - Joseph Kabila devant les élus du peuple réunis en Congrès : un discours d’anthologie 
Infos congo - Actualités Congo - sbt

10 secondes restantes    Passer la publicité

Retour Politique

Joseph Kabila devant les élus du peuple réunis en Congrès : un discours d’anthologie

Joseph Kabila devant les élus du peuple réunis en Congrès : un discours d’anthologie 2016-11-17
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/novembre/14_21/jkabila_parlement_16_0001.jpg Kinshasa-

Joseph Kabila Kabange, président de la République

Lors de son discours sur l’état de la Nation et devant les élus du peuple, membres de deux chambres du Parlement réunis en Congrès, le Président Joseph Kabila qui totalise 15 ans à la tête de ce grand pays a tranché, par rapport à tous ceux qui semblent se préoccuper à longueur des journées de son avenir politique. Tant sur le fond que la forme, il a fait un discours mémorable. A l’en croire, la République Démocratique du Congo est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution. « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera toujours respectée, et ce, dans toutes ses dispositions », précise-t-il. Joseph Kabila a fustigé le fait qu’une frange de la population est devenue le terrain fertile de l’expérimentation des stratégies insurrectionnelles diverses de certains acteurs politiques, à la faveur, sans doute, des frustrations, particulièrement des jeunes et des sans emploi, qui se sent victimes d’exclusion socio-économique. Au plan institutionnel, notre défi majeur demeure la consolidation de notre jeune démocratie. Il n’a pas manqué de lancer une invitation solennelle à la classe politique congolaise à se préparer activement à aller à la rencontre du souverain primaire car, dans quelques mois, le fichier électoral en cours de constitution sera prêt et les scrutins seront convoqués. Tout en saluant l’accord politique obtenu à la Cité de l’Union Africaine, J. Kabila est d’avis qu’il constitue aujourd’hui la seule feuille de route mise au point par les Congolais eux-mêmes, représentants aussi bien l’Opposition Politique, la Société Civile que la Majorité. Il a quand même fustigé le fait que certains Congolais n’aient pas saisie cette main tendue. Et les résultats des louables efforts de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) témoignent malheureusement, une fois encore, du peu d’intérêt réservé par les concernés à cette quête de solution à nos différends par le dialogue.

Comme initialement annoncé, le Président de la République, Joseph Kabila Kabange rendu compte hier de l’état de la Nation devant les élus du peuple, membres de deux Chambres du Parlement réunies en Congrès. Et ce, 15 ans jour pour jour depuis qu’il est à la tête de la République démocratique du Congo.

Dans son discours, il a brossé la situation sur le plan sécuritaire, politique, économique et social où tous les indicateurs étaient au rouge. Avec par exemple un pays où écumait d’une multitude des groupes armés qui, dans toute la partie Est, faisaient la loi sur près de la moitié du territoire national ; où le processus de démocratisation était en panne, où, l’inflation perpétuellement en hausse au point d’atteindre en 2000, le niveau de 511% ; un taux de croissance constamment négatif, oscillant autour de moins 7% ; une balance des paiements déficitaire, un déficit budgétaire chronique, un endettement insupportable et odieux de 12 milliards de dollars et des réserves internationales d’à peine 51 millions de dollars.

Au plan social, un taux de chômage de 84%, un taux de scolarisation inférieur à 2% et un taux moyen d’indice de la pauvreté de 80%. Au plan des infrastructures, le pays n’était relié d’un coin à l’autre que par voie aérienne, grâce uniquement, à des compagnies privées, à l’exception près de quelques routes en piteux état, reliant des localités limitrophes de quelques provinces.

La Rdc devenue un modèle

Face à ce tableau sombre et à une Nation déchirée par plus de trois ans de guerre d’agression particulièrement prédatrice, il s’agissait, en premier lieu, de l’instauration de la paix et de la consolidation de la communion nationale, par le dialogue et la réconciliation. Il s’agissait, en second lieu, de redonner effectivement le pouvoir au peuple en normalisant la vie politique, en renforçant l’Etat de droit et en consolidant la démocratie à travers l’organisation des élections libres et transparentes sur toute l’étendue de la République. Il s’agissait, aussi, de la reconstruction nationale sur tous les plans, les efforts entrepris depuis la libération du 17 mai 1997 ayant, entretemps, été freinés par la guerre d’agression.

Au plan économique, l’engagement consistait à libéraliser l’activité économique et, en conséquence, à engager des réformes structurelles dans les secteurs clés de la vie nationale à travers, notamment, la promulgation d’un nouveau Code minier, d’un nouveau Code d’investissements, ainsi que celui des Marchés publics. L’objectif ultime étant d’attirer les investissements privés, de créer des richesses et de combattre la pauvreté. « De 2001 à ce jour, du chemin a été parcouru vers la réalisation de ces objectifs. Un long chemin, semé de beaucoup d’embuches, mais aussi jalonné de plusieurs réalisations dont nous sommes en droit d’être fiers », dit-il.

