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LA PROBLEMATIQUE des enjeux DES CONFLITS Armés EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ( cas de la province d’ituri l’Est de la RDC)

LA PROBLEMATIQUE des enjeux DES CONFLITS Armés EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ( cas de la province d’ituri l’Est de la RDC)parKIKIDI KUNGA Bob-Beni


Travail de fin de cycle de présenté
en vue de l’obtention du grade
de Gradué en Sciences Politiques
et Administratives.


Directeur : Chef de Travaux DYELY BOLALIEMA Vital
Rapporteur : Assistant CITUKA BEYA Emery.
Année Académique 2015 - 2016
Epigraphe


Pour l’amour de ma nation (La République Démocratique du Congo), je ne me tairai point.
Pour l’amour de ma ville (KINSHASA), je ne prendrai point de repos.
Jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l’aurore.
Et son délivrance, comme sur un flambeau qui s’allume.
( Esaïe , 62 :1)














ii
Dédicace



Nous dédions ce Travail de Fin de Cycle au Seigneur Jésus pour la vie qu’il nous donne et à nos parents Robert KIKIDI et Sabine MANGANDA pour leurs sacrifices consentis pour que nous soyons élevés et formés avec rigueur et objectivité.
A notre Pasteur Barthelemy MASUAKU et à notre responsable de la jeunesse qui n’ont cessé de nous prodiguer des conseils, et aussi surtout pour leurs prières et soutien moral durant ces trois années de notre formation; qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
Nos frères et sœurs tous, trouvent ici l’expression de notre profond reconnaissance.
A tous, nous dédions ce travail par la grâce de Dieu.
KIKIDI KUNGA Bob Beni.








iii
Remerciements
Le présent travail de fin de notre premier cycle à la faculté des Sciences sociales, administratives et politiques de l’Université Libre de Kinshasa, n’est pas l’œuvre d’une seule personne. C’est le résultat d’efforts collectifs des nombreuses personnes.
Voilà pourquoi, au moment où nous le rédigeons, nous tenons à témoigner notre reconnaissance et notre gratitude avant toute chose, à DIEU tout-puissant, créateur des choses visibles et invisibles, lui qui donne l’intelligence et la force aux humbles pour ses appuis, sa protection et ses nombreux bienfaits à notre égard.
Nous remercions tous les corps académique et scientifique de notre université en général et en particulier, à tous ceux de notre faculté pour nous avoir formés durant ces trois premières années académiques en Sciences Politiques et administratives.
Toute notre reconnaissance au Chef de Travaux DYELY BOLALIEMA Vital et à l’assistant CITUKA BEYA Emery qui malgré leurs multiples occupation, n’ont ménagé aucun effort pour la direction de ce travail scientifique.
Mes remerciements vont aussi à l'égard de tous ceux qui de près ou de loin ont déployé leurs efforts pour soutenir cette œuvre scientifique.
Nous ne saurions finir sans manifester toute notre reconnaissance à l'égard de nos camarades et amis avec qui nous avons toujours échangé et partagé d’expériences.
A tous merci,
KIKIDI KUNGA Bob Beni.




iv
Sigles et abréviations
ABAKO : Alliance des Bakongo
ADP : Alliance Démocratique des Peuples
AFDL : Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération
CEEAC : Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale
CENI : Commission Electorale Nationale Indépendante
CNDP : Congrès National pour le Défense du Peuple
CNRD : Conseil National de Résistance pour la Démocratie
CPC : Cadre Permanent de Concertation
CPI : Cour Pénale Internationale
FARDC : Forces Armées de la République Démocratique du Congo
FAR : Forces Armées du Rwanda
FDLR : Forces Démocratiques de Libération du Rwanda
FMI : Fonds Monétaire International
MLC : Mouvement de Libération du Congo
MLRZ : Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre
M23 : Mouvement du 23 mars
ONU : Organisation des Nations Unies.


v
MONUSCO : Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo
OUA : l'Organisation de l'Unité Africaine
PRP: Parti de la Révolution Populaire
SADC : Communauté de développement de l’Afrique australe
RDC : République Démocratique du Congo
RCD : Rassemblement Congolais pour la Démocratie
RFI : Radio France Internationale
UA : l'Union Africaine
UE : Union Européenne













1
Introduction Générale
La République Démocratique du Congo est depuis des siècles le théâtre de conflits armés, de rebellions, d’agressions, d'affrontements et de rivalités entre des groupes et acteurs aux ambitions différentes à l’EST du pays et plus particulièrement à Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, provinces déchirées par Ces conflits.
Pourtant sur le plan géopolitique, la République Démocratique du Congo (RDC) constitue une zone tampon entre l'Afrique Orientale et l'Afrique Australe. Sa proximité avec ses voisins immédiats; notamment le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda, l'Angola, la République Centrafrique, favorise et cimente leur relation économique et sociolinguistique à travers les langues Lingala, Kikongo et Swahili fédératrices de cet espace géographique caractérisé par l'existence de « foyers de tensions ». (1)
1. Choix et intérêt du sujet
Les sciences sociales, politiques et administratives nous offrent les éventails opportunités des sujets qu’il faut traiter avec passion et autodétermination, mais en ce qui nous concerne, nous avons opté de parler sur les conflits dans la Province d’ Ituri à l’EST de la RDC. Car cette partie du pays sévit dans une situation de chaos politique que nous ne pouvons pas rester bras fermé sans sonner le cri d’alarme.
L’intérêt scientifique est de taille, nous ouvrons la porte, sinon les fenêtres pour les recherches avenir sur le phénomène de conflictualité permanente et les principes théoriques dans l'explication des causes du phénomène de la conflictualité armées à l’EST de la RDC et comment y mettre fin par des mécanismes de résolution pacifique et pérenne.
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1. Jeune Afrique hors série No 24. L'Etat de l'Afrique 2010, p18.
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C’est de cette manière que nous apporterons notre contribution à cette situation.
2. Problématique
La RDC est le troisième pays le plus vaste d'Afrique après le Soudan réunis et l'Algérie, le plus peuplé d'Afrique Centrale et de la francophonie avec une population estimée à plus de soixante-huit (68) millions d'habitants, se distingue particulièrement par l'abondance de ses ressources naturelles qui font l'objet d'une convoitise particulière.
La RDC demeure le point de mire des investisseurs étrangers derrière lesquels se cachent certains pays développés et la haute finance internationale.
L'autre identité remarquable de la RDC c'est d'être un trait d'union entre l'Afrique Centrale et l'Afrique Orientale, un pays de l'Afrique centrale ex colonie de la Belgique.
Compte tenu de cette situation, deux éléments géopolitiques de base sont à considérer. Il s'agit d'une part « du rôle géoéconomique de cette région située à l'articulation de grands lacs et de l'Océan Atlantique et plus précisément du fleuve Congo, les lacs Kivu et Tanganyika, grande artère pétrolière, du gaz méthane et des minerais stratégiques comme le Coltan, Uranium, Or et Diamant »(2) et d'autre part de la situation de ces pays pendant la période coloniale et des mouvements complexes de décolonisation.
Deux faits majeurs ont marqué la RDC avec l'explosion et génocides des Tutsi et contre génocides Hutu au Rwanda et au Burundi, les guerres de libération, agressions-rebellions de l’AFDL sous la conduite de Laurent Désiré Kabila, du RCD de Azarias Ruberwa, du CNDP de Kunda Batware, M23 de Bosco Tanganda de1990 jusqu’à 2013 sans oublier les groupes résistants Maï-Maï et d’autres forces négatives.


3
Cependant dans l'état actuel des choses, l'accentuation de la mondialisation, la fin de la guerre froide, l'implication accentuée des acteurs locaux, l'atomisation et la sédimentation locale comme le cas à la RDC, suscite encore autant d'interrogations sur les causes et les modes de gestion et de résolution des conflits.
La question lancinante des conflits reste encore préoccupante dans Est de la RDC. Voilà pourquoi nous nous posons la question de savoir : 1.Quels sont les vrais enjeux des conflits armés particulièrement en Ituri à l’Est de la RDC? 2. Comment y mettre fin? 3. Quelles expériences en termes d’efficacité et d’effectivité faut-il tirer de l’application de la résolution.
3. Hypothèse du travail
Pour répondre à ces deux préoccupations, nous partons de la première l’hypothèse selon laquelle, il serait nécessaire de définir clairement les origines des conflits avant de dégager les différents enjeux qui l’entourent.
La question des conflits en RDC résulte essentiellement de sa position géographique, de son peuplement, de son histoire et de convoitise de ses voisins de la Région des Grands Lacs, de la haute finance internationale et des multinationaux qui certains se livrent aux pillages des ressources et surtout les minerais stratégiques à l’Est du Pays entrainent des massacres de la population et des viols.
Pour pallier à cette situation, la RDC devrait d’une part, redéfinir d’une manière responsable sa politique étrangère avec ses voisins de l’EST, assurer un cadre de concertation permanent à travers les organisations nationales et internationales auxquelles elle est membre pour traiter éventuellement des questions sécuritaires et de coopérations pacifiques telles que prévues par des accords et traités internationaux……………………………………………………
2)LUDO MARTINS :PILLAGES DE RICHESSES DE LA R DC ,PUF ;PARIS ;2009 ; p6.
4
D’autre part, les autorités et le gouvernement de la RDC devraient faire preuve de la bonne gouvernance politique, de la justice sociale dans le distribution des revenus nationaux et surtout de la garantie des droits et libertés des citoyens.
4. Méthodes et techniques
La rédaction d’un travail scientifique exige l’emploi d’une approche méthodologique, et la nôtre ne se fait pas déroger de la règle. En effet, nous avons eu recours à la méthode dialectique pour mieux comprendre les enjeux de ces conflits et les contradictions du phénomène de conflictualité permanente et armées à l’EST de la RDC ainsi nous pouvons en donner l'explication des causes de cela.
Quant aux techniques qui nous ont permis de récolter les données nécessaires pour notre travail, nous avons utilisé l’interview, la technique documentaire et l’observation indirecte.
Notons cependant que l’interview nous a permis d’ échanger avec quelques personnalités de la RDC ( hommes politiques, scientifiques ou autres) qui nous ont fourni certains éléments nécessaires liés à ces conflits . La technique documentaire a pour sa part consisté à une fouille systématique des documents écrits existant afin d’obtenir d’autres informations dont nous avons besoin à cette fin.
Enfin, l’observation indirecte ou non participante nous ont aidé à suivre à distance, à travers d’autres canaux ce qui se passe en Ituri dans le but d’enrichir notre réflexion.
5. Délimitation du sujet
Bien que notre sujet parle de la problématique des enjeux des conflits armés en RDC notre étude est orienter vers les Provinces de l’EST et plus particulièrement le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, provinces déchirées par les conflits armés depuis plus de vingt ans mais nous allons nous délimiter vers ces année 1996 -2016.

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6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
A part l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois chapitres :
Le premier chapitre, parle des généralités sur les conflits armées ;
Le deuxième, traite des enjeux politiques les conflits armés en Ituri à l’EST de la RDC;
Et le troisième, présente les mécanismes de résolution de ces conflits.















