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Mise en œuvre des approches et stratégies de Communication pour le développement (C4D) en appui aux programmes et projets de l’UNICEF dans l’Est de la RDC

Mise en œuvre des approches et stratégies de Communication pour le développement (C4D) en appui aux programmes et projets de l’UNICEF dans l’Est de la RDC

 

Appel à manifestation d’intérêt no 002/2017

 

Contexte

I. Situation de la mère et de l’enfant

Depuis plus de 50 ans, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) soutient les efforts du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) dans la mise en œuvre des projets et des programmes visant à améliorer la situation de la mère et de l’enfant dans les domaines de la santé, la nutrition,  l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection de l’enfant, la participation des enfants ainsi que la préparation et la réponse aux urgences et à la transition. Bien que des avancées importantes aient été enregistrées dans les différents domaines d’intervention, la situation des enfants dans les sept  provinces de l’Est du Congo (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tshopo, Ituri, Bas-Uélé et Haut-Uélé) demeure toujours préoccupante.

Selon la deuxième enquête démographique et de santé conduite en RDC en 2013 (EDS-RDC II 2013/2014), la malnutrition chronique touche plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans dans les provinces du Nord (52%) et du Sud-Kivu (53%). Le taux de mortalité infanto-juvénile est de 104 pour 1000 naissances vivantes en RDC avec de fortes disparités entre les provinces. La province du Sud-Kivu détient le record le plus élevé du pays avec un taux de 139 pour 1000 naissances vivantes. Quant  à la couverture vaccinale, la même enquête indique que seuls 45% des enfants congolais âgés de 12 à 23 mois ont reçu tous les vaccins recommandés et 6% n’ont reçu aucun vaccin. L’ex-province Orientale (30%) et le Maniema (42%) sont parmi les provinces ayant les plus faibles taux de couverture vaccinale dans le pays. La prévalence du VIH/SIDA est la plus élevée au Maniema (4,0%) suivi de l’ex-province Orientale (2,3%). En plus, 70 % de femmes et 80 % d’hommes congolais n’ont jamais effectué le test du VIH.

Par rapport à l’enregistrement des naissances, seuls 25 % des enfants de moins de cinq ans ont été enregistrés à l’état civil et 14% ont un acte de naissance. Ces taux sont particulièrement faibles au Nord-Kivu (7%), dans l’ex-province Orientale (9%), au Maniema (16%) et au Sud-Kivu (25%).

Dans le secteur de l’éducation, la scolarisation primaire universelle demeure un défi et un grand nombre d’enfants reste en dehors de l’école suite principalement au coût élevé de la scolarisation ainsi qu’aux entrées tardives (plus de 40 % des nouveaux entrants en première année du primaire ont plus de 6 ans) liées à la distance école-domicile en milieux ruraux et péri-urbains et aux abandons précoces.

Par  rapport  à l’eau potable et à l’assainissement, 73,8% d’enfants en milieu rural sont privés d’un accès à l’eau potable et 83% n’ont pas accès à des structures d’assainissement. En conséquence, les épidémies de choléra sont presqu’endémiques dans toutes les provinces de l’Est.

Les violences faites aux enfants sont très répandues dans tous les milieux, y compris dans les familles, les écoles et les communautés. Les enfants représentent 30% des survivants de violences sexuelles en RDC tandis que 42% des enfants de 5 à 14 ans sont impliqués dans le travail d’enfant. Le mariage des enfants est aussi un phénomène très répandu en RDC. Il est principalement dû à la pauvreté et aux normes sociales négatives. L’enquête EDS 2013-14 a indiqué que 43 % des femmes âgées de 25-49 ans étaient en union avant d’atteindre l’âge de 18 ans et plus de trois femmes sur cinq (62 %) étaient déjà en union avant 20 ans. La province du Maniema détient le record le plus élevé du pays avec 61% de mariage d’enfants.

Face à ce tableau sombre de la situation de la mère et de l’enfant congolais, le gouvernement de la RDC a mis en place dans le cadre du programme de coopération RDC-UNICEF 2013-2017, de nouvelles initiatives visant à   garantir que chaque enfant naisse et grandisse dans un environnement favorable à son épanouissement.

