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Politique

Élections sans Martin Fayulu et l’Ecidé ?

2023-07-15
15.07.2023
2023-07-15
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Martin Fayulu, leader de l’EciDé et candidat à la présidentielle de 2023

Le processus électoral est en train de prendre l’eau en perdant progressivement toute la sève de sa crédibilité et de son inclusivité. Quand Martin Fayulu quitte le navire par insatisfaction de la part de la CENI, il y a lieu de s’interroger sur l’inaltérabilité d’un processus amputé d’une composante essentielle de ses parties prenantes.

Martin Fayulu, Adolphe Muzito, Delly Sesanga, Matata Ponyo et Moïse Katumbi auront épuisé le dictionnaire de leur “bonne foi” sans parvenir à faire plier la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et son président Denis Kadima. Toutes les questions soumises à la Centrale électorale ont été incinérées par l’Assemblée plénière de la CENI sans sourciller. La RDC est à son quatrième cycle électoral depuis la promulgation de la Constitution du 18 février 2006. “L’histoire renseigne que les trois cycles électoraux passés n’ont pas produit des institutions et des animateurs légitimes à cause de la fraude électorale qui s’est enracinée comme mode d’accession au pouvoir”, décrit Martin Fayulu. Situation qui va de mal en pis, dit-il. Pour le leader de Lamuka, président national de l’Écidé, ce mécanisme de fraude électorale a également engendré des dirigeants peu soucieux du devenir du pays et des générations futures.

Une CENI dévoyée

Le candidat Fayulu considère que la mission de la CENI a été dévoyée. “Elle a été transformée en un levier d’opérationnalisation du vol de la souveraineté du peuple”, affirme-t-il. C’est ainsi qu’il rappelle l’article 47, alinéa trois de la loi électorale initiée par la CENI qui répond à cette logique d’opérationnalisation de la fraude en ce qu’il dispose : “Le vote semi-électronique combine l’utilisation du bulletin papier sécurisé et le comptage manuel en même temps avec un dispositif électronique de prise en charge du processus de vote, d’agrégation et de transmission des résultats”. Fayulu souligne qu’au paragraphe 5 du même article, la CENI s’est donnée, d’autorité, le droit de trancher, en précisant : “En cas de divergence de résultats issus du dépouillement manuel et ceux du dispositif électronique, la Commission électorale nationale indépendante procède aux investigations et à la correction de l’erreur au niveau du centre local de compilation des résultats. Un procès-verbal est élaboré, à cet effet, et signé par les membres du Centre local de compilation instruit par la Commission électorale nationale indépendante et les témoins des candidats présents”, fin de citation. Pour le leader de Lamuka, cette disposition ouvre clairement la voie à la CENI de recevoir électroniquement les “voix” issues des bureaux fictifs. C’est pourquoi, ajoute-t-il qu’au point 5 de son communiqué de presse numéro 032/CENI/2023, elle insiste sur “l’impératif pour la CENI d’observer strictement le cadre légal et réglementaire en vigueur dans l’exercice de ses missions”.

Disposition contestée par Martin Fayulu qui estime que cette fois-ci, “ça ne passera pas”. Pour ce candidat de l’opposition, “il est temps que nous puissions arrêter cette hémorragie”. Fayulu refuse que la CENI poursuive allègrement l’œuvre de “se servir du peuple comme strapontin pour la matérialisation de la fraude et de vendre une illusion de démocratie”.

Les bégaiements de la CENI face aux préoccupations de l’opposition

Le communiqué de presse de la CENI en réponse aux préoccupations présentées à M. Denis Kadima le 30 juin dernier par les quatre leaders a été jugé d’une “provocation de trop”. Contrairement aux affirmations de la CENI, l’audit externe du fichier électoral a un fondement en droit positif congolais en ce que les audits externes précédents ont été réalisés sur base des décisions du bureau de la CENI qui sont des actes règlementaires, source du droit ; lesquels audits constituent par ailleurs à la fois une coutume et une jurisprudence administrative, prêche le “président élu”. L’audit externe par un organisme indépendant et réputé a pour but “d’apprécier l’intégrité et l’inclusivité des données collectées en rapport avec les standards internationaux, de vérifier et de certifier la conformité par rapport aux lois et règlements de la RDC”, explique Fayulu dans sa communication du mercredi à Kinshasa. En d’autres termes, l’audit externe du fichier électoral est nécessaire pour s’assurer de l’authenticité des données envoyées au centre national de traitement uniquement par les différents bureaux d’enrôlement cartographiés par la CENI, et ainsi “mettre en confiance toutes les parties prenantes”, a-t-il déclaré. Pour Fayulu, “la confiance est le gage de la crédibilité des élections et de l’intégrité des résultats”. Malheureusement, regrette-t-il, il est aujourd’hui clair que la CENI ne veut pas se soumettre à l’audit externe de son fichier parce qu’elle sait pertinemment bien qu’il contient des fictifs.

Une opposition piégée !

À cinq (5) jours de la fin du délai de dépôt des candidatures comptant pour les élections législatives nationales, la Commission africaine pour la supervision des élections (CASE) constate que même le parti présidentiel qui donnait l’impression de ne rien vouloir entendre des défis de transparence, de crédibilité et d’inclusivité comme préalables du cycle électoral actuel, n’était toujours pas annoncé dans les bureaux de réception et traitement des candidatures (BRTC). Ceci démontre, soutient-elle, que l’Union sacrée opère en mode de “brigandage électoral” afin de pousser l’opposition et les indépendants à gaspiller leurs maigres économies sans le moindre espoir ni de victoire aux élections ni de remboursement de leurs frais de dépôt. “Les nouvelles en provenance des partis et des regroupements politiques de la majorité indiquent que l’élaboration des listes des candidats fait l’objet d’intenses contradictions tant pour l’alignement des candidats titulaires que pour les assurances à accorder aux organisations politiques alliées au parti présidentiel”, précise Simaro Ngongo, président de la CASE. Ce tohu-bohu prouve à suffisance que la majorité présidentielle (Union sacrée) n’est pas préparée aux élections du 20 décembre 2023.

