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RDC: un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila

RDC: un discours à la nation combatif pour Joseph Kabila 2016-11-16
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016_actu/novembre/14_21/kabila_discour_nation_congres_16_002.jpg Kinshasa-

Le président congolais Joseph Kabila devant les deux chambres réunies, le 15 novembre 2016.

Sa parole est rare, son discours à la nation était donc très attendu. Joseph Kabila, le président congolais, s’est exprimé mardi 15 novembre devant le Parlement, réuni en congrès à Kinshasa dans un contexte de report de la présidentielle qui était prévue initialement le mois prochain. Un discours combatif de quarante-cinq minutes environ. Le président congolais a dénoncé l’ingérence extérieure et fustigé ses opposants.


Joseph Kabila a commencé ce discours par un bilan de ses quinze années au pouvoir. Il est parti des élections de 2006 pour évoquer la stabilité politique, il a également abordé la question de l’économie. En 2001, « je m’étais engagé à opérer des changements profonds », a rappelé le chef de l’Etat congolais. De cette période, il dresse un tableau qu’il qualifie lui-même de « sombre » : pays divisé et démocratie et économie en panne. Et parmi les réalisations, Joseph Kabila cite le retour à la paix, les premières élections démocratiques, la décentralisation, des réformes structurelles. Un « chemin semé d’embûches mais des réalisations dont on peut être fiers ». Et une « stabilisation économique, malgré la dernière crise », a-t-il souligné. Joseph Kabila a également parlé des infrastructures dans cette première partie de discours en forme de bilan. Et première considération du président Kabila, depuis son accession au pouvoir, le peuple lui a accordé un « soutien indéfectible ».

L'opposition, jamais citée, accusée de manipulation

La deuxième partie était, évidemment, politique. « La stabilité politique doit être considérée comme un patrimoine commun », a estimé Joseph Kabila. « Aucun agenda politique ne saurait justifié la violence ».

Il s’est adressé à la fois au Rassemblement de l’opposition, même s’il ne l’a pas cité, en lui reprochant effectivement de manipuler ou d’essayer de manipuler la population : « C’est tout simplement inacceptable, car elle aurait pour effet de replonger notre cher et beau pays dans le chaos, comme c’est aujourd’hui le cas de certains pays frères à travers le monde. Soucieux de mes responsabilités de garant du bon fonctionnement des institutions, je ne peux permettre que la République démocratique du Congo soit prise en otage par une frange de sa classe politique ». Et d'accuser certains politiciens, toujours sans les citer, de « miser sur la mort de Congolais et les destructions méchantes ».

Il a également dit qu’il considérait qu’il y avait des officines qui faisaient également ce travail de manipulation d’une frange de la population et que lui se posait donc en garant des institutions.

Soutien à l'accord politique

Ce que Joseph Kabila a également expliqué, c’est qu’il soutenait évidemment l’accord politique signé entre la majorité et une frange de l’opposition, qu’il allait nommer incessamment un nouveau Premier ministre et qu’il ne fermait pas la porte, qu’il formait « le vœu ardent » que d’autres allaient se joindre à cet accord et le signer.

« Quant à ceux qui s’interrogent sur mon avenir politique », le chef de l’Etat a eu ses mots : « N’ayant jamais été violée, la Constitution sera respectée dans toutes ses dispositions ». Il a également parlé des missions des évêques de la Cenco en parlant au passé et d’échec dû à l’obstination – explique-t-il en substance – de ses opposants qui refusent toujours le dialogue.

A la fin, Joseph Kabila a fait un tour de la salle pour saluer notamment le premier rang. On l’a vu saluer Vital Kamerhe, le président de l’UNC, l’ancien vice-président et également les membres de la majorité, sous les hourras de ses partisans qui se trouvaient au fond de la salle. « Je crois que toutes les questions taboues ont trouvé des réponses aujourd'hui », s'est réjoui Vital Kamerhe, qui s'est dit rassuré par les propos du chef de l'Etat.