II. Réponse programmatique

1. Survie et développement de l’enfant

a) Cadre d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et infantile (CAO)

Depuis 2013, le gouvernement de la RDC a conçu et mis en œuvre une stratégie visant à accélérer la réduction de la mortalité infanto-juvénile et maternelle. A travers cette approche, le gouvernement et ses partenaires cherchent à lever les goulots d’étranglement à l’augmentation de la couverture effective du paquet d’intervention à haut impact sur la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant à travers l’amélioration de :

Mis en œuvre dans six zones de santé du Nord-Kivu et trois de l’Ituri, le CAO  met un accès particulier sur la participation communautaire dans la prise en charge intégrée des maladies tueuses de l’enfant, la vaccination de routine, la consultation prénatale recentrée, la planification familiale, l’enregistrement des naissances à l’état civil, et l’amélioration de l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement au sein des communautés.

b) Immunisation

Dans le souci de protéger les enfants contre toutes les maladies évitables par la vaccination, l’UNICEF soutient le Programme élargi de vaccination (PEV) du gouvernement congolais en assurant  l’achat, le transport et  la conservation des vaccins à travers la mise en place de la chaine de froid dans les zones de santé. L’UNICEF s’occupe également de la communication pendant les campagnes de masse et les activités de vaccination de routine(AVS). Ces activités de communication reposent sur un ensemble d’approches intégrant le plaidoyer, la mobilisation sociale et le changement de comportement.

c) VIH/SIDA et prévention de la transmission de la mère à l’enfant

Le VIH/SIDA demeure un sérieux problème de santé publique en RDC. En l’absence d’un traitement curatif, seules la prévention et la sensibilisation pour le changement de comportement constituent l’axe stratégique de lutte contre cette maladie. En partenariat avec le ministère de la santé publique, l’UNICEF appuie actuellement  la mise en œuvre du  programme de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) axé sur le dépistage des couples pendant les consultations prénatales et la prise en charge des femmes enceintes/mères séropositives et leurs enfants exposés . Comme pour l’immunisation, les activités de prévention du VIH/SIDA reposent en grande partie sur des approches et des stratégies de communication sociale.

d) Prévention et réponse aux épidémies de choléra et de rougeole

Plusieurs provinces dans l’Est de la RDC sont des zones endémo-épidémiques au cholera et à la rougeole. L’UNICEF assiste le gouvernement congolais dans la mise en place des programmes de prévention et de lutte contre ces épidémies. La grande partie de la réponse à ces épidémies est axée sur la communication sociale et les approches communautaires participatives.

3. Nutrition à  assise communautaire (NAC)

Selon l’EDS 2013-2014, la malnutrition chronique ou retard de croissance touche 43% des enfants congolais (soit en moyenne 6,3 millions de jeunes enfants). L’ex-province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema sont parmi les provinces les plus touchées. En plus du retard de croissance, les conséquences de la malnutrition sont néfastes et irréversibles sur le développement mental des enfants. La nutrition à  assise communautaire est une stratégie de lutte contre la malnutrition qui place la communauté au cœur des actions visant à améliorer la nutrition pendant les mille premiers jours de la vie de l’enfant. L’approche communautaire permet d’amener les différents secteurs clés comme la santé, l’agriculture, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement à travailler ensemble pour accompagner les familles dans la résolution des problèmes de malnutrition.

4. Education

En vue d’assurer l’éducation universelle pour tous les enfants congolais, l’UNICEF soutient la campagne d’inscription à l’école mobilisant les parents et les communautés à envoyer leurs enfants à l’école. L’UNICEF soutient également le gouvernement dans l’amélioration des conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves dans les écoles primaires du pays. La mobilisation communautaire, l’éducation parentale passent par des approches et des stratégies de communication sociale.

5. Programme Ecoles et villages assainis : Eau, hygiène et assainissement

Soutenu techniquement et financièrement par l’UNICEF, le programme national « villages et écoles assainis » est une initiative du gouvernement de la RDC qui vise à  améliorer l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement et l’hygiène pour les communautés  rurales et périurbaines. Ces communautés participent activement à la mise en œuvre du programme à travers des comités d’hygiène et d’assainissement ainsi que des cellules d’animation communautaire (CAC). A travers l’aménagement des sources d’eau potable, la construction des latrines et des dispositifs de gestion des ordures ménagères, ce programme vise à  réduire d’au moins 25% la morbidité et la mortalité des enfants de moins de cinq ans dues aux maladies d’origine hydrique et au manque d’assainissement dans les zones rurales d’ici fin 2017.

6. Protection de l’enfance et lutte contre les violences basées sur le genre

À travers son programme de Protection de l’enfance, l’UNICEF soutient les efforts du gouvernement congolais dans la prévention de toute forme d’abus, de violence et d’exploitation des enfants mettant la communauté au centre de l’intervention. Depuis 2011, l’UNICEF et le ministère des Affaires sociales ont adopté l’approche « communautés protectrices » qui vise à :

La section protection de l’enfance travaille aussi en étroite collaboration avec les autres programmes sectoriels et le ministère de l’Intérieur pour l’enregistrement des naissances à l’état civil dans les maternités, les centres de santé ou pendant les campagnes de vaccination. La pérennisation du mécanisme de référencement des abus et violations des droits des enfants et d’enregistrement des naissances à l’état civil nécessite la mise en œuvre d’une stratégie de communication sociale et des approches communautaires participatives. 