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Chapitre I : Généralités sur les conflits armés
I.1. Définition du concept de conflit et d’enjeux
I.1.1.Qu’est -ce qu’on entend par conflit ?
Du point de vue étymologique, la notion de conflit vient du latin de basse époque « conflictus » dérivé de « confligere » qui veut dire « heurter, frapper ensemble ».
Pour Gérard Cornu, le concept conflit révèle une opposition de vue, d'intérêt, une mésentente, une situation critique de désaccord pouvant dégénérer en litige ou en procès d'affrontement de fait (voie de fait, violence).
En Sciences Politiques et en Relations Internationales, le phénomène de conflictualité suppose une opposition de vue ou d'intérêts entre des Etats d'une ampleur telle que la recherche de solution débouche sur l'emploi de la force4.
Dans la même perspective, Djibril Samb, à la suite de William Zartman, pense qu'il faut retenir la position selon laquelle il faut entendre par conflit « les contradictions surgissant de différences d'intérêts, d'idées, d'idéologies, d'orientations, de perceptions et de tendances ».5
I.1.1.Qu’est- ce qu’on entend par enjeux ?
Etymologiquement, le mot enjeu est une somme misée par le joueur et qui est transférée du perdant au gagnant. Au sens figuré, l’enjeu est ce que l’on risque de gagner ou de perdre dans une entreprise, une compétition. L’enjeu peut d’être aussi compris en science politique comme objet d’une compétition ou un but que l’on poursuit dans une action politique.
4 ) CORNU,G , Cité par Djibril Samb : La conflictualité en sociologie politique, Ed. HARMATHAN Paris,2013,p54
5) ZARMAN. W., Le conflits et des mécanismes de résolution, Ed. HARMATHAN ,Paris,2011,p14
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I.2. Approches Théoriques de la conflictualité
Cette appréhension ci-dessus est la plus appropriée pour éclairer quelques principes théoriques dans l'explication des causes du phénomène de la conflictualité(6).
Sur le plan théorique, il existe selon Djibril Samb trois grandes théories de la conflictualité :
- La première théorie consiste en une sorte de rivalité mettant en opposition deux parties dont chacune essaie d'imposer unilatéralement sa volonté.
- La deuxième considère le conflit comme étant une scène à l'intérieur de laquelle les acteurs sont libres de rationaliser leurs intérêts. Cette approche est proche de l'analyse stratégique de Michel Crozier qui met en perspective l'existence dans un système un certain nombre d'acteurs agissant de manière rationnelle pour maximiser leurs intérêts.
-La troisième explique qu’en science politique et de manière spécifique en politique comparée, cette analyse théorique d'historiens et de sociologues pourrait connaitre certaines limites, du moins certaines insuffisances. Car elle aurait négligé quelques éléments pourtant essentiels pour appréhender la réalité des conflits en Afrique et plus particulièrement en Afrique subsaharienne réputée pour son histoire coloniale et ses traditions ancestrales confrontées au processus de modernisation des sociétés.

6.SAMBA, D, Op.Cit.p5.




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A cet effet, d’après Hugon.P, l'on distingue deux types d'approches, à savoir les approches d'ordre historique, économique et culturel et les approches d'ordre institutionnel et stratégique.
Les premières approches d'ordre historique, économique et culturel s'intéressent à l'étude des objets macro politiques et sociologiques tels que l'Etat, la démocratie. Elles mettent l'accent sur le poids explicatif des structures économiques, historiques et culturelles. Ces approches « minorent le poids explicatif des acteurs et des arrangements juridiques et institutionnels ».7
Les approches institutionnelles plus appropriées pour cette présente étude mettent toujours l'accent sur les « stratégies des acteurs sociaux et politiques et sur les choix institutionnels dans leurs analyses ». Mais il serait plus pertinent de recourir à l'approche néo-institutionnaliste pour aborder l'étude des conflits armés en RDC.
En ce sens, on assiste non seulement au « retour des institutions » sans verser à l'ancien institutionnalisme mais aussi à la redéfinition de la notion d'institution dans le temps et dans l'espace. D'où la nécessité affirme Djibril selon Guy Hermet et Bertrand Badie d' « accorder une attention soutenue aux institutions replacées dans leur contexte spatial et temporel ».L'on rompt dès lors avec le formalisme pour renouer avec le symbolisme.
Ainsi Peter A. Hall et Rosemary Taylor reconnaissent en cette approche néo-institutionnaliste la prise en compte des aspects historiques, sociologiques et stratégiques.8

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7) Hugon, P. « La conflictualité armée en Afrique : le rôle des facteurs économiques », éd.Franck Cass publishers, Paris p23
8) SAMB. Djibril, Op.cit.p7


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A cet effet, l'étude des conflits va mettre en évidence les acteurs en conflits (Etats, élite politique, groupes de pressions etc.), leurs stratégies (de domination, de défense, de profit), le contexte (colonisation, guerre froide, mondialisation, crise, etc.) et l'espace dans lequel se déroulent les évènements.
L'approche néo-institutionnaliste va permettre d'appréhender le sens des conflits armés en RDC dans sa partie EST dans la Province d’Ituri .

















10.
I.3.Les causes des conflits armés
Selon plusieurs auteurs, aux conflits idéologiques des anciennes guerres fondées sur des doléances auraient succédé des conflits davantage prédateurs et captateurs de rentes ayant une dimension ethnique9. Cette idée de la nouveauté des conflits armés et du rôle des facteurs économiques est controversée10.

Elle aurait le tort à la fois d’agréger des conflits de natures différentes et de penser la rupture alors qu’il y aurait continuité historique.

Les conflits armés sont des catastrophes anthropiques. Il y a risque systémique dans la mesure où il y a interdépendances entre facteurs pluriels, où les réponses des agents conduisent à accroître la crise à un niveau collectif et où les régulations sont défaillantes.

En outre, les phénomènes peuvent faire tâche d’huile à une échelle infranationale ou transfrontalière. Ce risque systémique résulte de la combinaison de quatre facteurs ou causes :

Les Facteurs Structurels

De sous-développements, caractérisés par la vulnérabilité et par l’exposition au risque des populations ayant une faible résilience du fait d’une insuffisance de disponibilité, de défaillances de marchés, d’absence de droits et de capacités ou de dysfonctionnement dans l’allocation des ressources.
9.BERTRAND. B et All, Politique Comparée. Ed. Armand Collin, Paris, 2001, p188
10. BERTRAND. B et All,Op.Cit. p191.




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1. Les Facteurs de Chocs conjoncturels, exogènes ou endogènes

Ils sont liés à des événements subits et subis conduisant à une forte perturbation du système et à une propagation non régulée.

2. Les Facteurs Institutionnels et politiques

Ils sont caractérisés par des absences ou des défauts de prévention (cellule de veille, systèmes d’alerte) et de régulation, par une instrumentalisation (des jeunes sans emploi, du religieux ou de l’ethnicité).

3. Les Facteurs Informationnels

La crise paroxystique répond toujours à une défaillance de l’information et à la propagande portée par les pouvoirs et les medias.
I.4.L’enchaînement des facteurs de conflictualité

Les conflits armés, notamment africains, résultent de l’enchevêtrement de plusieurs facteurs (culturels, sociaux, politiques, militaires, géopolitiques) ayant chacun leur propre temporalité. Ils mettent en jeu une pluralité d’acteurs, d’alliances et de mobiles.








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Leur explication implique des approches pluridisciplinaires :
- Sociologique (action violente des masses, propagande, désinformation de la presse, campagnes génocidaires) ; politique (antagonismes entre puissances rivales, conflits de pouvoirs, jeux des représentations et replis identitaires réifiés, instrumentalisation du religieux) ;
-Economique (intérêts économiques, modes de financement des conflits) ;
-Psychologique (théories du conflit fondées sur le couple frustration-agression ;
-Pulsion de mort devient pulsion de destruction de l’autre) ;
-Militaires (défaillances des forces de sécurité, trafics d’armes).

La cause initiale peut être mineure alors qu’une fois déclenchés, en l’absence de régulation et de prévention, les conflits violents peuvent devenir incontrôlables. En outre, la violence engendre la pauvreté, l’exclusion et l’absence d’institutions, qui elles-mêmes nourrissent les conflits.

On note une réactualisation de conflits ancestraux. L’histoire de l’Afrique, dans la longue durée, est caractérisée par la violence des conquêtes, des guerres et des razzias.

De nombreux conflits africains contemporains réactualisent des conflits ancestraux, parfois instrumentalisés par les pouvoirs (éleveurs versus agriculteurs, réseaux commerçants islamisés versus créoles ou natifs, populations arabisées versus négro-africaines) tout en résultant de crises- économique, sociale, environnementale ou politique - actuelles.
L’instrumentalisation du religieux joue un rôle. L’intégrisme religieux s’est substitué dans certains États au nationalisme ou au socialisme comme projet de sociétés.


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L’Afrique est peu concernée par ces épisodes « à la Huntington », même si les conflits internes peuvent être considérés en partie comme des conflits entre chrétiens et musulmans. Il existe, en revanche, des réseaux islamistes, plus ou moins liés à la nébuleuse Al-Qaeda, implantés dans l’Afrique (Soudan, Somalie, Ouganda voire à l’EST de la RDC).

L’Islam noir s’appuie sur le terreau de la pauvreté, de l’exclusion et des frustrations et joue un rôle distributif. Il en est de même pour les églises messianiques ou évangélistes.

En RDC, l’Eglise Kimbanguiste et Kintwadistes jouent un rôle important ainsi que les mouvements pentecôtistes pacifiques et de réveils témoignant de la confusion entre la morale, le religieux et le politique et affrontent une montée en puissance des instrumentalisations du religieux par les politiciens.

Les facteurs politiques sont évidemment essentiels. L’inégalité d’accès aux postes de responsabilité ou aux services de base et la compétition pour le pouvoir et ses ressources créent des tensions entre groupes sur des bases identitaires, notamment ethnolinguistiques. Certains États faillis n’ont plus le contrôle de leur territoire ni du respect des lois et des règles (cas de la RDC).

Plusieurs sociétés sont caractérisées par des proto-États et par des citoyennetés embryonnaires. Les groupes au pouvoir en RDC se battent pour le titre de commandement avec la mise en place des institutions éphémères et s’accaparent les postes et le capital économique au nom de l’« reconstruction » et se livrent aux négociations à négociation, transition à transition sans répondre aux intérêts vitaux du peuple congolais.


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Les diasporas, les conglomérats ou les puissances régionales s’appuient sur ces factions.

L’État congolais post conflit se caractérise le plus souvent par sa faiblesse, menant au quasi-effondrement d’institutions telles que l’armée. Il est en outre faiblement connecté à une société civile peu affirmée.

La faillite du modèle étatique à laquelle s’est ajoutée la dévalorisation de l’État par l’idéologie libérale ou nationalisant voir lumumbiste, ont conduit à des fractionnements territoriaux et à une montée en puissance de factions s’appuyant sur des identités claniques, communautaires, ethniques ou religieuses. Les institutions demeurent, ainsi, largement subverties par un système patrimonial personnel s’appuyant sur des complicités extérieures.

Les conflits armés se situent dans des contextes de défaillances des États (failed, failing, fragile, rogue states). Rarement interétatiques (le conflit entre la RDC et le Rwanda constitue l’exception), soit ils opposent des régions, soit ils caractérisent des sociétés décomposées ou implosées.

La plupart des conflits armés africains ont une dimension régionale. Ils sont intra-nationaux et transfrontaliers par le biais des États, des milices se déversant des pays voisins et des contagions régionales de groupes ethniques à cheval sur plusieurs pays. Le Zimbabwe a été ainsi impliqué dans la guerre de la RDC pour s’opposer au leadership de l’Afrique du Sud.
Les conflits génèrent des flux de réfugiés dans des pays limitrophes qui alimentent avec des effets de retour des conflits régionaux. Le génocide, le contre génocide rwandais et les flux de réfugiés ont conduit à un développement des conflits en RDC.

