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Photographie: l’Olympus OM-D E-M1 Mark II, vitesse et précision pour la nouvelle bête de course d'Olympus

Photographie: l’Olympus OM-D E-M1 Mark II, vitesse et précision pour la nouvelle bête de course d'Olympus 2016-11-10
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L’Olympus OM-D E-M1 Mark II

L’Olympus OM-D E-M1 Mark II dispose d’un système de prise en rafale très performant et discret. Ce nouvel appareil haut de gamme s’adresse aux amateurs de photo animalière et sportive.

HYBRIDE


L'Olympus OM-D E-M1 Mark II équipé du M.Zuiko 25 mm f/1,2 : un beau combo.

Vitesse et précision. Voilà ce qui qualifie le mieux l’OM-D E-M1 Mark II, le nouvel appareil photo haut de gamme d’Olympus. Présenté ces jours-ci à la presse dans le sud de l’Espagne, il nous a été possible de le tester dans des conditions de prise de vue où justement sa réactivité était mise à l’épreuve : rapaces en vol, explosion de ballon remplis d’eau ou encore mouvements rapides de taureaux et de chevaux. Et à chaque fois, le résultat était plutôt réussi.

Ce nouvel hybride, s’adresse en particulier aux amateurs de photo animalière et sportive. Il dispose en effet d’un système de prise en rafale très performant et discret. En mode silencieux, il peut aligner 18 images par seconde pour saisir toutes les étapes d’un mouvement rapide. Mais cette rafale va encore beaucoup plus haut si l’autofocus (AF) est verrouillé, c’est-à-dire quand l’appareil n’a pas besoin de faire la mise au point pendant la rafale: dans ce cas, la cadence atteint les 60 images par seconde.

AUTOFOCUS 

Un nouveau capteur 4/3" dans le ventre de l'E-M1 Mark II. Sa définition est de 20,4 Mpx, mais il est différent de celui qui équipe le Pen-F et devrait être plus rapide et moins gourmand en énergie.

Ces modes rafales sont épaulés par un autofocus, lui aussi très rapide. Il s’agit d’un système à détection de phase qui avec ses 121 collimateurs, occupe presque toute la surface du capteur, permettant ainsi de conserver la netteté d’un sujet se déplaçant sur la quasi totalité de l’image. Cet autofocus est aussi très précis dans des conditions de suivi difficiles, par exemple, lorsque le sujet se déplace rapidement droit vers l’appareil. Là encore, la combinaison entre l’autofocus et les modes rafale permet de belles prouesses.

Au-delà de sa vélocité, l’Olympus complète sa vocation pour la photo d’action avec une résistance aux éclaboussures, au gel et à la poussière. Grâce à son petit capteur micro 4/3 de 20 mégapixels (MP), il reste très compact et léger.

Pour mémoire, l'E-M1 Mark II dispose de 121 points pour le système autofocus hybride à corrélation de phase et détection de contraste. Plus fort que les reflex professionnels Nikon et Canon, l'intégralité des collimateurs est de type croisé. Nous sommes clairement en présence d'un boîtier haut de gamme. Le Mark II dispose d'ailleurs de nouveaux algorithmes de reconnaissance et de suivi de forme. Pour faire fonctionner tout ce beau monde, le système AF peut compter sur un processeur TruePic VIII à deux modules quadricœurs, dont un est spécifiquement dédié à la mise au point.

Le module AF se montre également très à l'aise sur les surfaces peu contrastées et le suivi du sujet est très convaincant. Une fois de plus, il n'est pas possible de nous prononcer de manière définitive sur l'E-M1 Mark II, mais les premiers déclenchements sont d'excellent augure.

Le deuxième quadricœur animant l'E-M1 Mark II est dédié quant à lui à la "fabrication" des images. Nous poussons un peu le boîtier dans ses retranchements en essayant la rafale "high" à 15 ips avec l'obturation mécanique, mais sans suivi AF. La rafale est impressionnante.

En mode AF-C, la cadence n'est finalement que de 10 ips. Une fois l'obturation électronique enclenchée, le boîtier est totalement silencieux, donc bien moins impressionnant au déclenchement, mais la rafale atteint alors 18 ips et on pourra monter à 60 ips sans suivi AF, toujours en pleine définition et en RAW !

Reste une question : sur combien de vue sera-t-il possible de tenir cette cadence ? Réponse dans les semaines à venir.
Un mode Pro Capture fait son apparition et permettra d'enregistrer jusqu'à 14 images (JPEG/RAW) avant le déclenchement afin de saisir l'action au bon moment.

DECLENCHEUR ELECTRONIQUE

Le fabricant japonais a développé un nouveau mode rafale baptisé Pro Capture qui anticipe l’action. Quand le déclencheur est à mi-course, il commence à enregistrer les 14 images qui précèdent le déclenchement. Impossible alors d’être en retard sur l’action (comme on le voit dans cette série d'images de ballons transpercés par une flèche).

Mis à part quelques limitations dans des conditions bien précises, celui-ci est généralement tout à fait convenable, et permet de prendre jusqu’à 60 images par seconde avec la mise au point automatique activée.