La prévention et la réponse aux violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) est l’une des autres priorités de la section. L’UNICEF co-facilite le Groupe de Travail Assistance Multisectorielle (AMS) afin de coordonner l’assistance fournis aux victimes. L’UNICEF travaille également en étroite collaboration avec d’autres agences du système des Nations Unies afin de sensibiliser les communautés sur les VSBG et leurs donner les capacités de prévenir toute forme de violence.

En matière de protection de l’enfant dans les situations d’urgence, il incombe également à la section protection de l’enfant de prévenir la séparation familiale notamment dans le cadre de déplacement des populations ; d’établir ou de renforcer des mécanismes de protection communautaire ; de prévenir les violations graves y inclus le recrutement d’enfants ; et de prendre en charge les enfants sorties des forces et groupes armés.

La responsabilisation d’acteurs clés au niveau étatique et communautaire en mesure d’identifier les vulnérabilités, lancer des alertes et rapporter les cas de violations graves aux instances appropriées est donc essentiel. 

7. Promotion des pratiques familiale essentielles(PFE)

Selon  l’enquête d’opinion menée en RDC en 2015 sur l’adoption des PFE, seul 71% de la population congolaise a adopté au moins 3 pratiques familiales essentielles. Ce taux est beaucoup plus bas (39-60%) dans 4 des 7 provinces de la Zone Est. La mise en place d’une stratégie de communication sociale s’avère nécessaire pour accroitre la demande des services comme la vaccination complète de l’enfant avant l’âge d’un an, l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action, le lavage des mains à l’eau propre et au savon ou à la cendre, l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, la prise en charge de la diarrhée à domicile, l’enregistrement des naissances à l’Etat civil, et l’inscription des enfants en 1re année primaire et leur maintien à l’école.

III. OBJET DE L’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

Le présent appel à manifestation d’intérêt a pour objet de sélectionner les Organisations de la société civile (OSCs ) tant nationales qu’internationales capables de mettre en œuvre des approches et des stratégies de communication pour le développement (C4D) en faveur des interventions ci-après :

Les OSCs élaboreront et mettront en œuvre, avec les communautés de base, des stratégies de communication et des plans d’action  communautaires axés sur :

1. Zones d’intervention :

2. Activités prévisionnelles

Les OSCs sélectionnées seront chargées de :

La mise en œuvre des activités est prévue  à partir du 1 mai2017. Le projet aura une première période de mise en œuvre de six mois renouvelable.

IV. ORGANISATIONS ELIGIBLES

Le présent appel à manifestation d’intérêt est ouvert à toute organisation de la société civile tant nationale et qu’internationale basée dans l’Est de la RDC et ayant :

De manière spécifique, l’OSC devra répondre aux compétences et qualifications suivantes :

1. Atouts et exigences :

Seules les OSCs retenues par le Comité de sélection de l’UNICEF seront contactées pour l’élaboration des projets qui pourraient être financés dans le cadre de la mise en œuvre des projets de communication pour le développement. Les représentants du Ministère de la Santé et de la Division de la Communication et des Médias seront invités à participer au Comité de sélection.

2. Documents de l’appel à manifestation d’intérêt

Les OSCs ayant des compétences avérées dans les approches C4D et des approches de participation communautaire peuvent soumettre leurs dossiers de manifestation d’intérêt comprenant les éléments ci-après :

NB : Si l’OSC a collaboré avec l’UNICEF, le rapport d’évaluation post-PCA sera un critère d’évaluation en plus ;

3. Date et heure limite de dépôt

Les dossiers devront être remis au plus tard le 17/04/2017 à 16 heures (heure de Goma) à l’adresse suivante :

Fonds des Nations Unies pour l´enfance (UNICEF)
Bureau de Zone Est/ RDC
Bâtiment Ancien Hôpital de Katindo ; BP 7248, Goma, Nord-Kivu.                              
Ou au bureau de l’UNICEF le plus proche dans les villes de:

Chaque dossier devra être remis dans une enveloppe scellée portant la référence de la manifestation d’intérêts en marge.