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Certains conflits concernent le contrôle de territoires et la délimitation des frontières (cas de l’EST de la RDC est l’initiation de Tutsi land).

Chapitre II : Les enjeux des Conflits armés à l’EST de la RDC
II.1.Apercu général
Les gens me demandent souvent: quel est le nœud du conflit en RDC ? Mais en faisant une analyse méthodologique sur les conflits armés en RDC, il ressort qu’il y a plusieurs enjeux distincts : Les richesses naturelles, essentiellement du sous-sol, permettent le financement des conflits (le nerf de la guerre) tout en en étant un des principaux enjeux.
On peut ainsi différencier en RDC les guerres liées aux rentes pétrolières, au diamant, aux métaux précieux (or, coltan ), aux narcodollars, aux enjeux du contrôle de l’eau ou à des ressources forestières.
Les avantages économiques attendus de la guerre civile sont le pillage, la protection moyennant rémunération, les profits liés au commerce des armes, des aliments ou des narcodollars, l’exploitation de la main-d’œuvre (capture d’esclaves), le contrôle des terres, le vol de l’aide étrangère ou les appropriations des combattants « se payant sur la bête ».
Le pétrole et le gaz méthane du lac Kivu sont ainsi un des enjeux forts de la guerre et qui est une source de diversification des approvisionnements et de contrôle des réserves par les compagnies étrangères dans le monde.

Dans un contexte d’anarchie, de non-respect des règles et d’absence de contrôle territorial, de nombreuses activités deviennent très lucratives.

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Dans un tel contexte, les firmes les plus compétitives sont celles qui disposent d’un système propre de sécurité (les multinationales), qui savent gérer l’anarchie et entretenir des relations avec les factions en présence ou qui ont un lien avec l’économie mondiale criminelle.

On voit ainsi apparaître un nouveau commerce triangulaire, où l’Afrique et surtout la RDC exporte illégalement vers les pays occidentaux des matières premières non transformées, où les pays d’Europe de l’Est exportent vers l’Afrique et l’EST de la RDC des armes et des mercenaires et où se nouent entre les pays de l’ouest et de l’est de l’Europe des relations financières plus ou moins occultes.

Notre analyse ressort au moins trois niveaux d’enjeux de conflits armés à l’EST de la RDC et qui se rejoignent dans un contexte local qui est déjà très compliqué en lui-même. Les quatre niveaux se chevauchent et se renforcent mutuellement, mais aucun d’eux ne peut être réduit à l’un des autres :
-La Lutte pour le pouvoir à Kinshasa ;
- La guerre Rwandaise et le génocide ;
- La course pour les ressources naturelles de la R.D.C ;
-Les visées hégémoniques et expansionnistes des Tutsi du Rwanda et d’ailleurs.
II.2.La lutte pour le pouvoir à Kinshasa
En premier lieu, il y a la lutte pour le pouvoir à Kinshasa après le démantèlement de l’Etat congolais. Dans les semaines qui ont suivi le discours sur la démocratisation et même bien avant cela du Président Mobutu du pouvoir d’Etat, la R.D.C a sombré dans une crise constitutionnelle et institutionnelle.



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Le pays est devenu un pion sur l’échiquier de la guerre froide, l’Etat a été si mal géré que l’on a du inventer le mot kleptocratie pour lui; les institutions étatiques et les mandats publics étaient considérés comme des instruments d’enrichissement personnel. Il en résulte une crise de légitimité, un Etat ruiné qui a besoin d’être réhabilité de presque à zéro et l’absence totale des instruments pour un Etat pour imposer la primauté du droit.
En effet la lutte pour le pouvoir à Kinshasa s’est caractérisée par les guerres-rebellions en RDC. Les premiers conflits armés lors de la transition sont parfois qualifiées d'une agression injustifiée perpétrée par la complexité des pays voisins plus particulièrement par les Tutsi du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi. Elle est déguisée et menée par un mouvement composite dénommé Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération de l'Afrique (AFDL) et profitant de l’affaiblissement du régime par les actions de l’opposition non armés dont le PALU, l’UDPS et autres partis ainsi que la pression de la société civile amorcées pendant la longue et chaotique transition.12
L’AFDL est un mouvement soutenu militairement par des troupes composées des rwandais, des ougandais et dans une moindre mesure des burundais. Il est né des accords de Lemera signés le 23 octobre 1996 par quatre plate-formes politiques dont le PRP (Parti de la Révolution Populaire) de l'ancien maquisard Laurent-Désiré Kabila devenu Président de la RDC après la fuite du Président Joseph Mobutu le 16 mai 1997, le CNRD (Conseil National de Résistance pour la Démocratie) du commandant André Ngandu Kisase qui avait dirigé les rebelles congolais basés en Ouganda, le MLRZ (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre) du commandant Anselme Masasu et l'ADP (Alliance Démocratique des Peuples) de Déogratias Bugera.
12. ANTONIO B. et KIKIDI M. L'imbroglio à la RDC : historique d'une crise de succession. Ed. Harmattan, Paris, 2015,p22.




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Le peuple zaïrois meurtri par une zaïrianisation forcée de 26 ans sous le règne du Maréchal Mobutu trouve en ce mouvement rebelle venu d'Est une raison d'espérer. Ainsi l'AFDL prend le pouvoir vacant le 17 mai 1997 en tournant la page du régime mobutiste.
Un autre problème relatif à l'exercice se pose avec acuité contraignant le nouveau le Président de la république de prendre des décisions allant dans le sens l'intérêt national. L'opposition unie autour du leader charismatique dénonce la légitimité de Laurent-Désiré Kabila et la présence des étrangers tutsis dans l'attelage présidentiel. Mis sous une forte pression, Kabila prend la décision fatidique de renvoyer les troupes étrangères qui l'ont porté au pouvoir.
Cet acte plaisant au peuple congolais est mal vu à Kigali et à Kampala, car la guerre dans l'Est de la RDC par les Présidents tutsis (Paul Kagamé, Yoweri Museveni et dans une certaine mesure Pierre Buyoya) a un double objectif de démanteler les camps des réfugiés hutus rwandais et le renversement de Mobutu
La deuxième phase, de la lutte pour le pouvoir de Kinshasa, est celle de plusieurs groupes rebelles due à cette décision de Kabila qui a complètement changé la donne : d'où une nouvelle invasion commandée par le colonel James Kabarebe pour renverser Laurent-Désiré Kabila. C’est aussi combat de Paul Kagamé pour le contre génocide des Hutu et contre les Interahamwe dans l'Est du Congo, lequel a fait des dégâts matériels et humains aux effets néfastes caractérisé par le crime contre l’humanité, crime de guerre, pillages, viol et tueries et massacres de tout genre.

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Mais Laurent-Désiré Kabila mobilise toute la population pour une guerre longue et populaire et appel à ne jamais trahir le Congo. Et de son côté Paul Kagamé change la stratégie de sa main mise en RDC et crée le Rassemblement Congolais pour la Démocratie( RCD).
Ce mouvement armé sera confié à un congolais WAMBA DIA WAMBA, puis Arthur Zahidi Ngoma et ONOSUMBA, enfin pour être récupéré plus tard sous le régime de Joseph Kabila à issus du Dialogue Inter congolais de Sun City par Azarias Ruberwa un Rwandophone devenue vice-président de Transition comme aussi Arthur Zahidi Ngoma pour la composante opposition non armée, Pierre BEMBA pour la branche armé Mouvement de Libération du Congo (MLC) et Hérodias Ndombasi pour le compte du pouvoir de Kinshasa.
II.3. La guerre Rwandaise et le génocide
IL y a la guerre Rwandaise et le génocide qui ont été exportés au Congo après la fuite de deux millions des Hutus Rwandais. L’implication du Rwanda dans la chute de Mobutu et, la guerre de 1998-2002 en ont été la conséquence, ainsi que la présence permanente de l’opposition armée Rwandaise sur le sol congolais (qui, jusqu’à maintenant, est responsable pour la plus grande partie de la souffrance de la population de l’Est du Congo et reste une menace pour le Rwanda) et la présence maintenue de groupes armés dirigés par des Tutsis phones soutenus par le Rwanda.
Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1993, le processus de démocratisation qui aurait de ramener la paix et la stabilité au Burundi, après des décennies d’exclusion ethnique et de violence cyclique, prit fin avec l’assassinat du Président nouvellement élu Melchior Ndadaye.
Ce fut le début d’une guerre civile ouverte qui a continué pendant plus d’une décennie pendant laquelle des centaines de milliers de gens furent assassinés, et beaucoup plus encore blessés, violés et dépossédés ou déplacés.

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En avril 1994, les tensions politiques, ethniques et sociales au Rwanda se sont conjuguées en quatre mois de violence extrême et un génocide provoquant la mort de 700.000 à 1.000.000 de gens, principalement des Tutsis et des Hutus modérés, et a abouti à la victoire militaire du Front Patriotique Rwandais (FPR) et à l’exode de deux millions de Hutu dans les pays voisins, spécialement le Congo (alors Zaïre).
En 1997, le leader rebelle Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir à Kinshasa après une insurrection de huit mois contre Mobutu, avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda, et a changé le nom du pays en République Démocratique du Congo.
Quinze mois après avoir conquis le pays, Kabila tomba en disgrâce auprès de ses anciens alliés: le Rwanda et l’Ouganda ont commencé une campagne militaire contre leur voisin le 2 août 1998. La chute attendue de Kinshasa n’eut pas lieu et la guerre a continué pendant de nombreuses années, officiellement jusqu’au retrait des armées Rwandaises et ougandaises en 2002.
Toute la région est entrée dans une décennie de violence, les tensions existantes entre les pays de la région se polarisèrent et aboutirent à de grandes explosions de violence extrême orchestrées, caractérisées par un grand nombre de victimes parmi les civils aussi bien que parmi ceux qui ont eu recours à la violence.
La violence n’a pas été commise en premier lieu par des armées régulières mais par des groupes armés qui étaient parfois difficiles à identifier avec précision, combinant souvent un très vague agenda politique avec un profil ethnique pas toujours très clair non plus, et des intérêts économiques souvent bien précis.
La violence n’a pas seulement provoqué des vagues massives de populations déplacées et de réfugiés, mais aussi la destruction totale de l’Etat et de ses instruments, laissant ainsi la population dans un désarroi total, avec la désintégration des réseaux sociaux et institutionnels.
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Les conditions de vie d’une grande partie de la population ont chuté à un niveau bas jamais vu auparavant.
Pendant la seconde guerre au Congo, depuis 1998 jusqu’à sa fin officielle en 2002, les ressources naturelles sont de plus en plus devenues l’enjeu du conflit, aussi bien pour les pays soutenant les rebelles que pour les alliés mobilisés par le gouvernement à Kinshasa. Dans les deux cas, le pillage du Congo était organisé systématiquement avec l’aide des élites congolaises. Entre avril 2000 et octobre 2002, le groupe d’experts spéciaux avec un mandat du Conseil de sécurité a produit trois rapports sur l’exploitation illégale des ressources naturelles.
En premier lieu, ils ont travaillé sur l’exploitation des ressources par le Rwanda et l’Ouganda (or, diamant, cassitérite, coltan et bois) dans la partie orientale du Congo, mais aussi sur le pillage par le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie, remboursant leur soutien au gouvernement congolais en se servant eux-mêmes par le biais de concessions minières. Les provinces orientales étaient officiellement sous le contrôle des rebelles du RCD, qui étaient trop faibles et trop petits pour gouverner.
En pratique, le contrôle était fait par l’armée Rwandaise (avec de meilleurs soldats et une meilleure formation) et des fonctionnaires. Au Rwanda même, un bureau Congo a été mis en place pour gérer l’exportation des ressources minérales congolaises, qui en réalité était un canal pour les dirigeants militaires et politiques pour commercialiser une partie des minerais congolais sans passer par les comptes officiels de l’Etat Rwanda.
Ainsi les ressources naturelles congolaises générèrent non seulement des fonds pour couvrir les dépenses militaires, elles étaient aussi la source principale d’enrichissement de l’élite Rwandaise.