La CASE invite ainsi les partis et regroupements politiques de l’opposition à la prudence pour éviter de tomber dans un traquenard tendu par le pouvoir au moment où tous les signaux visibles indiquent que le régime en place n’est nullement préparé à des élections régulières. L’organisation énumère quelques faits blogueurs de toute normalité du cycle électoral actuel. C’est le cas des imprécisions dans l’effectivité de décaissement des fonds alloués à la CENI; Surveillance politique accentuée des opérations électorales par le déploiement d’agents du ministère de l’Intérieur dans les BRTC; Conduite des opérations techniques des élections par un cadre de l’UDPS aux fonctions de secrétaire exécutif national de la CENI; Recrutement des cadres des partis politiques du pouvoir » comme agents des BRTC sur l’ensemble du territoire national, etc. “Verser la caution électorale dans ces conditions équivaut à s’engager dans une compétition normale alors qu’il est de notoriété publique que le processus est piégé depuis le début, ses prémices ayant été considérablement érodées”, indique la CASE. Pour Simaro Ngongo, “l’opposition n’a donc pas de raisons objectives de se dépenser dans une fournaise qui est destinée à la griller et à la faire disparaître”.

Que l’opposition quitte le train des élections

Simaro Ngongo qui séjourne actuellement à Ottawa (Canada), invite expressément les quatre leaders de l’opposition, candidats à l’élection présidentielle, à réévaluer froidement le processus et à tirer les leçons de l’effronterie de Monsieur Denis Kadima qui tient, avec l’appui de ses mentors, à imposer à la nation “un monstre électoral” avec une seule mission de “proclamer des personnalités longtemps validées d’avance dans les états-majors de l’Union sacrée afin de consacrer un gangstérisme d’État en République démocratique du Congo”.

Sans attendre, Martin Fayulu vient de réaffirmer sa position selon laquelle “en l’absence d’un fichier fiable, audité par un organisme indépendant réputé, en présence des délégués des parties prenantes, il ne déposera pas de dossiers de candidatures à la CENI”. Très clairement, Lamuka refuse de blanchir la fraude et donc d’accompagner le président Félix Tshisekedi et l’Union sacrée dans une “nouvelle forfaiture électorale”. En conséquence, il rappelle au peuple congolais que, conformément à l’article 64 de la Constitution, “nous avons l’obligation de faire échec à toute forme de dictature d’où qu’elle vienne”. Le candidat à la présidentielle de décembre demande aux Congolais de se mobiliser pour “empêcher que la parodie électorale en préparation ne se réalise”. Il soutient que “ce n’est qu’à ce prix, que nous allons recouvrer notre souveraineté et notre dignité confisquées”. Dans cette perspective, Lamuka compte ainsi entreprendre une campagne de mobilisation en vue de préparer le peuple à l’utilisation de l’article 64.

 

Jeanric Umande
OURAGAN / MCP, via mediacongo.net
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Krokodile @SPRCNFK   Message  - Publié le 15.07.2023 à 14:34
Repentez vous. Cessez de faire le mal. Jésus Christ revient bientot.

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demain=aujourd'hui @DR1XJDP   Message  - Publié le 15.07.2023 à 10:53
LA CASE= SOCIETE CIVILE PRO OPPOSITION; FAYULU FUITE EN AVANCE. VOTRE POLITIQUE DE SEMER LE CHAOS NE PAYERA PAS. SIMPLEMENT ATTENDEZ 2028 POUR PRETENDRE AVOIR LE POUVOIR EN RDC, SINON C'EST FINI POUR VOUS POUR DU BON.

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Mampuya @T6L7OKA   Message  - Publié le 15.07.2023 à 10:26
Le plus grand soucis d'un Président, c'est l'unité de son pays, l'unité des peuples d'un pays, autour de la constitution, qui est une concertation permanente. Un Président qui confond l'unité autour de sa personne, comme l'unité du pays, parceque père de la Nation, alors il n'a rien compris pourquoi il a prêté serment sur la constitution. Bref, la démocratie occidentale est une concertation permanente autour des valeurs de la constitution. Le but dans une démocratie, n'est pas la conservation du pouvoir parceque la conservation est lié à l'action de l'exercice du pouvoir, pour le bien être du son peuple, mais l'unité se construit autour des valeurs communes. La violation de constitution est une rupture de la cohésion nationale. C'est processus électorale est une rupture de la cohésion nationale.

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LE CONGOMANI @HPHMW34   Message  - Publié le 15.07.2023 à 09:49
On a pas besoin de Mar-tintin Fayulu. Aujourd'hui il quitte le processus électoral; demain il revient. Quelle inconstance!

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Congo mon unique pay @2RG113N   Message  - Publié le 15.07.2023 à 10:38
D'accord monsieur, le congolais ne mérite pas une carte d'électeur faisant office de carte d'identité dont la photo s'efface d'elle même. Je me demande si la photo est périssable sur cette carte. Ton finga mulunda, malumalu pamba.

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