4. Instructions spéciales

Pour tout renseignement, veuillez nous contacter via: rdcinfoprocurement@unicef.org

 

Fait à Goma, le 07 mars 2017


ONG nationales et internationales, organisations confessionnelles, instituts de recherche, universités
Goma (Nord-Kivu)
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2017-03-28

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Publiée le 15/03/2017

Mise en œuvre des approches et stratégies de Communication pour le développement (C4D) en appui aux programmes et projets de l’UNICEF dans l’Est de la RDC

Lieu

Goma (Nord-Kivu) ()

Description

Le poste

Mise en œuvre des approches et stratégies de Communication pour le développement (C4D) en appui aux programmes et projets de l’UNICEF dans l’Est de la RDC

 

Appel à manifestation d’intérêt no 002/2017

 

Contexte

I. Situation de la mère et de l’enfant

Depuis plus de 50 ans, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) soutient les efforts du gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) dans la mise en œuvre des projets et des programmes visant à améliorer la situation de la mère et de l’enfant dans les domaines de la santé, la nutrition,  l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement, la protection de l’enfant, la participation des enfants ainsi que la préparation et la réponse aux urgences et à la transition. Bien que des avancées importantes aient été enregistrées dans les différents domaines d’intervention, la situation des enfants dans les sept  provinces de l’Est du Congo (Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Tshopo, Ituri, Bas-Uélé et Haut-Uélé) demeure toujours préoccupante.

Selon la deuxième enquête démographique et de santé conduite en RDC en 2013 (EDS-RDC II 2013/2014), la malnutrition chronique touche plus de la moitié des enfants de moins de cinq ans dans les provinces du Nord (52%) et du Sud-Kivu (53%). Le taux de mortalité infanto-juvénile est de 104 pour 1000 naissances vivantes en RDC avec de fortes disparités entre les provinces. La province du Sud-Kivu détient le record le plus élevé du pays avec un taux de 139 pour 1000 naissances vivantes. Quant  à la couverture vaccinale, la même enquête indique que seuls 45% des enfants congolais âgés de 12 à 23 mois ont reçu tous les vaccins recommandés et 6% n’ont reçu aucun vaccin. L’ex-province Orientale (30%) et le Maniema (42%) sont parmi les provinces ayant les plus faibles taux de couverture vaccinale dans le pays. La prévalence du VIH/SIDA est la plus élevée au Maniema (4,0%) suivi de l’ex-province Orientale (2,3%). En plus, 70 % de femmes et 80 % d’hommes congolais n’ont jamais effectué le test du VIH.

Par rapport à l’enregistrement des naissances, seuls 25 % des enfants de moins de cinq ans ont été enregistrés à l’état civil et 14% ont un acte de naissance. Ces taux sont particulièrement faibles au Nord-Kivu (7%), dans l’ex-province Orientale (9%), au Maniema (16%) et au Sud-Kivu (25%).

Dans le secteur de l’éducation, la scolarisation primaire universelle demeure un défi et un grand nombre d’enfants reste en dehors de l’école suite principalement au coût élevé de la scolarisation ainsi qu’aux entrées tardives (plus de 40 % des nouveaux entrants en première année du primaire ont plus de 6 ans) liées à la distance école-domicile en milieux ruraux et péri-urbains et aux abandons précoces.

Par  rapport  à l’eau potable et à l’assainissement, 73,8% d’enfants en milieu rural sont privés d’un accès à l’eau potable et 83% n’ont pas accès à des structures d’assainissement. En conséquence, les épidémies de choléra sont presqu’endémiques dans toutes les provinces de l’Est.

Les violences faites aux enfants sont très répandues dans tous les milieux, y compris dans les familles, les écoles et les communautés. Les enfants représentent 30% des survivants de violences sexuelles en RDC tandis que 42% des enfants de 5 à 14 ans sont impliqués dans le travail d’enfant. Le mariage des enfants est aussi un phénomène très répandu en RDC. Il est principalement dû à la pauvreté et aux normes sociales négatives. L’enquête EDS 2013-14 a indiqué que 43 % des femmes âgées de 25-49 ans étaient en union avant d’atteindre l’âge de 18 ans et plus de trois femmes sur cinq (62 %) étaient déjà en union avant 20 ans. La province du Maniema détient le record le plus élevé du pays avec 61% de mariage d’enfants.

Face à ce tableau sombre de la situation de la mère et de l’enfant congolais, le gouvernement de la RDC a mis en place dans le cadre du programme de coopération RDC-UNICEF 2013-2017, de nouvelles initiatives visant à   garantir que chaque enfant naisse et grandisse dans un environnement favorable à son épanouissement.