22

Comme le rapport du groupe d’experts d’octobre 2002 l’indiquait, les activités autour du Bureau Congo ont contribué pour 320 millions de dollars aux dépenses militaires du Rwanda et ont eu un impact énorme sur la politique Rwandaise des affaires étrangères et d’autres décisions officielles.
Le groupe d’experts a estimé que 60 à 70% du coltan qui quittait l’Est du Congo était exporté sous la supervision directe des commandants de l’APR, à partir de petits aéroports dans les environs immédiats des mines vers Kigali ou Cyangugu.
Dans les zones minières, les civils congolais ont été forcés de travailler sans paiement, ou obligés de vendre les minerais aux officiers Rwandais à un taux très “préférentiel”. Les ONG internationales spécialisées telles que Global Witness, Raid and Ipis ont produit des enquêtes de haute qualité et des rapports, en plus de l’excellent travail fait par le groupe d’experts.13
La conséquence était que l’économie informelle à l’Est du Congo, en tant que le résultat de décennies de kleptocratie et de démantèlement de l’Etat, a été militarisée au point que la continuation de l’état d’anarchie, avec toutes ses conséquences en termes de sécurité et de droits humains, est devenue une condition pour le pillage continu et systématique des ressources naturelles.14
Il faudrait maintenir une économie de guerre après la guerre après le retrait officiel des troupes Rwandaises en septembre 2002, le Rwanda a installé une série de mécanismes pour contrôler l’économie dans l’Est du Congo sans la présence officielle de l’armée Rwandaise.
13. ANTONIO B. et KIKIDI M. Op.Cit, p122.
14.Idem


23
Les hommes d’affaires Rwandais ont remplacé les directeurs congolais en charge des entreprises parastatales, un nombre de soldats sont restés en arrière pour continuer à travailler dans le secteur minier, changeant leurs uniformes en costumes. Différentes sources ont rapporté aux experts du groupe d’experts des NU que des officiers RCD, maintenant officiellement parties de l’armée régulière congolaise mais toujours loyaux au Rwanda, ont utilisé les réformes du secteur de la sécurité et l’intégration dans l’armée pour introduire des soldats Rwandais dans les FARDC et les forces de défense locales.
Mais l’instrument Rwandais le plus important pour entretenir un climat d’impunité pendant la transition au Congo et après les élections de 2006, a été le CNDP (Conseil National pour la Démocratie et la Paix) de Laurent Nkunda.
L’avant-dernier rapport du groupe d’experts des Nations Unies (décembre 2008) a décrit dans les détails comment cette rébellion recevait un soutien de réseaux commerciaux au Rwanda, et d’autorités politiques et militaires au sein de l’Etat Rwandais, et pour démanteler les FDLR en tant que menace militaire pour le Rwanda.
II.4. Les visées hégémoniques et expansionnistes des Tutsi du Rwanda et d’ailleurs.
Depuis un certain temps et après le génocide, pour concrétiser leur visées hégémoniques et expansionnistes, une nouvelle identification sociale et abusive est née chez les tutsi du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda.15
La réclamation abusive d'une identité juive, les tutsi « hébreux » (Israéliens, peuple de Dieu, peuple saint, etc.. sont les différentes dénominations qu'ils s’attribuent) fait certainement son bonhomme de chemin et de façon non hasardeuse.
15. THUAL, F. Les conflits identitaires, éd. Marketing, Paris 1995,p91.


24
Elle coïncide avec les causes et engins des guerres qui bouleversent la région de grands-lacs africains.
Au regard simpliste, cette idée renvoie à la méfiance.
A l'observation minutieuse, elle suscite une série de questions fondamentales aux malheurs de l'EST de la RDC.
A la lumière des révélations récentes du journal canadien 'National Post', sur les vrais déclencheurs du génocide rwandais, qui pourtant ont été couverts pendant plus de deux ans par l'ONU, la conspiration internationale de Paul Kagamé dans la guerre dans la Région des Grands Lacs ne fait plus de doute.
Pour les présidents rwandais, burundais et ougandais, tous les moyens sont bons pour conquérir le cœur de l'Afrique. Le processus de la judaïsation des tutsis par rapport aux guerres qui secouent la Région des Grands Lacs africains en est un.

Presque deux ans après le renversement de la dictature de Mobutu au Congo, quatre ans après l'assassinat de Melchior Ndadaye au Burundi, quatre ans après l'assassinat du président Juvenal HABYARIMANA.
Comme au hasard, " Jérusalem Post ", dans son édition du 23 novembre 1998, déclarait officiellement pour la première fois ce qui circulait en rumeur depuis un certain temps: " Nous lançons un appel à Israël et à la Communauté Internationale pour condamner et prendre des actions contre toute violence anti-israélite, perpétrée par les non-israeliens à travers l'Afrique, sur plus de 500 000 Tutsi-Hébreux Israéliens au Rwanda.
15. THUAL, F.Op.Cit,p93



25

Cette révélation allait donner un autre aspect certainement moins apparent mais très important à la crise qui secoue l'Afrique centrale et en particulier la R.D.Congo. Le Mardi 11 mai 1999, le journal canadien National Post publiait à la page 17, avait publié un grand article sur les Lemba, un autre peuple noir, qui allègue certifier après analyses que selon les gênes sanguins qui déterminent l'hérédité, les Lemba seraient des « juifs noirs » descendants de Aron.

L'article cite David B. Goldstein, un juif, généticien à Oxford en Angleterre qui a déclaré que le problème est qu'il y a eu des mixages avec les populations hôtes, ce qui a obscurci leur ascendance. Cette façon de définir les termes mixage et population hôte a une connotation raciste. Car pour lui, certains ancêtres sont des vrais ancêtres et d'autres ne le sont pas.
Le Dimanche 10 octobre 1999, une réunion est annoncée à Bruxelles dans la plus grande discrétion: c'est la conférence de Havila. Le lieu qui été aménagé pour la conférence est le prestigieux Centre de Séminaires de l'Hôtel «Mercure», qui est situé en bordure du cadre exquis du Parc de Lauzelle, dans le Brabant Wallon Belge.

Pour bien et rapidement situer le fait, mentionnons que 'Havila' est le mot attribué à la Région des Grands Lacs par ce mouvement de la « judaïsation des tutsis ».
La conférence 'inaugurale des activités académiques de l'Institut de Havila' s'annonce par la judaïsation de tous les tutsi,sous le signe des armoiries hébraïques de Havila, l'Etoile de David, caractéristique des États modernes d'Israël et du Burundi; les Tambours de Salomon dont les Souverains shebatiques de Havila sont les gardiens, autour des Sources les plus méridionales du Fleuve sacré des Pharaons le Pishon biblique ou Nil et un fragment des Hassarad Hadivarim.

26

Ces derniers sont les Dix Commandements de Moïse qui sont la marque de l'Alliance mosaïque et la figuration de la «mémoire perdue» des peuples hébraïques de Havila'.
Tel est l’état actuel que vit la République démocratique du Congo. Elle est accablée par les ennemis qui s’adonnent au pillage et aux détournements des fonds. Les Rwandais et les Ougandais pillent comme ils veulent, les tutsis font des pressions très fortes pour s’emparer d’une partie de l’Est sous le regard parfois impuissant du régime de Kinshasa.
Comme par hasard, lentement mais surement, l’étau se resserre sur l’avenir de la partie de l’EST à Uvira, à Rutsuru ; à Walikale et à Masisi. Le nombre de Rwandais vivant dans les Hauts plateaux s’est accru de manière fulgurante grâce aux multiples infiltrations depuis plus de dix ans. Les assassinats de chefs coutumiers et des leaders d’opinion ont ouvert la porte à une coalition des tutsis du Rwanda, du Burundi vivant au Congo. Comme dans tout crime bien pensé, après les mixages des forces négatives au sein de la FARDC et profitant de la situation actuelle de faible leadership gouvernemental, la R.D. Congo est devenue un « Nyama ya tembo » (viande d’éléphant), les Burundais vivant au Congo revendiquent la Collectivité Plaine de la Ruzizi, un territoire congolais où ils ont été accueillis par les Bafulirus.

Chapitre III : Les mécanismes de résolution de ces conflits armés à Ituri à l’EST de la RDC
Les conflits armés surgissent quand il y a défaillance des systèmes de décision d’état ou purement quand il y a manque de leadership gouvernemental, c’est à dire de prise de risque dans un univers incertain qui coordonne les informations-désinformations, les représentations et les actions politiques.17

Les acteurs concernés peuvent être négatifs (pro-crise),
passifs (subir), réactifs (pompier), pré-actifs (anticiper), proactifs (agir pour provoquer ce qu’on désire) ou interactifs (agir en interrelations avec les événements). Mais dans le cas notre champ d’enquête, qui est la nouvelle Province d’Ituri, issue de démembrement de l’Ex. Province Orientale à l’EST de la RDC, quels étaient les mécanismes mis en place en vue de résoudre ces conflits armés ?
Trois actions sur le plan politique et stratégique ont été mises en place tant à Ituri qu’ailleurs :18
III.1.Les actions diplomatiques et militaires
La sécurité ne peut évidemment pas être le fruit des seules mesures qui s’en prennent aux manifestations, et non aux causes de la violence et des conflits. La RDC devant les conflits armés avait initié les moyens diplomatiques et militaires.

III.1.1.Les actions diplomatiques

C’est par les mécanismes de la négociation (médiation) aux sanctions (embargo, sanction contre les responsables). Ils sont politiques par le respect des accords signés et la mise en œuvre de réformes touchant aux racines de la conflictualité.

La diplomatie qui demande temps, habileté et parole crédible, ne supprime pas les causes profondes des conflits, mais elle peut les prévenir et atténuer leurs conséquences. Elle contribue à civiliser les relations internationales. Le droit humanitaire des conflits armés et les nombreuses conventions internationales sont toutefois relativement démunis face aux nouveaux conflits. L’action humanitaire de terrain pallie en partie cette défaillance. Le rôle de médiateur, de tiers garant du respect du contrat social doit être également assuré en cas d’États défaillants par des organisations internationales ou régionales, voire des puissances étrangères.
Elles concernent aussi une action sur certaines des causes profondes des conflits, notamment par le biais du contrôle des ressources naturelles, comme dans le cas de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives, préconisée par la Commission pour l’Afrique.
III.1.2.Les actions militaires
Ils sont militaires par la présence de forces armées ou l’usage de la force. Les actions prioritaires concernent le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants, la reconstruction de l’administration et le rétablissement de l’État de droit. Ces actions sont menées par une pluralité d’acteurs tels que les militaires, les organisations humanitaires et les opérateurs de l’aide. La victoire militaire de la FARDC la plus remarquable est celle contre la rébellion du M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda. Mais ces actions ne peuvent être viables que si les causes structurelles et les facteurs profonds en termes de pauvreté, d’exclusion, d’inégalités régionales, de non-respect des règles démocratiques, de non-transparence des circuits économico-politiques ou d’insertion dans une économie mondiale criminelle sont éradiqués.