Il sied de souligner qu’à ce jour sur le plan international, la Rdc est aujourd’hui citée en modèle réussi, et en exemple à suivre, dans la lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, en raison des résultats remarquables de sa stratégie en la matière. Les efforts entrepris se poursuivront dans un contexte de paix et de sécurité retrouvés, l’objectif à atteindre étant celui de zéro viol en République Démocratique du Congo.

Au plan des infrastructures de base, conformément au programme ambitieux de la révolution de la modernité, et dans la continuité de celui des Cinq Chantiers de la République, le pays est en voie d’être totalement réunifié par voie routière, ferroviaire, fluviale et aérienne, facilitant ainsi la circulation des personnes, des biens et des services, sur toute l’étendue du territoire national.

Le réseau routier national a été marqué, jusqu’en 2015, par des travaux de bitumage, de réhabilitation et d’ouverture de 7.818 km supplémentaires. S’agissant de l’éducation, il est bon de noter que, grâce à l’application progressive de la politique de la gratuité de l’enseignement et aux efforts soutenus de construction et de réhabilitation des infrastructures scolaires, le taux brut de scolarisation de nos enfants a connu un accroissement significatif au niveau tant préscolaire, primaire que secondaire. De 2006 à 2014, il est ainsi passé, au niveau primaire, de 83% à 107%, soit un accroissement de 23%, tandis que le nombre d’écoles est passé de 29.420 à 48.147, soit un accroissement de 64%.

Il est bon de souligner, par ailleurs, qu’en Rdc, le secteur de l’éducation est devenu le premier poste budgétaire. De 6% en 2001, il est passé à 16% en 2015. En termes de perspectives, un plan stratégique national de développement indique la voie que nous avons tracée pour l’avenir, afin de matérialiser notre rêve commun d’un Congo émergent à l’horizon 2030 et développé à celui 2050.

Beaucoup reste encore à faire

Joseph Kabila a reconnu que malgré tous les progrès accomplis, de nombreux défis restent encore à relever. Pour ce faire, il faut persévérer sur la voie de la protection de l’indépendance et de l’intégrité territoriale du pays, ainsi que sur celle de la consolidation de l’unité nationale envers et contre tout.

Les chaines de la colonisation et de la dictature ayant déjà été brisées, la préservation de notre indépendance et la consolidation de notre démocratie ont plus besoin de la vitalité de tous nos concitoyens, hommes et femmes, jeunes et vieux, que du sacrifice de leur vie. « Aucun différend, aucun agenda politique ne saurait donc justifier la violence, moins encore des pertes en vies humaines. Miser, pour accéder au pouvoir, sur le sang des Congolais et la destruction méchante de leurs biens publics ou privés, est pour le moins moralement condamnable », justifie le n°1 des Congolais.

Au plan économique, au-delà de la préservation des acquis de la stabilité macro-économique retrouvée, il a invité ses compatriotes de tous les horizons, à unir leurs efforts à ceux du Gouvernement de la République pour résister avec courage et détermination, aux conséquences tragiques de la baisse actuelle des cours des matières premières. Voilà pourquoi un programme économique prioritaire, articulé en 28 mesures est actuellement en exécution afin de limiter les conséquences négatives de cette conjoncture, de renforcer la résilience de notre économie et de préserver les conditions de sa relance. Il mérite l’accompagnement de tous.

La matrice essentielle de ce programme a pour axe principal, la diversification de notre économie, avec pour conséquence, la réduction de son extraversion, à travers la promotion d’autres secteurs porteurs de croissance dont, notamment, l’agriculture. Elle repose aussi sur la rationalisation des dépenses publiques. Ce qui a justifié la réduction du train de vie de l’Etat à concurrence de 30% des dépenses de fonctionnement.

Joseph Kabila a constaté qu’au plan social, une frange de la population est devenue le terrain fertile de l’expérimentation des stratégies insurrectionnelles diverses de certains acteurs politiques, à la faveur, sans doute, des frustrations, particulièrement des jeunes et des sans emploi, qui se sentent victimes d’exclusion socio-économique. Voilà pourquoi il a félicité ceux qui refusent ou ont renoncé à la voie de la violence ou qui, d’ores et déjà, sont intégrés dans la communauté nationale où ils rendent service à cette dernière, à travers les travaux d’intérêt communautaire.

Consolider la jeune démocratie

Au plan institutionnel, le défi majeur demeure la consolidation de la jeune démocratie congolaise. « Je lance donc une invitation solennelle à la classe politique congolaise à se préparer activement à aller à la rencontre du souverain primaire car, dans quelques mois, le fichier électoral en cours de constitution sera prêt et les scrutins seront convoqués », dit-il, avant de rendre un vibrant hommage à la CENI qui, à la faveur des efforts du Gouvernement ayant permis l’acquisition de 20.200 Kits d’enrôlement, et forte de la mise à disposition des moyens logistiques aériens et roulants de l’Armée, a rendu effectif mon appel à l’enrôlement des électeurs depuis le 31 juillet à partir du Nord-Ubangi où 766.345 électeurs sont signalés comme enregistrés, à ce jour, sur un total de 850.000 attendus.