II. Réponse programmatique

1. Survie et développement de l’enfant

a) Cadre d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et infantile (CAO)

Depuis 2013, le gouvernement de la RDC a conçu et mis en œuvre une stratégie visant à accélérer la réduction de la mortalité infanto-juvénile et maternelle. A travers cette approche, le gouvernement et ses partenaires cherchent à lever les goulots d’étranglement à l’augmentation de la couverture effective du paquet d’intervention à haut impact sur la santé de la mère, du nouveau-né et de l’enfant à travers l’amélioration de :

  • l’accès à des médicaments de qualité ;
  • l’accès financier aux soins de santé ;
  • la demande de soins à travers un système de santé  communautaire redynamisé ;
  • la qualité des soins par une meilleure motivation des prestataires et
  • la planification décentralisée basée sur l’évidence.

Mis en œuvre dans six zones de santé du Nord-Kivu et trois de l’Ituri, le CAO  met un accès particulier sur la participation communautaire dans la prise en charge intégrée des maladies tueuses de l’enfant, la vaccination de routine, la consultation prénatale recentrée, la planification familiale, l’enregistrement des naissances à l’état civil, et l’amélioration de l’accès à l’eau, l’hygiène et l’assainissement au sein des communautés.

b) Immunisation

Dans le souci de protéger les enfants contre toutes les maladies évitables par la vaccination, l’UNICEF soutient le Programme élargi de vaccination (PEV) du gouvernement congolais en assurant  l’achat, le transport et  la conservation des vaccins à travers la mise en place de la chaine de froid dans les zones de santé. L’UNICEF s’occupe également de la communication pendant les campagnes de masse et les activités de vaccination de routine(AVS). Ces activités de communication reposent sur un ensemble d’approches intégrant le plaidoyer, la mobilisation sociale et le changement de comportement.

c) VIH/SIDA et prévention de la transmission de la mère à l’enfant

Le VIH/SIDA demeure un sérieux problème de santé publique en RDC. En l’absence d’un traitement curatif, seules la prévention et la sensibilisation pour le changement de comportement constituent l’axe stratégique de lutte contre cette maladie. En partenariat avec le ministère de la santé publique, l’UNICEF appuie actuellement  la mise en œuvre du  programme de prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) axé sur le dépistage des couples pendant les consultations prénatales et la prise en charge des femmes enceintes/mères séropositives et leurs enfants exposés . Comme pour l’immunisation, les activités de prévention du VIH/SIDA reposent en grande partie sur des approches et des stratégies de communication sociale.

d) Prévention et réponse aux épidémies de choléra et de rougeole

Plusieurs provinces dans l’Est de la RDC sont des zones endémo-épidémiques au cholera et à la rougeole. L’UNICEF assiste le gouvernement congolais dans la mise en place des programmes de prévention et de lutte contre ces épidémies. La grande partie de la réponse à ces épidémies est axée sur la communication sociale et les approches communautaires participatives.

3. Nutrition à  assise communautaire (NAC)

Selon l’EDS 2013-2014, la malnutrition chronique ou retard de croissance touche 43% des enfants congolais (soit en moyenne 6,3 millions de jeunes enfants). L’ex-province Orientale, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et le Maniema sont parmi les provinces les plus touchées. En plus du retard de croissance, les conséquences de la malnutrition sont néfastes et irréversibles sur le développement mental des enfants. La nutrition à  assise communautaire est une stratégie de lutte contre la malnutrition qui place la communauté au cœur des actions visant à améliorer la nutrition pendant les mille premiers jours de la vie de l’enfant. L’approche communautaire permet d’amener les différents secteurs clés comme la santé, l’agriculture, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement à travailler ensemble pour accompagner les familles dans la résolution des problèmes de malnutrition.

4. Education

En vue d’assurer l’éducation universelle pour tous les enfants congolais, l’UNICEF soutient la campagne d’inscription à l’école mobilisant les parents et les communautés à envoyer leurs enfants à l’école. L’UNICEF soutient également le gouvernement dans l’amélioration des conditions de travail des enseignants et les conditions d’apprentissage des élèves dans les écoles primaires du pays. La mobilisation communautaire, l’éducation parentale passent par des approches et des stratégies de communication sociale.

5. Programme Ecoles et villages assainis : Eau, hygiène et assainissement

Soutenu techniquement et financièrement par l’UNICEF, le programme national « villages et écoles assainis » est une initiative du gouvernement de la RDC qui vise à  améliorer l’approvisionnement en eau potable, l’assainissement et l’hygiène pour les communautés  rurales et périurbaines. Ces communautés participent activement à la mise en œuvre du programme à travers des comités d’hygiène et d’assainissement ainsi que des cellules d’animation communautaire (CAC). A travers l’aménagement des sources d’eau potable, la construction des latrines et des dispositifs de gestion des ordures ménagères, ce programme vise à  réduire d’au moins 25% la morbidité et la mortalité des enfants de moins de cinq ans dues aux maladies d’origine hydrique et au manque d’assainissement dans les zones rurales d’ici fin 2017.