III.2.La mobilisation d’une pluralité d’acteurs régionaux et internationaux

On observe des médiations de chefs d’État, telles que celle de président Thabo Mbeki avec la SADC (Groupe de la pour le contrôle et la mise en œuvre du cessez-le-feu), a obtenu des résultats significatifs, en raison notamment du rôle De l’Afrique du Sud.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) est intervenue en RDC et l’Afrique du Sud, membre de cette organisation depuis 1994, joue un rôle de diplomatie de plus en plus affirmé. L’Union africaine a joué un rôle croissant dans la résolution des conflits, et tout dernièrement en la signature de l’accord de paix et désarmement d’ ex. M23 de KAMPALA sans omettre l’effort de l’ Angola et le Zimbabwe.
Néanmoins, elle manque globalement de moyens financiers et de capacité logistique, comme on le constate avec la mise place par le Président Kabila du Mécanisme de suivi de résolutions et recommandations.
Ces actions régionales sont d’autant plus nécessaires que les conflits sont largement transfrontaliers et produisent des phénomènes de contagion. À elles seules, les relations bilatérales sont donc souvent inadaptées.
III.3.La redéfinition des principes et des pratiques de l’aide
L’aide publique au développement a été affectée par la priorité donnée à la sécurité, à l’urgence et l’humanitaire. Les bailleurs de fonds financent la reconstruction de l’État, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies sont les têtes d’affiche. Mais en se spécialisant selon les secteurs, le plus souvent aux dépens d’une vision cohérente. Les critères d’affectation de l’aide selon des conditionnalités ex ante ou selon les résultats (« bons élèves ») contredisent les priorités de reconstruction et de restauration des fonctions minimales de l’ État, quand celui-ci est failli ou fragile de suite de Guerres d’agression et rebellions. La conception britannique du DFID visant à réserver un traitement spécial à cette catégorie d’État paraît plus réaliste que celle des États-Unis, qui mettent en avant le traitement au cas par cas et privilégient les critères de bonne gouvernance.

L’existence d’État congolais failli ou fragile conduit à modifier les principes de l’aide et de ses priorités (Châtaigner, 2004 ; Véron, 2004). Les conditionnalités fondées sur des critères ex ante (ou ex post sur la base des résultats constatés) perdent de leur pertinence dans un système chaotique de catastrophe, de priorité à l’arrêt des conflits et à la reconstruction de ces États. Il s’agit, au contraire et de manière concertée entre bailleurs, de fournir les ressources permettant au pays d’assurer les fonctions régaliennes minimales et ceci, à tout le moins au départ, indépendamment des critères de bonne gouvernance, d’équilibre financier et de croissance économique ainsi que l’annulation des dette lors sous le gouvernement de Antoine GIZENGA , Adolphe MUZITO et MATATA.
31
Ce traitement spécial, qui diffère de celui accordé aux PMA en paix, s’impose vis-à-vis des pays risquant de tomber dans un conflit (failing state), confrontés au conflit ou sortant du conflit (recovering state).
III.4.La mise en place de systèmes d’information, du jeu démocratique et d’une citoyenneté

Le rôle de l’information est essentiel pour prévenir ou circonscrire les conflits. Du fait de la dissémination des conflits, depuis la fin de la guerre froide, ou des lieux de crises, les zones de « chaos bornés » sont devenus des terrae incognitae.

On peut considérer que la démocratie représentative et participative est la forme de gouvernement qui limite les conflits à la condition de ne pas la réduire au multipartisme ou à la liberté des medias qui peut être irresponsable. L’essentiel concerne les jeux de contre-pouvoirs et la constitution d’une société civile forte, complémentaire d’un État lui-même fort. La construction de la démocratie interdit la décalcomanie.

Elle doit au contraire s’appuyer sur les institutions traditionnelles et les modes de résolution des conflits qui vont avec. Le dialogue et la réconciliation sont devenus uns des moyens de traiter après coup les traumatismes nés de l’extrême violence, (cf. les accords de paix signés avec les fractions de rebelles et la mise en place des Institutions citoyennes ainsi que de l’éducation à la nouvelle citoyenne dans le Ministère de la Communication et des médias).
III.5.La régulation d’un « monde sans loi », la politique redistributive et les politiques de développement
Les actions internationales ne peuvent être légitimées et efficaces que si, parallèlement, la mondialisation libérale et le désordre économique mondial qui en résulte sont régulés, et que si les circuits mafieux internationaux, les off-shore financiers, les trafics d’armes et les liens entre corrupteurs et corrompus font l’objet de contrôle.
Dès lors que la plupart des conflits armés en RDC sont reliés aux circuits criminels internationaux, la régulation d’un « monde sans loi » (de Maillard, 1998) est au cœur de la prévention et de la régulation de la conflictualité.
Les mesures souhaitables supposent des systèmes de normes et de règles. Les domaines vont du contrôle des off shore à celui des produits illicites (drogues), ou de ceux qui sont licites mais entre les mains de maffias, et également du commerce des armes. Pour cela, une coopération internationale est incontournable.
À ce titre, l’accord de Kimberley concernant la traçabilité des diamants de la guerre est un exemple à transposer. Il en est de même des moratoires sur l’importation, l’exportation et la fabrication des armes légères signé par huit pays du SADC ou sur le programme d’échange arme contre développement de la CPGL.
Dans la mesure où la guerre renvoie en partie à des intérêts économiques, des mécanismes compensatoires et des gardes-fous vis-à-vis des changements dans les mécanismes redistributifs s’imposent.

Réduire le coût d’opportunité de la guerre pour les jeunes suppose qu’ils reçoivent une formation scolaire qui structure leurs esprits, des activités qui les occupent et des symboles qui les motivent. Une politique de prévention suppose également que les mécanismes redistributifs en faveur des minorités soient instaurés sous formes par exemple de quotas, d’accès à l’éducation et à la santé.
À terme, la prévention des conflits passe par des politiques de développement améliorant disponibilité et accessibilité grâce aux progrès de productivité, à des politiques de redistribution, au renforcement des capacités des agents (par exemple par l’accès au crédit) et de soutien des initiatives populaires. En conclusion, l’éducation des jeunes, le passage d’économies de rente à des économies de paix créant de la valeur ajoutée et des opportunités d’emploi sont des facteurs essentiels de réduction des risques de conflits.
Cinquante ans après l’indépendance, le bilan est sombre et le phénomène de la conflictualité en République Démocratique du Congo (RDC) perdure davantage au point de soulever des interrogations sur la complexité relative à l'origine de ces conflits armés.
La question des causes des conflits armés en RDC suscite un débat controversé chez la plupart des penseurs en sciences sociales. En effet, deux grandes tendances se dégagent. Selon William Zartman, il existe six causes de conflits parmi lesquelles on distingue les luttes de décolonisation, les problèmes de consolidation de l'Etat-Nation après l'indépendance, les conflits entre mouvements de libération nationale rivaux, les litiges frontaliers, les rivalités structurelles ou traditionnelles et l'emballement des moyens et l'introduction d'armées étrangères.
Par contre, l'ancien Secrétaire Général de l'Organisation des Nations unies (ONU) voit sous une autre approche les causes des conflits en mettant l'accent sur les facteurs historiques, internes et externes15.
En ce qui concernait la RDC, très tôt durant la guerre, des enquêtes sur les taux de mortalité ont été effectuées, en premier lieu par l’ONG américaine International Rescue Committee. Différentes études ultérieures ont révélé que le conflit était un des plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale. Bien que la guerre congolaise ait pris officiellement fin en décembre 2002 avec la signature de l’accord de paix, les combats et l’insécurité ont continué dans de grandes zones de l’Est du Congo. Jusqu’en janvier 2016, un total de 9 millions.

Conclusion

Rappelons que notre travail de fin d’Etudes parle de la problématique des enjeux des conflits armés en RDC dans sa partie de l’EST et plus particulièrement dans le Nord et le Sud Kivu.
En effet, deux faits majeurs ont marqué la RDC avec l'explosion et génocides des Tutsi et contre génocides Hutu au Rwanda et au Burundi, les guerres de libération, agressions-rebellions de l’AFDL sous la conduite de Laurent Désiré KABILA, de la RCD de Azarias RUBERWA, de la CNDP de KUNDA BATWARE, M23 de Bosco TANGANDA de1990 passant par le MLC de Jean Pierre Bemba jusqu’à 2013 sans oublier les groupe résistants Maï-Maï et d’autres forces négatives.
La question lancinante des conflits reste encore préoccupante dans Est de la RDC. Voilà pourquoi nous nous posons la question de savoir quels les vrais enjeux des conflits armées en RDC et plus particulièrement à sa partie EST ?
Pour répondre à notre préoccupation de connaitre les vrais enjeux des conflits armées en RDC et plus particulièrement à sa partie EST, nous partons de l’hypothèse selon laquelle, il serait nécessaire de définir clairement la notion de conflit avant de dégager les différents enjeux qui l’entourent dans le champ des sciences sociales, politiques et administratives.
Après l’analyse, nous ressortons le résultat de notre travail en confirmant notre hypothèse que cette situation de la RDC résulte essentiellement de sa position géographique, de son peuplement, de son histoire surtout de convoitise sa richesse par ses voisins de la Région des Grands Lacs plus précisément les visées hégémoniques et expansionnistes de Tutsi du Rwanda et l’Ouganda, la haute finance internationale et les entreprises multinationaux ainsi que des réseaux mafieux et terroristes divers qui se livrent aux massacres de la population, aux viols et aux illégales des ressources et surtout les minerais stratégiques à l’Est du Pays.
Surtout pendant les deux guerres en République Démocratique du Congo (RDC), (1996-1997 et 1998-2002) qui suivirent le génocide au Rwanda, le Congo et plus particulièrement ses provinces à l’EST devinrent le champ de bataille de “la Première Guerre Mondiale Africaine”, par le vente de minerais stratégiques au risque de compromettre la paix internationale, la trahison et manque de leadership politique dans la gouvernance de la chose publique ainsi que dans la défense de l’intégrité territoriale congolaise.
La richesse en ressources naturelles de la RDC a été un facteur important qui a aussi alimenté les conflits armés comme les partis en guerre étaient en compétition pour le contrôle des réseaux parallèles pour le flux illégal des ressources de la RDC vers les marchés internationaux.
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LA PROBLEMATIQUE des enjeux...

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Ville : Kinshasa
Pays : Congo (R.D. Congo)
Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI
LA PROBLEMATIQUE des enjeux DES CONFLITS Armés EN REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO ( cas de la province d’ituri l’Est de la RDC)parKIKIDI KUNGA Bob-Beni


Travail de fin de cycle de présenté
en vue de l’obtention du grade
de Gradué en Sciences Politiques
et Administratives.