Le déclencheur électronique offre aussi d’autres avantages encore plus intéressants. L’Olympus OM-D E-M1 Mark II peut en effet prendre 14 images avant le moment où on appuie sur le déclencheur, ce qui permet de capturer un instant précis, même lorsqu’on n’est pas assez rapide pour le photographier. Ces images sont de pleine résolution, en JPEG ou en RAW.

La fonctionnalité permet aussi à l’appareil photo d’offrir un mode complètement silencieux. Ce mode s’active facilement, en un seul bouton, et bloque alors tous les sons de l’appareils, tant ceux du déclencheur que les différentes alertes électroniques du logiciel.

VISEUR

Un écran LCD sur rotule et tactile : le top. Les autres commandes de l'E-M1 Mark II n'évoluent pas beaucoup.

Avec de telles cadences, l'E-M1 Mark II se destine à la photo d'action (mais pas seulement); il faut donc que le viseur électronique soit à la hauteur pour suivre les déplacements des sujets. Le grossissement déjà important, du viseur ne change pas, mais la cadence de rafraîchissement passe de 60 à 120 ips. Là encore, il faudra juger sur pièce, mais la visée se montre pour l'instant très agréable.

STABILISATION MECANIQUE AMELIOREE

Est-il vraiment possible d'améliorer une stabilisation mécanique déjà annoncée avec un gain de 5,5 IL ? Difficile à croire. C'est pourtant ce qu'annonce Olympus avec l'E-M1 Mark II. Attention, le gain de 6,5 IL n'est atteignable qu'avec le 12-100 mm f/4 qui dispose également d'une stabilisation optique. C'est donc bien la combinaison des deux stabilisations qui permet une telle performance. On attend là encore de pouvoir tester dans notre studio.

LA HAUTE DEFINITION TOUJOURS DISPONIBLE

Pas de changement au niveau de la définition de l'écran LCD.

Le mode multi-shot qui permet d"empiler" 8 photos pour augmenter la définition est reconduit sur le Mark II. Il sera donc possible de sortir des fichiers JPEG en 50 Mpx et même des images RAW en 80 Mpx.

VIDEO 

Les cartes mémoire devront supporter l'enregistrement vidéo UHD jusqu'à des débits de 237 Mbps. Il sera également possible de filmer en 4K (4 096 x 2 160 px), mais le boîtier que nous avions ne proposait pas encore ce format. Toujours pour la vidéo, la sortie HDMI devrait permettre de fixer un enregistreur externe pour une captation en 4:2:2 / 10 bits.

MEMOIRE, CONNECTIVITE ET ALIMENTATION

Une connectique complète derrière les protections en caoutchouc.

Il faudra également que les cartes supportent les débits d'écriture. Le boîtier comporte deux emplacements pour cartes SD, mais un seul est compatible UHS-II — l'autre ne pourra pas dépasser la norme UHS-I. Pourquoi un tel choix ? Étonnamment, c'est le manque de place qui semble avoir guidé cette restriction, le contrôleur UHS-II étant a priori plus volumineux.

Toujours du côté des connecteurs, l'E-M1 Mark II prend de l'avance et propose une prise USB 3 au format de type C. Pour l'instant, nous ne savons pas si elle permettra de recharger l'appareil, mais nous croisons les doigts. Vous trouverez également une sortie HDMI de type C, une entrée micro stéréo (3,5 mm) et une sortie casque.

Malheureusement, et comme sur le GH4 de Panasonic, ces connecteurs sont situés sur le flanc gauche de l'appareil. Une fois les différents accessoires reliés, il sera donc difficile d'utiliser la rotule de l'écran LCD. Vous trouverez naturellement une puce Wi-Fi pour un pilotage distant et le transfert des images vers un smartphone.

L'un des talons d'Achille des hybrides reste l'autonomie des batteries et les constructeurs multiplient les solutions pour l'améliorer. Fujifilm, avec le X-T2, propose un grip d'alimentation qui permet d'embarquer jusqu'à 3 batteries ; quant au Panasonic G80, il s'appuie sur un mode veille plus performant qui réduit de manière drastique la consommation.

Olympus a choisi d'utiliser une nouvelle batterie qui permet de gagner jusqu'à 30 % d'autonomie (soit environ 450 vues selon la norme CIPA, dont 50 % de prises de vue avec l'écran). Cette batterie serait également plus rapide à charger. Et bonheur ultime, le niveau de batterie est désormais indiqué en pourcentage. Un nouveau grip d'alimentation sera également disponible pour embarquer deux batteries.

La nouvelle batterie est impressionnante et occupe une bonne partie de la semelle du boîtier (1 720 mAh).

LE PRIX

Forcément, tout cela a un prix: $1999 boitier nu ou $2595 avec le zoom M. Zuiko Digital ED 12-40 f/2.8 Pro.

Le nouvel Olympus, qui sera disponible en décembre, est donc réservé aux amateurs avertis et aux professionnels orientés vers la photo d’action, le reportage ou encore le voyage grâce à son encombrement réduit.


Focus-numerique / Sciences et Avenir / MCN, via mediacongo.net
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