Il n’a pas manqué de saluer les différentes recommandations issues du dialogue, particulièrement l’Accord politique pour l’organisation des élections apaisées, crédibles et transparentes dans notre pays. Comme toute œuvre humaine, cet Accord politique est perfectible. Il n’en reste pas moins, cependant, qu’il constitue aujourd’hui la seule feuille de route mise au point par les Congolais eux-mêmes, représentants aussi bien l’Opposition Politique, la Société Civile que la Majorité. Il fixe, en effet, des perspectives, réalistes et responsables, tant pour l’organisation des élections, que pour la stabilité des Institutions pendant la période pré-électorale, électorale et post-électorale.

Il a profité de l’occasion pour dénoncer à nouveau, toute ingérence dans les affaires internes de notre pays qui a droit, comme tout Etat membre des Nations Unies, au respect de sa souveraineté et de son indépendance politique. Il n’entend pas transiger là-dessus. Son vœu le plus ardent est que, conformément à l’article 24 de l’Accord politique, ceux qui, pour une raison ou pour une autre, n’ont pas participé à sa conclusion, puisse y adhérer en le signant, de manière à ce qu’à l’unisson nous offrions à notre peuple le précieux cadeau qu’il attend de nous : l’exercice effectif de son droit légitime de se choisir ses dirigeants, librement, sans entrave aucune, mais aussi dans la paix physique et des cœurs.

Joseph Kabila a rappelé que c’est également dans le cadre des dispositions pré-rappelées que s’inscrivait la mission qu’il avait confiée aux Evêques membres de la CENCO, en direction de ceux des membres de l’Opposition n’ayant pas encore signé l’Accord politique. Mais les résultats de leurs louables efforts témoignent malheureusement, une fois encore, du peu d’intérêt réservé par les concernés à cette quête de solution à nos différends par le dialogue.

« C’est ici le lieu d’affirmer que l’alternative que, de l’intérieur comme de l’extérieur, certains opposent à cette option de bon sens, est tout simplement inacceptable, car elle aurait pour effet de replonger notre cher et beau pays dans le chaos, comme c’est aujourd’hui le cas de certains pays frères à travers le monde », martèle-t-il, avant de s’adresser à tous ceux qui se préoccupent à longueur des journées de sn avenir politique. Pour lui, la Rdc est une démocratie constitutionnelle et que toutes les questions pertinentes relatives au sort des Institutions et de leurs animateurs sont réglées de manière satisfaisante par la Constitution.

JMNK
L'Avenir
967 suivent la conversation
2 commentaire(s)
Chers internautes, les commentaires sont déposés librement par les utilisateurs et n’engagent nullement mediacongo.net. Néanmoins, afin de conserver un espace constructif et de qualité, mediacongo.net se réserve le droit de supprimer tout commentaire injurieux, immoral ou contraire à ses valeurs.
Anonyme - 17.11.2016 20:31

Vas au Diable Kabila. Les députés provinciaux ont voté avec quel pouvoir?? Leur mandat était déjà fini. C'est pas violer la constitution ??? JE DONNE RAISON A TOUS CEUX QUI ONT TOUJOURS DIT QUE TU ES IDIOT.

Non 1
Oui 4
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Anonyme - 17.11.2016 19:46

Plusieurs fois cette constitution est violée par toi et des amis collabos de la république mais tu nous dis autre chose. Si tu ne comprends pas ce que tes conseiller écrivent il faut alors consulter d'autres personnes. mana mingi po na yo. Le 19 décembre 2016, c'est ton retour au rwanda car tu as montré à travers ton discours que la RD Congo n'était pas dans ton coeur. Tu es toujours attaché à ton pays d'origine et non celle d'adoption. Zoba.

Non 1
Oui 3
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
right
ARTICLE SUIVANT : RDC: la Mission internationale d’observation électorale exige des moyens financiers pour la Ceni
left
ARTICLE Précédent : Renforcement des liens de coopération entre Berlin et Kinshasa
AUTOUR DU SUJET

Premier ministre: le député Lokondo appelle Kabila à ne pas s’attarder sur "le détail"

Politique 25.02.2017, Kinshasa

Le cinéaste belge Thierry Michel revendique son rôle dans la diffusion des vidéos du Kasaï

Société 23.02.2017, Bruxelles, Belgique

Mayo : "Toute l'opposition est tombée dans le piège de Kabila"

Politique 23.02.2017,

La RDC annonce une enquête suite à aux vidéos de massacre au Kasaï

Provinces 22.02.2017,