Directeur : Chef de Travaux DYELY BOLALIEMA Vital
Rapporteur : Assistant CITUKA BEYA Emery.
Année Académique 2015 - 2016
Epigraphe


Pour l’amour de ma nation (La République Démocratique du Congo), je ne me tairai point.
Pour l’amour de ma ville (KINSHASA), je ne prendrai point de repos.
Jusqu'à ce que son salut paraisse, comme l’aurore.
Et son délivrance, comme sur un flambeau qui s’allume.
( Esaïe , 62 :1)














ii
Dédicace



Nous dédions ce Travail de Fin de Cycle au Seigneur Jésus pour la vie qu’il nous donne et à nos parents Robert KIKIDI et Sabine MANGANDA pour leurs sacrifices consentis pour que nous soyons élevés et formés avec rigueur et objectivité.
A notre Pasteur Barthelemy MASUAKU et à notre responsable de la jeunesse qui n’ont cessé de nous prodiguer des conseils, et aussi surtout pour leurs prières et soutien moral durant ces trois années de notre formation; qu’ils trouvent ici l’expression de notre profonde gratitude.
Nos frères et sœurs tous, trouvent ici l’expression de notre profond reconnaissance.
A tous, nous dédions ce travail par la grâce de Dieu.
KIKIDI KUNGA Bob Beni.








iii
Remerciements
Le présent travail de fin de notre premier cycle à la faculté des Sciences sociales, administratives et politiques de l’Université Libre de Kinshasa, n’est pas l’œuvre d’une seule personne. C’est le résultat d’efforts collectifs des nombreuses personnes.
Voilà pourquoi, au moment où nous le rédigeons, nous tenons à témoigner notre reconnaissance et notre gratitude avant toute chose, à DIEU tout-puissant, créateur des choses visibles et invisibles, lui qui donne l’intelligence et la force aux humbles pour ses appuis, sa protection et ses nombreux bienfaits à notre égard.
Nous remercions tous les corps académique et scientifique de notre université en général et en particulier, à tous ceux de notre faculté pour nous avoir formés durant ces trois premières années académiques en Sciences Politiques et administratives.
Toute notre reconnaissance au Chef de Travaux DYELY BOLALIEMA Vital et à l’assistant CITUKA BEYA Emery qui malgré leurs multiples occupation, n’ont ménagé aucun effort pour la direction de ce travail scientifique.
Mes remerciements vont aussi à l'égard de tous ceux qui de près ou de loin ont déployé leurs efforts pour soutenir cette œuvre scientifique.
Nous ne saurions finir sans manifester toute notre reconnaissance à l'égard de nos camarades et amis avec qui nous avons toujours échangé et partagé d’expériences.
A tous merci,
KIKIDI KUNGA Bob Beni.




iv
Sigles et abréviations
ABAKO : Alliance des Bakongo
ADP : Alliance Démocratique des Peuples
AFDL : Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération
CEEAC : Communauté Economique des Etats d'Afrique Centrale
CENI : Commission Electorale Nationale Indépendante
CNDP : Congrès National pour le Défense du Peuple
CNRD : Conseil National de Résistance pour la Démocratie
CPC : Cadre Permanent de Concertation
CPI : Cour Pénale Internationale
FARDC : Forces Armées de la République Démocratique du Congo
FAR : Forces Armées du Rwanda
FDLR : Forces Démocratiques de Libération du Rwanda
FMI : Fonds Monétaire International
MLC : Mouvement de Libération du Congo
MLRZ : Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre
M23 : Mouvement du 23 mars
ONU : Organisation des Nations Unies.


v
MONUSCO : Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la Stabilisation du Congo
OUA : l'Organisation de l'Unité Africaine
PRP: Parti de la Révolution Populaire
SADC : Communauté de développement de l’Afrique australe
RDC : République Démocratique du Congo
RCD : Rassemblement Congolais pour la Démocratie
RFI : Radio France Internationale
UA : l'Union Africaine
UE : Union Européenne













1
Introduction Générale
La République Démocratique du Congo est depuis des siècles le théâtre de conflits armés, de rebellions, d’agressions, d'affrontements et de rivalités entre des groupes et acteurs aux ambitions différentes à l’EST du pays et plus particulièrement à Ituri, au Nord-Kivu et au Sud-Kivu, provinces déchirées par Ces conflits.
Pourtant sur le plan géopolitique, la République Démocratique du Congo (RDC) constitue une zone tampon entre l'Afrique Orientale et l'Afrique Australe. Sa proximité avec ses voisins immédiats; notamment le Rwanda, le Burundi, l'Ouganda, l'Angola, la République Centrafrique, favorise et cimente leur relation économique et sociolinguistique à travers les langues Lingala, Kikongo et Swahili fédératrices de cet espace géographique caractérisé par l'existence de « foyers de tensions ». (1)
1. Choix et intérêt du sujet
Les sciences sociales, politiques et administratives nous offrent les éventails opportunités des sujets qu’il faut traiter avec passion et autodétermination, mais en ce qui nous concerne, nous avons opté de parler sur les conflits dans la Province d’ Ituri à l’EST de la RDC. Car cette partie du pays sévit dans une situation de chaos politique que nous ne pouvons pas rester bras fermé sans sonner le cri d’alarme.
L’intérêt scientifique est de taille, nous ouvrons la porte, sinon les fenêtres pour les recherches avenir sur le phénomène de conflictualité permanente et les principes théoriques dans l'explication des causes du phénomène de la conflictualité armées à l’EST de la RDC et comment y mettre fin par des mécanismes de résolution pacifique et pérenne.
--------------------------------------------------------
1. Jeune Afrique hors série No 24. L'Etat de l'Afrique 2010, p18.
2
C’est de cette manière que nous apporterons notre contribution à cette situation.
2. Problématique
La RDC est le troisième pays le plus vaste d'Afrique après le Soudan réunis et l'Algérie, le plus peuplé d'Afrique Centrale et de la francophonie avec une population estimée à plus de soixante-huit (68) millions d'habitants, se distingue particulièrement par l'abondance de ses ressources naturelles qui font l'objet d'une convoitise particulière.
La RDC demeure le point de mire des investisseurs étrangers derrière lesquels se cachent certains pays développés et la haute finance internationale.
L'autre identité remarquable de la RDC c'est d'être un trait d'union entre l'Afrique Centrale et l'Afrique Orientale, un pays de l'Afrique centrale ex colonie de la Belgique.
Compte tenu de cette situation, deux éléments géopolitiques de base sont à considérer. Il s'agit d'une part « du rôle géoéconomique de cette région située à l'articulation de grands lacs et de l'Océan Atlantique et plus précisément du fleuve Congo, les lacs Kivu et Tanganyika, grande artère pétrolière, du gaz méthane et des minerais stratégiques comme le Coltan, Uranium, Or et Diamant »(2) et d'autre part de la situation de ces pays pendant la période coloniale et des mouvements complexes de décolonisation.
Deux faits majeurs ont marqué la RDC avec l'explosion et génocides des Tutsi et contre génocides Hutu au Rwanda et au Burundi, les guerres de libération, agressions-rebellions de l’AFDL sous la conduite de Laurent Désiré Kabila, du RCD de Azarias Ruberwa, du CNDP de Kunda Batware, M23 de Bosco Tanganda de1990 jusqu’à 2013 sans oublier les groupes résistants Maï-Maï et d’autres forces négatives.


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Cependant dans l'état actuel des choses, l'accentuation de la mondialisation, la fin de la guerre froide, l'implication accentuée des acteurs locaux, l'atomisation et la sédimentation locale comme le cas à la RDC, suscite encore autant d'interrogations sur les causes et les modes de gestion et de résolution des conflits.
La question lancinante des conflits reste encore préoccupante dans Est de la RDC. Voilà pourquoi nous nous posons la question de savoir : 1.Quels sont les vrais enjeux des conflits armés particulièrement en Ituri à l’Est de la RDC? 2. Comment y mettre fin? 3. Quelles expériences en termes d’efficacité et d’effectivité faut-il tirer de l’application de la résolution.
3. Hypothèse du travail
Pour répondre à ces deux préoccupations, nous partons de la première l’hypothèse selon laquelle, il serait nécessaire de définir clairement les origines des conflits avant de dégager les différents enjeux qui l’entourent.
La question des conflits en RDC résulte essentiellement de sa position géographique, de son peuplement, de son histoire et de convoitise de ses voisins de la Région des Grands Lacs, de la haute finance internationale et des multinationaux qui certains se livrent aux pillages des ressources et surtout les minerais stratégiques à l’Est du Pays entrainent des massacres de la population et des viols.
Pour pallier à cette situation, la RDC devrait d’une part, redéfinir d’une manière responsable sa politique étrangère avec ses voisins de l’EST, assurer un cadre de concertation permanent à travers les organisations nationales et internationales auxquelles elle est membre pour traiter éventuellement des questions sécuritaires et de coopérations pacifiques telles que prévues par des accords et traités internationaux……………………………………………………
2)LUDO MARTINS :PILLAGES DE RICHESSES DE LA R DC ,PUF ;PARIS ;2009 ; p6.
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D’autre part, les autorités et le gouvernement de la RDC devraient faire preuve de la bonne gouvernance politique, de la justice sociale dans le distribution des revenus nationaux et surtout de la garantie des droits et libertés des citoyens.
4. Méthodes et techniques
La rédaction d’un travail scientifique exige l’emploi d’une approche méthodologique, et la nôtre ne se fait pas déroger de la règle. En effet, nous avons eu recours à la méthode dialectique pour mieux comprendre les enjeux de ces conflits et les contradictions du phénomène de conflictualité permanente et armées à l’EST de la RDC ainsi nous pouvons en donner l'explication des causes de cela.
Quant aux techniques qui nous ont permis de récolter les données nécessaires pour notre travail, nous avons utilisé l’interview, la technique documentaire et l’observation indirecte.
Notons cependant que l’interview nous a permis d’ échanger avec quelques personnalités de la RDC ( hommes politiques, scientifiques ou autres) qui nous ont fourni certains éléments nécessaires liés à ces conflits . La technique documentaire a pour sa part consisté à une fouille systématique des documents écrits existant afin d’obtenir d’autres informations dont nous avons besoin à cette fin.
Enfin, l’observation indirecte ou non participante nous ont aidé à suivre à distance, à travers d’autres canaux ce qui se passe en Ituri dans le but d’enrichir notre réflexion.
5. Délimitation du sujet
Bien que notre sujet parle de la problématique des enjeux des conflits armés en RDC notre étude est orienter vers les Provinces de l’EST et plus particulièrement le Nord-Kivu et le Sud-Kivu, provinces déchirées par les conflits armés depuis plus de vingt ans mais nous allons nous délimiter vers ces année 1996 -2016.

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6. SUBDIVISION DU TRAVAIL
A part l’introduction et la conclusion, notre travail est subdivisé en trois chapitres :
Le premier chapitre, parle des généralités sur les conflits armées ;
Le deuxième, traite des enjeux politiques les conflits armés en Ituri à l’EST de la RDC;
Et le troisième, présente les mécanismes de résolution de ces conflits.