6. Protection de l’enfance et lutte contre les violences basées sur le genre

À travers son programme de Protection de l’enfance, l’UNICEF soutient les efforts du gouvernement congolais dans la prévention de toute forme d’abus, de violence et d’exploitation des enfants mettant la communauté au centre de l’intervention. Depuis 2011, l’UNICEF et le ministère des Affaires sociales ont adopté l’approche « communautés protectrices » qui vise à :

  • prévenir et répondre aux abus/violences, exploitations et négligence affectant les enfants vulnérables, et mitiger leurs effets actuels et futurs ;
  • faciliter et coordonner les actions et les acteurs œuvrant dans le domaine de la protection de l’enfant pour améliorer les synergies des actions et l’utilisation optimale des ressources humaines, organisationnelles et financières ;
  • développer et maintenir des liens avec d’autres systèmes sociaux en vue de répondre aux multiples vulnérabilités de l’enfant.

La section protection de l’enfance travaille aussi en étroite collaboration avec les autres programmes sectoriels et le ministère de l’Intérieur pour l’enregistrement des naissances à l’état civil dans les maternités, les centres de santé ou pendant les campagnes de vaccination. La pérennisation du mécanisme de référencement des abus et violations des droits des enfants et d’enregistrement des naissances à l’état civil nécessite la mise en œuvre d’une stratégie de communication sociale et des approches communautaires participatives. 

La prévention et la réponse aux violences sexuelles et basées sur le genre (VSBG) est l’une des autres priorités de la section. L’UNICEF co-facilite le Groupe de Travail Assistance Multisectorielle (AMS) afin de coordonner l’assistance fournis aux victimes. L’UNICEF travaille également en étroite collaboration avec d’autres agences du système des Nations Unies afin de sensibiliser les communautés sur les VSBG et leurs donner les capacités de prévenir toute forme de violence.

En matière de protection de l’enfant dans les situations d’urgence, il incombe également à la section protection de l’enfant de prévenir la séparation familiale notamment dans le cadre de déplacement des populations ; d’établir ou de renforcer des mécanismes de protection communautaire ; de prévenir les violations graves y inclus le recrutement d’enfants ; et de prendre en charge les enfants sorties des forces et groupes armés.

La responsabilisation d’acteurs clés au niveau étatique et communautaire en mesure d’identifier les vulnérabilités, lancer des alertes et rapporter les cas de violations graves aux instances appropriées est donc essentiel. 

7. Promotion des pratiques familiale essentielles(PFE)

Selon  l’enquête d’opinion menée en RDC en 2015 sur l’adoption des PFE, seul 71% de la population congolaise a adopté au moins 3 pratiques familiales essentielles. Ce taux est beaucoup plus bas (39-60%) dans 4 des 7 provinces de la Zone Est. La mise en place d’une stratégie de communication sociale s’avère nécessaire pour accroitre la demande des services comme la vaccination complète de l’enfant avant l’âge d’un an, l’utilisation de la moustiquaire imprégnée d’insecticide à longue durée d’action, le lavage des mains à l’eau propre et au savon ou à la cendre, l’allaitement maternel exclusif jusqu’à l’âge de 6 mois, la prise en charge de la diarrhée à domicile, l’enregistrement des naissances à l’Etat civil, et l’inscription des enfants en 1re année primaire et leur maintien à l’école.

III. OBJET DE L’APPEL A MANIFESTATION D’INTERET

Le présent appel à manifestation d’intérêt a pour objet de sélectionner les Organisations de la société civile (OSCs ) tant nationales qu’internationales capables de mettre en œuvre des approches et des stratégies de communication pour le développement (C4D) en faveur des interventions ci-après :

  • Promotion des Pratiques familiales Essentielles (PFE) dans les zones de convergence du Nord-Kivu, Sud-Kivu, Maniema, Ituri, Tshopo et Bas-Uélé ;
  • Nutrition à assise communautaire (NAC) dans les zones de convergence des programmes sectoriels (Survie, Education, Protection, WASH) ;
  • La réponse aux urgences sanitaires (choléra, rougeole, méningite) ;
  • Les campagnes d’inscription à l’école ;
  • Le cadre d’accélération de la réduction de la mortalité maternelle et infantile ;
  • La protection de l’enfance et la lutte contre les violences basées sur le genre.

Les OSCs élaboreront et mettront en œuvre, avec les communautés de base, des stratégies de communication et des plans d’action  communautaires axés sur :

  • Le plaidoyer et la mobilisation sociale ;
  • La sensibilisation/promotion et vulgarisation des pratiques familiales essentielles ;
  • La facilitation du processus de dialogue et de participation communautaire ;
  • La recherche, le suivi formatif et l’évaluation.