Quelles interprétations ?

« Il a rappelé à l’opinion tout le cheminement que le président Kabila a parcouru pendant 15 ans à partir d’un non-Etat sur tous les plans jusqu’à un Etat debout ayant sa place dans le concert des nations », a réagi André-Alain Atundu, porte-parole de la majorité présidentielle. Et d’ajouter : « Il a recommandé aux Congolais de garder jalousement cet acquis, c’est-à-dire la stabilité politique, ne pas se fermer à l’avenir pour des postures personnelles et se préparer aux élections. »

Concernant une possible candidature de Joseph Kabila, le porte-parole de la majorité rétorque : « Je pense qu’il ne faut pas menotter la pensée démocratique et la pratique démocratique. La Constitution a prévu un certain nombre de dispositions qui ne doivent pas être occultées à la faveur des questions d’actualité. Par exemple, le recours au souverain primaire pour quelque sujet d’intérêt national que ce soit. »

De son côté, le député Delly Sessanga, président de l’Envol et membre du Rassemblement est beaucoup moins convaincu par la promesse du chef de l’Etat.

"Nous continuons à penser qu'il y a lieu de trouver des mécanismes de discussion et la voie engagée devant la Cenco nous paraissait être la seule qui permettait d'obtenir un dialogue véritablement inclusif et d'avoir des solutions réelles." Delly Sessanga


RFI / MCN
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8 commentaire(s)
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Anonyme - 16.11.2016 16:03

VIMBA KAKA NDENGE NA BA ANTI-BALLE NA KATI ENCORE 33 Jours

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Cibo - 16.11.2016 15:34

Il n y a pas de largeur sans extrémités, qui à un début doit avoir nécessairement une fin, Kabila voila la fin de ton règne LE 19 12 2016. Vouloir ou pas c'est la voix du peuple.

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Anonyme - 16.11.2016 15:26

svp, l'histoire doit nous instruire. ton cas n'est pas nouveau sur cette terre car l'histoire se repète. c'est juste le temps que Dieu te donnes pour te conscientiser. n'abuse pas stp, pour ton bien n'abuse pas. il y a un endroit où tu regretteras seul sans pouvoir avoir l'occasion de corriger, de demander pardon ni de raconter tes problèmes à quelqu'un : c'est l'enfer.

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Anonyme - 16.11.2016 15:09

le Dieu qui a detruit le monde par le deluge est vivant. alors, ne vous hasarder pas de jouer avec Dieu. quand il vous donne le soufle de vie, ne penser pas vous reveiller de vos propres forces. alors tout a une fin,j'insistes. le problème est que tu finiras comment ? n'aimons pas l'argent plus que tout. vous finirez ridicule

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entre nous - 16.11.2016 13:51

chers compatriotes ne voyons pas le diable partout ,le discours du hier a son étant d'être et il a fallut remettre chacun a sa place ;bravo au Rais

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#YEBELA - 16.11.2016 12:50

KANAMBE tu nous as montré hier que tu es suffisant et tu n'es pas à mesure de diriger ce grand pays comme la RD. Congo. MATOYI MA NGUNGI OKOYOKA NA NZUNGU, si tu es bête avec tous ceux qui t'entourent le 19/12 tu vas marcher sur nos cadavres.

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Mavungu - 16.11.2016 12:31

La question de référendum pour un 3ème mandat ne passera jamais en RDC. Les gens de la MP doivent mettre ça en tête.

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Evangéliste Robert KIKIDI - 16.11.2016 12:27

SEM le Président Kabila semble avoir autour de lui ceux qui le conseillent malignement pour sa perte comme ceux qui ont entouré le Marechal avant sa Chute mais eux après se sont retrouvés dans les institutions actuelles sans Mobutu. Que DIEU l'AIDE A MIEUX DISCERNER CELA.

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