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Chapitre I : Généralités sur les conflits armés
I.1. Définition du concept de conflit et d’enjeux
I.1.1.Qu’est -ce qu’on entend par conflit ?
Du point de vue étymologique, la notion de conflit vient du latin de basse époque « conflictus » dérivé de « confligere » qui veut dire « heurter, frapper ensemble ».
Pour Gérard Cornu, le concept conflit révèle une opposition de vue, d'intérêt, une mésentente, une situation critique de désaccord pouvant dégénérer en litige ou en procès d'affrontement de fait (voie de fait, violence).
En Sciences Politiques et en Relations Internationales, le phénomène de conflictualité suppose une opposition de vue ou d'intérêts entre des Etats d'une ampleur telle que la recherche de solution débouche sur l'emploi de la force4.
Dans la même perspective, Djibril Samb, à la suite de William Zartman, pense qu'il faut retenir la position selon laquelle il faut entendre par conflit « les contradictions surgissant de différences d'intérêts, d'idées, d'idéologies, d'orientations, de perceptions et de tendances ».5
I.1.1.Qu’est- ce qu’on entend par enjeux ?
Etymologiquement, le mot enjeu est une somme misée par le joueur et qui est transférée du perdant au gagnant. Au sens figuré, l’enjeu est ce que l’on risque de gagner ou de perdre dans une entreprise, une compétition. L’enjeu peut d’être aussi compris en science politique comme objet d’une compétition ou un but que l’on poursuit dans une action politique.
4 ) CORNU,G , Cité par Djibril Samb : La conflictualité en sociologie politique, Ed. HARMATHAN Paris,2013,p54
5) ZARMAN. W., Le conflits et des mécanismes de résolution, Ed. HARMATHAN ,Paris,2011,p14
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I.2. Approches Théoriques de la conflictualité
Cette appréhension ci-dessus est la plus appropriée pour éclairer quelques principes théoriques dans l'explication des causes du phénomène de la conflictualité(6).
Sur le plan théorique, il existe selon Djibril Samb trois grandes théories de la conflictualité :
- La première théorie consiste en une sorte de rivalité mettant en opposition deux parties dont chacune essaie d'imposer unilatéralement sa volonté.
- La deuxième considère le conflit comme étant une scène à l'intérieur de laquelle les acteurs sont libres de rationaliser leurs intérêts. Cette approche est proche de l'analyse stratégique de Michel Crozier qui met en perspective l'existence dans un système un certain nombre d'acteurs agissant de manière rationnelle pour maximiser leurs intérêts.
-La troisième explique qu’en science politique et de manière spécifique en politique comparée, cette analyse théorique d'historiens et de sociologues pourrait connaitre certaines limites, du moins certaines insuffisances. Car elle aurait négligé quelques éléments pourtant essentiels pour appréhender la réalité des conflits en Afrique et plus particulièrement en Afrique subsaharienne réputée pour son histoire coloniale et ses traditions ancestrales confrontées au processus de modernisation des sociétés.

6.SAMBA, D, Op.Cit.p5.




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A cet effet, d’après Hugon.P, l'on distingue deux types d'approches, à savoir les approches d'ordre historique, économique et culturel et les approches d'ordre institutionnel et stratégique.
Les premières approches d'ordre historique, économique et culturel s'intéressent à l'étude des objets macro politiques et sociologiques tels que l'Etat, la démocratie. Elles mettent l'accent sur le poids explicatif des structures économiques, historiques et culturelles. Ces approches « minorent le poids explicatif des acteurs et des arrangements juridiques et institutionnels ».7
Les approches institutionnelles plus appropriées pour cette présente étude mettent toujours l'accent sur les « stratégies des acteurs sociaux et politiques et sur les choix institutionnels dans leurs analyses ». Mais il serait plus pertinent de recourir à l'approche néo-institutionnaliste pour aborder l'étude des conflits armés en RDC.
En ce sens, on assiste non seulement au « retour des institutions » sans verser à l'ancien institutionnalisme mais aussi à la redéfinition de la notion d'institution dans le temps et dans l'espace. D'où la nécessité affirme Djibril selon Guy Hermet et Bertrand Badie d' « accorder une attention soutenue aux institutions replacées dans leur contexte spatial et temporel ».L'on rompt dès lors avec le formalisme pour renouer avec le symbolisme.
Ainsi Peter A. Hall et Rosemary Taylor reconnaissent en cette approche néo-institutionnaliste la prise en compte des aspects historiques, sociologiques et stratégiques.8

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7) Hugon, P. « La conflictualité armée en Afrique : le rôle des facteurs économiques », éd.Franck Cass publishers, Paris p23
8) SAMB. Djibril, Op.cit.p7


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A cet effet, l'étude des conflits va mettre en évidence les acteurs en conflits (Etats, élite politique, groupes de pressions etc.), leurs stratégies (de domination, de défense, de profit), le contexte (colonisation, guerre froide, mondialisation, crise, etc.) et l'espace dans lequel se déroulent les évènements.
L'approche néo-institutionnaliste va permettre d'appréhender le sens des conflits armés en RDC dans sa partie EST dans la Province d’Ituri .

















10.
I.3.Les causes des conflits armés
Selon plusieurs auteurs, aux conflits idéologiques des anciennes guerres fondées sur des doléances auraient succédé des conflits davantage prédateurs et captateurs de rentes ayant une dimension ethnique9. Cette idée de la nouveauté des conflits armés et du rôle des facteurs économiques est controversée10.

Elle aurait le tort à la fois d’agréger des conflits de natures différentes et de penser la rupture alors qu’il y aurait continuité historique.

Les conflits armés sont des catastrophes anthropiques. Il y a risque systémique dans la mesure où il y a interdépendances entre facteurs pluriels, où les réponses des agents conduisent à accroître la crise à un niveau collectif et où les régulations sont défaillantes.

En outre, les phénomènes peuvent faire tâche d’huile à une échelle infranationale ou transfrontalière. Ce risque systémique résulte de la combinaison de quatre facteurs ou causes :

Les Facteurs Structurels

De sous-développements, caractérisés par la vulnérabilité et par l’exposition au risque des populations ayant une faible résilience du fait d’une insuffisance de disponibilité, de défaillances de marchés, d’absence de droits et de capacités ou de dysfonctionnement dans l’allocation des ressources.
9.BERTRAND. B et All, Politique Comparée. Ed. Armand Collin, Paris, 2001, p188
10. BERTRAND. B et All,Op.Cit. p191.




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1. Les Facteurs de Chocs conjoncturels, exogènes ou endogènes

Ils sont liés à des événements subits et subis conduisant à une forte perturbation du système et à une propagation non régulée.

2. Les Facteurs Institutionnels et politiques

Ils sont caractérisés par des absences ou des défauts de prévention (cellule de veille, systèmes d’alerte) et de régulation, par une instrumentalisation (des jeunes sans emploi, du religieux ou de l’ethnicité).

3. Les Facteurs Informationnels

La crise paroxystique répond toujours à une défaillance de l’information et à la propagande portée par les pouvoirs et les medias.
I.4.L’enchaînement des facteurs de conflictualité

Les conflits armés, notamment africains, résultent de l’enchevêtrement de plusieurs facteurs (culturels, sociaux, politiques, militaires, géopolitiques) ayant chacun leur propre temporalité. Ils mettent en jeu une pluralité d’acteurs, d’alliances et de mobiles.








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Leur explication implique des approches pluridisciplinaires :
- Sociologique (action violente des masses, propagande, désinformation de la presse, campagnes génocidaires) ; politique (antagonismes entre puissances rivales, conflits de pouvoirs, jeux des représentations et replis identitaires réifiés, instrumentalisation du religieux) ;
-Economique (intérêts économiques, modes de financement des conflits) ;
-Psychologique (théories du conflit fondées sur le couple frustration-agression ;
-Pulsion de mort devient pulsion de destruction de l’autre) ;
-Militaires (défaillances des forces de sécurité, trafics d’armes).

La cause initiale peut être mineure alors qu’une fois déclenchés, en l’absence de régulation et de prévention, les conflits violents peuvent devenir incontrôlables. En outre, la violence engendre la pauvreté, l’exclusion et l’absence d’institutions, qui elles-mêmes nourrissent les conflits.

On note une réactualisation de conflits ancestraux. L’histoire de l’Afrique, dans la longue durée, est caractérisée par la violence des conquêtes, des guerres et des razzias.

De nombreux conflits africains contemporains réactualisent des conflits ancestraux, parfois instrumentalisés par les pouvoirs (éleveurs versus agriculteurs, réseaux commerçants islamisés versus créoles ou natifs, populations arabisées versus négro-africaines) tout en résultant de crises- économique, sociale, environnementale ou politique - actuelles.
L’instrumentalisation du religieux joue un rôle. L’intégrisme religieux s’est substitué dans certains États au nationalisme ou au socialisme comme projet de sociétés.


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L’Afrique est peu concernée par ces épisodes « à la Huntington », même si les conflits internes peuvent être considérés en partie comme des conflits entre chrétiens et musulmans. Il existe, en revanche, des réseaux islamistes, plus ou moins liés à la nébuleuse Al-Qaeda, implantés dans l’Afrique (Soudan, Somalie, Ouganda voire à l’EST de la RDC).

L’Islam noir s’appuie sur le terreau de la pauvreté, de l’exclusion et des frustrations et joue un rôle distributif. Il en est de même pour les églises messianiques ou évangélistes.

En RDC, l’Eglise Kimbanguiste et Kintwadistes jouent un rôle important ainsi que les mouvements pentecôtistes pacifiques et de réveils témoignant de la confusion entre la morale, le religieux et le politique et affrontent une montée en puissance des instrumentalisations du religieux par les politiciens.

Les facteurs politiques sont évidemment essentiels. L’inégalité d’accès aux postes de responsabilité ou aux services de base et la compétition pour le pouvoir et ses ressources créent des tensions entre groupes sur des bases identitaires, notamment ethnolinguistiques. Certains États faillis n’ont plus le contrôle de leur territoire ni du respect des lois et des règles (cas de la RDC).

Plusieurs sociétés sont caractérisées par des proto-États et par des citoyennetés embryonnaires. Les groupes au pouvoir en RDC se battent pour le titre de commandement avec la mise en place des institutions éphémères et s’accaparent les postes et le capital économique au nom de l’« reconstruction » et se livrent aux négociations à négociation, transition à transition sans répondre aux intérêts vitaux du peuple congolais.


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Les diasporas, les conglomérats ou les puissances régionales s’appuient sur ces factions.

L’État congolais post conflit se caractérise le plus souvent par sa faiblesse, menant au quasi-effondrement d’institutions telles que l’armée. Il est en outre faiblement connecté à une société civile peu affirmée.

La faillite du modèle étatique à laquelle s’est ajoutée la dévalorisation de l’État par l’idéologie libérale ou nationalisant voir lumumbiste, ont conduit à des fractionnements territoriaux et à une montée en puissance de factions s’appuyant sur des identités claniques, communautaires, ethniques ou religieuses. Les institutions demeurent, ainsi, largement subverties par un système patrimonial personnel s’appuyant sur des complicités extérieures.

Les conflits armés se situent dans des contextes de défaillances des États (failed, failing, fragile, rogue states). Rarement interétatiques (le conflit entre la RDC et le Rwanda constitue l’exception), soit ils opposent des régions, soit ils caractérisent des sociétés décomposées ou implosées.

La plupart des conflits armés africains ont une dimension régionale. Ils sont intra-nationaux et transfrontaliers par le biais des États, des milices se déversant des pays voisins et des contagions régionales de groupes ethniques à cheval sur plusieurs pays. Le Zimbabwe a été ainsi impliqué dans la guerre de la RDC pour s’opposer au leadership de l’Afrique du Sud.
Les conflits génèrent des flux de réfugiés dans des pays limitrophes qui alimentent avec des effets de retour des conflits régionaux. Le génocide, le contre génocide rwandais et les flux de réfugiés ont conduit à un développement des conflits en RDC.

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Certains conflits concernent le contrôle de territoires et la délimitation des frontières (cas de l’EST de la RDC est l’initiation de Tutsi land).