1. Zones d’intervention :

  • Province du Nord-Kivu : 20 aires de santé dans les zones de santé de Biena, Karisimbi, Kirothse, Kyondo, Manguredjipa, Masereka, Musienene, Rwanguba, Vuhovi et Walikale ;
  • Province de l’Ituri : 40 aires de santé dans les zones de santé de Bunia ; Komanda et Nyankunde ;
  • Province du Sud-Kivu : 10 aires de santé dans  la zone de santé de Bunyakiri
  • Province du Maniema : 19 aires de santé dans les zones de santé d’Alunguli et Kindu
  • Province de la Tshopo : 15 aires de santé dans les zones de santé de la Tshopo et du Bas-Uélé.

2. Activités prévisionnelles

Les OSCs sélectionnées seront chargées de :

  • Développer et mettre en œuvre des approches C4D intégrées pour accompagner le programme NAC, CAO, RPR (renforcement de PEV de routine) ;
  • Appuyer les zones de santé, les task forces communication et les commissions de mobilisation sociale dans l’élaboration et la mise en œuvre des plans de communication pour la promotion des PFE impliquant différents réseaux, notamment les Confessions religieuses, les radios communautaires, les associations féminines, les réseaux d’artistes et comédiens ;
  • Accompagner les Bureaux centraux des zones de santé dans le plaidoyer auprès des autorités politico- administratives des Entités territoriales décentralisées (ETD), notamment les Secteurs, les autorités coutumières et religieuses locales sur la promotion des PFE et la mise en place de la dynamique communautaire ;
  • Former le noyau multisectoriel de facilitateurs en appui à la Dynamique Communautaire (ECZS, Confessions religieuses, Medias, Enseignants, OSC,…) au niveau des Secteurs sur la stratégie nationale de participation communautaire ;
  • Accompagner les ETD (Secteurs) dans la mise en place des structures de participation communautaire (CAC, Comité Local de Développement du Groupement et du Secteur) ;
  • Appuyer la formation des structures de participation communautaire nouvellement installées sur la dynamique communautaire et la promotion des PFE ;
  • Accompagner les CAC dans l’établissement du diagnostic communautaire, l’élaboration et la mise en œuvre des plans d’action communautaires en rapport avec la santé, la nutrition, l’eau, hygiène et assainissement, l’éducation et la protection de l’enfant, et plus spécifiquement avec l’adoption des PFE par les communautés ;
  • Accompagner les CAC dans l’auto-suivi et l’auto-évaluation de leurs plans d’action ;
  • Appuyer l’établissement de la base de données des structures de participation communautaire à tous les niveaux (villages/secteurs);
  • Produire un rapport mensuel d’activités à remettre aux Bureaux Unicef Zone Est et provinces;
  • Participer aux activités de coordination tant au niveau provincial (Task Force Communication, etc.) que décentralisé au niveau des Secteurs et Zones de Santé (réunions de l’Equipe Cadre…)

La mise en œuvre des activités est prévue  à partir du 1 mai2017. Le projet aura une première période de mise en œuvre de six mois renouvelable.

IV. ORGANISATIONS ELIGIBLES

Le présent appel à manifestation d’intérêt est ouvert à toute organisation de la société civile tant nationale et qu’internationale basée dans l’Est de la RDC et ayant :

  • une personnalité juridique conforme à la législation en vigueur en RDC ;
  • les capacités, les compétences et les expériences requises pour la mise en œuvre des approches C4D et  de la stratégie nationale de participation communautaire dans les zones ciblées.

De manière spécifique, l’OSC devra répondre aux compétences et qualifications suivantes :

  • Plus de 5 ans d’expériences en gestion de projets de développement et plus de 3 ans dans la mise en œuvre des approches C4D, y compris des approches communautaires participatives dans le contexte socio-sanitaire, politique et  économique de la RDC, en particulier dans les domaines de la Survie, de l’Education, de la Protection de l’Enfant, la prévention des violences sexuelles et basées sur le genre, la transformation des conflits et la cohabitation pacifique, de l’eau, l’hygiène et l’assainissement;
  • Expériences dans la gestion des projets dans un contexte d’urgence et de transition ; 
  • Expériences dans la formation et l’accompagnement des techniciens ou cadres moyens en matière de  C4D et de participation communautaire ;
  • Capacité de recruter et de superviser des équipes de terrain ;
  • Etre en mesure d’affecter du personnel ayant des expériences avérées en C4D et approches communautaires participatives et communication au niveau de chaque secteur/zone de santé ciblée de façon permanente et pendant toute la durée du projet ;
  • Compétences en français et connaissance des langues locales par les points focaux placés dans les ZS ciblées ;

1. Atouts et exigences :

  • La disponibilité des moyens de locomotion  pour une grande mobilité des points focaux au niveau des Zones de Santé pour l’accompagnement des communautés ;
  • La capacité de proposer un modèle C4D pour l’appui à  la promotion des PFE,  la NAC, le programme villages et écoles assainis, la prévention des violences basées sur le genre, du recrutement des enfants et de la séparation familiale;
  • La capacité d’accompagnement de la communauté dans l’établissement des plans d’action communautaires (approche et outils) en vue du renforcement de l’engagement communautaire ;
  • La connaissance de la stratégie nationale de participation communautaire en RDC ;
  • La familiarité avec les procédures de gestion de l’UNICEF ainsi que des expériences dans un projet de développement communautaire dans les provinces de l’Est ;
  • Une forte capacité de documentation (articles d’intérêt humain/ histoires de succès, photographie, documentaires, productions infographiques, etc.)

Seules les OSCs retenues par le Comité de sélection de l’UNICEF seront contactées pour l’élaboration des projets qui pourraient être financés dans le cadre de la mise en œuvre des projets de communication pour le développement. Les représentants du Ministère de la Santé et de la Division de la Communication et des Médias seront invités à participer au Comité de sélection.

2. Documents de l’appel à manifestation d’intérêt

Les OSCs ayant des compétences avérées dans les approches C4D et des approches de participation communautaire peuvent soumettre leurs dossiers de manifestation d’intérêt comprenant les éléments ci-après :

  • La lettre de transmission du dossier de candidature à  l’appel à manifestations d’intérêt (à adresser au chef de Bureau de l’UNICEF Zone Est/Goma) ;
  • L’organigramme de l’OSC et la liste nominative des responsables / personnes-clés et au moins 4 membres du Conseil d’Administration ainsi que leurs CV ;
  • La liste des personnes signataires au compte bancaire de l’OSC ;
  • Un certificat de crédibilité auprès d’une banque (attestation de compte et attestation de non-engagement) ;
  • Un exemplaire du statut de l’OSC ;
  • Le récépissé d’enregistrement en RD Congo ;
  • Une copie de l’enregistrement auprès du Ministère attitré (pour les OSCs nationales) ou du Ministère des Affaires Etrangères (pour les OSCs internationales) ;
  • Mission, mandat et valeurs fondamentales de l’ONG.
  • Document de stratégie (ou priorité programmatique) de l’ONG, spécifique à la RDC.
  • La liste des Organisations et agences UN avec lesquelles l’OSC collabore (et a collaboré), ainsi que les références (noms, coordonnées de ces Organisations), les domaines de collaboration, les montants des financements et les périodes ;

NB : Si l’OSC a collaboré avec l’UNICEF, le rapport d’évaluation post-PCA sera un critère d’évaluation en plus ;

  • Les projets réalisés durant les cinq dernières années dans le domaine de C4D et des approches communautaires (période, type d’activité, lieu, montant, bailleur) avec les résultats atteints;
  • Le rapport financier de la dernière année (si possible des deux dernières années) ;
  • Un rapport financier d’audit ou de micro-évaluation ;
  • Les CV d’au moins 4 personnes qui seront impliquées dans les projets en collaboration avec l’UNICEF ;
  • Une copie du rapport annuel de l’ONG pour les deux dernières années.

3. Date et heure limite de dépôt

Les dossiers devront être remis au plus tard le 17/04/2017 à 16 heures (heure de Goma) à l’adresse suivante :

Fonds des Nations Unies pour l´enfance (UNICEF)
Bureau de Zone Est/ RDC
Bâtiment Ancien Hôpital de Katindo ; BP 7248, Goma, Nord-Kivu.                              
Ou au bureau de l’UNICEF le plus proche dans les villes de:

  • Bukavu 
  • Bunia 
  • Kindu 
  • Kisangani 

Chaque dossier devra être remis dans une enveloppe scellée portant la référence de la manifestation d’intérêts en marge.

4. Instructions spéciales

  • Tout dossier déposé dans le cadre du présent appel à manifestation d’intérêts devient propriété de l’UNICEF. Il ne peut donc plus être réclamé par le soumissionnaire ;
  • Le Comité de sélection se réserve le droit de contacter les partenaires potentiels pour des informations complémentaires ;
  • Les candidats OSC potentiels seront retenus dans le « Roster » du programme Communication pour le Développement de l’UNICEF Zone Est pour d’éventuels partenariats en cas de besoin mais cela ne donne aucune garantie de financement de la part de l’UNICEF.

Pour tout renseignement, veuillez nous contacter via: rdcinfoprocurement@unicef.org

 

Fait à Goma, le 07 mars 2017


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