Chapitre II : Les enjeux des Conflits armés à l’EST de la RDC
II.1.Apercu général
Les gens me demandent souvent: quel est le nœud du conflit en RDC ? Mais en faisant une analyse méthodologique sur les conflits armés en RDC, il ressort qu’il y a plusieurs enjeux distincts : Les richesses naturelles, essentiellement du sous-sol, permettent le financement des conflits (le nerf de la guerre) tout en en étant un des principaux enjeux.
On peut ainsi différencier en RDC les guerres liées aux rentes pétrolières, au diamant, aux métaux précieux (or, coltan ), aux narcodollars, aux enjeux du contrôle de l’eau ou à des ressources forestières.
Les avantages économiques attendus de la guerre civile sont le pillage, la protection moyennant rémunération, les profits liés au commerce des armes, des aliments ou des narcodollars, l’exploitation de la main-d’œuvre (capture d’esclaves), le contrôle des terres, le vol de l’aide étrangère ou les appropriations des combattants « se payant sur la bête ».
Le pétrole et le gaz méthane du lac Kivu sont ainsi un des enjeux forts de la guerre et qui est une source de diversification des approvisionnements et de contrôle des réserves par les compagnies étrangères dans le monde.

Dans un contexte d’anarchie, de non-respect des règles et d’absence de contrôle territorial, de nombreuses activités deviennent très lucratives.

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Dans un tel contexte, les firmes les plus compétitives sont celles qui disposent d’un système propre de sécurité (les multinationales), qui savent gérer l’anarchie et entretenir des relations avec les factions en présence ou qui ont un lien avec l’économie mondiale criminelle.

On voit ainsi apparaître un nouveau commerce triangulaire, où l’Afrique et surtout la RDC exporte illégalement vers les pays occidentaux des matières premières non transformées, où les pays d’Europe de l’Est exportent vers l’Afrique et l’EST de la RDC des armes et des mercenaires et où se nouent entre les pays de l’ouest et de l’est de l’Europe des relations financières plus ou moins occultes.

Notre analyse ressort au moins trois niveaux d’enjeux de conflits armés à l’EST de la RDC et qui se rejoignent dans un contexte local qui est déjà très compliqué en lui-même. Les quatre niveaux se chevauchent et se renforcent mutuellement, mais aucun d’eux ne peut être réduit à l’un des autres :
-La Lutte pour le pouvoir à Kinshasa ;
- La guerre Rwandaise et le génocide ;
- La course pour les ressources naturelles de la R.D.C ;
-Les visées hégémoniques et expansionnistes des Tutsi du Rwanda et d’ailleurs.
II.2.La lutte pour le pouvoir à Kinshasa
En premier lieu, il y a la lutte pour le pouvoir à Kinshasa après le démantèlement de l’Etat congolais. Dans les semaines qui ont suivi le discours sur la démocratisation et même bien avant cela du Président Mobutu du pouvoir d’Etat, la R.D.C a sombré dans une crise constitutionnelle et institutionnelle.



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Le pays est devenu un pion sur l’échiquier de la guerre froide, l’Etat a été si mal géré que l’on a du inventer le mot kleptocratie pour lui; les institutions étatiques et les mandats publics étaient considérés comme des instruments d’enrichissement personnel. Il en résulte une crise de légitimité, un Etat ruiné qui a besoin d’être réhabilité de presque à zéro et l’absence totale des instruments pour un Etat pour imposer la primauté du droit.
En effet la lutte pour le pouvoir à Kinshasa s’est caractérisée par les guerres-rebellions en RDC. Les premiers conflits armés lors de la transition sont parfois qualifiées d'une agression injustifiée perpétrée par la complexité des pays voisins plus particulièrement par les Tutsi du Rwanda, de l’Ouganda et du Burundi. Elle est déguisée et menée par un mouvement composite dénommé Alliance des Forces Démocratiques pour la Libération de l'Afrique (AFDL) et profitant de l’affaiblissement du régime par les actions de l’opposition non armés dont le PALU, l’UDPS et autres partis ainsi que la pression de la société civile amorcées pendant la longue et chaotique transition.12
L’AFDL est un mouvement soutenu militairement par des troupes composées des rwandais, des ougandais et dans une moindre mesure des burundais. Il est né des accords de Lemera signés le 23 octobre 1996 par quatre plate-formes politiques dont le PRP (Parti de la Révolution Populaire) de l'ancien maquisard Laurent-Désiré Kabila devenu Président de la RDC après la fuite du Président Joseph Mobutu le 16 mai 1997, le CNRD (Conseil National de Résistance pour la Démocratie) du commandant André Ngandu Kisase qui avait dirigé les rebelles congolais basés en Ouganda, le MLRZ (Mouvement Révolutionnaire pour la Libération du Zaïre) du commandant Anselme Masasu et l'ADP (Alliance Démocratique des Peuples) de Déogratias Bugera.
12. ANTONIO B. et KIKIDI M. L'imbroglio à la RDC : historique d'une crise de succession. Ed. Harmattan, Paris, 2015,p22.




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Le peuple zaïrois meurtri par une zaïrianisation forcée de 26 ans sous le règne du Maréchal Mobutu trouve en ce mouvement rebelle venu d'Est une raison d'espérer. Ainsi l'AFDL prend le pouvoir vacant le 17 mai 1997 en tournant la page du régime mobutiste.
Un autre problème relatif à l'exercice se pose avec acuité contraignant le nouveau le Président de la république de prendre des décisions allant dans le sens l'intérêt national. L'opposition unie autour du leader charismatique dénonce la légitimité de Laurent-Désiré Kabila et la présence des étrangers tutsis dans l'attelage présidentiel. Mis sous une forte pression, Kabila prend la décision fatidique de renvoyer les troupes étrangères qui l'ont porté au pouvoir.
Cet acte plaisant au peuple congolais est mal vu à Kigali et à Kampala, car la guerre dans l'Est de la RDC par les Présidents tutsis (Paul Kagamé, Yoweri Museveni et dans une certaine mesure Pierre Buyoya) a un double objectif de démanteler les camps des réfugiés hutus rwandais et le renversement de Mobutu
La deuxième phase, de la lutte pour le pouvoir de Kinshasa, est celle de plusieurs groupes rebelles due à cette décision de Kabila qui a complètement changé la donne : d'où une nouvelle invasion commandée par le colonel James Kabarebe pour renverser Laurent-Désiré Kabila. C’est aussi combat de Paul Kagamé pour le contre génocide des Hutu et contre les Interahamwe dans l'Est du Congo, lequel a fait des dégâts matériels et humains aux effets néfastes caractérisé par le crime contre l’humanité, crime de guerre, pillages, viol et tueries et massacres de tout genre.

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Mais Laurent-Désiré Kabila mobilise toute la population pour une guerre longue et populaire et appel à ne jamais trahir le Congo. Et de son côté Paul Kagamé change la stratégie de sa main mise en RDC et crée le Rassemblement Congolais pour la Démocratie( RCD).
Ce mouvement armé sera confié à un congolais WAMBA DIA WAMBA, puis Arthur Zahidi Ngoma et ONOSUMBA, enfin pour être récupéré plus tard sous le régime de Joseph Kabila à issus du Dialogue Inter congolais de Sun City par Azarias Ruberwa un Rwandophone devenue vice-président de Transition comme aussi Arthur Zahidi Ngoma pour la composante opposition non armée, Pierre BEMBA pour la branche armé Mouvement de Libération du Congo (MLC) et Hérodias Ndombasi pour le compte du pouvoir de Kinshasa.
II.3. La guerre Rwandaise et le génocide
IL y a la guerre Rwandaise et le génocide qui ont été exportés au Congo après la fuite de deux millions des Hutus Rwandais. L’implication du Rwanda dans la chute de Mobutu et, la guerre de 1998-2002 en ont été la conséquence, ainsi que la présence permanente de l’opposition armée Rwandaise sur le sol congolais (qui, jusqu’à maintenant, est responsable pour la plus grande partie de la souffrance de la population de l’Est du Congo et reste une menace pour le Rwanda) et la présence maintenue de groupes armés dirigés par des Tutsis phones soutenus par le Rwanda.
Dans la nuit du 21 au 22 octobre 1993, le processus de démocratisation qui aurait de ramener la paix et la stabilité au Burundi, après des décennies d’exclusion ethnique et de violence cyclique, prit fin avec l’assassinat du Président nouvellement élu Melchior Ndadaye.
Ce fut le début d’une guerre civile ouverte qui a continué pendant plus d’une décennie pendant laquelle des centaines de milliers de gens furent assassinés, et beaucoup plus encore blessés, violés et dépossédés ou déplacés.

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En avril 1994, les tensions politiques, ethniques et sociales au Rwanda se sont conjuguées en quatre mois de violence extrême et un génocide provoquant la mort de 700.000 à 1.000.000 de gens, principalement des Tutsis et des Hutus modérés, et a abouti à la victoire militaire du Front Patriotique Rwandais (FPR) et à l’exode de deux millions de Hutu dans les pays voisins, spécialement le Congo (alors Zaïre).
En 1997, le leader rebelle Laurent-Désiré Kabila a pris le pouvoir à Kinshasa après une insurrection de huit mois contre Mobutu, avec le soutien du Rwanda et de l’Ouganda, et a changé le nom du pays en République Démocratique du Congo.
Quinze mois après avoir conquis le pays, Kabila tomba en disgrâce auprès de ses anciens alliés: le Rwanda et l’Ouganda ont commencé une campagne militaire contre leur voisin le 2 août 1998. La chute attendue de Kinshasa n’eut pas lieu et la guerre a continué pendant de nombreuses années, officiellement jusqu’au retrait des armées Rwandaises et ougandaises en 2002.
Toute la région est entrée dans une décennie de violence, les tensions existantes entre les pays de la région se polarisèrent et aboutirent à de grandes explosions de violence extrême orchestrées, caractérisées par un grand nombre de victimes parmi les civils aussi bien que parmi ceux qui ont eu recours à la violence.
La violence n’a pas été commise en premier lieu par des armées régulières mais par des groupes armés qui étaient parfois difficiles à identifier avec précision, combinant souvent un très vague agenda politique avec un profil ethnique pas toujours très clair non plus, et des intérêts économiques souvent bien précis.
La violence n’a pas seulement provoqué des vagues massives de populations déplacées et de réfugiés, mais aussi la destruction totale de l’Etat et de ses instruments, laissant ainsi la population dans un désarroi total, avec la désintégration des réseaux sociaux et institutionnels.
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Les conditions de vie d’une grande partie de la population ont chuté à un niveau bas jamais vu auparavant.
Pendant la seconde guerre au Congo, depuis 1998 jusqu’à sa fin officielle en 2002, les ressources naturelles sont de plus en plus devenues l’enjeu du conflit, aussi bien pour les pays soutenant les rebelles que pour les alliés mobilisés par le gouvernement à Kinshasa. Dans les deux cas, le pillage du Congo était organisé systématiquement avec l’aide des élites congolaises. Entre avril 2000 et octobre 2002, le groupe d’experts spéciaux avec un mandat du Conseil de sécurité a produit trois rapports sur l’exploitation illégale des ressources naturelles.
En premier lieu, ils ont travaillé sur l’exploitation des ressources par le Rwanda et l’Ouganda (or, diamant, cassitérite, coltan et bois) dans la partie orientale du Congo, mais aussi sur le pillage par le Zimbabwe, l’Angola et la Namibie, remboursant leur soutien au gouvernement congolais en se servant eux-mêmes par le biais de concessions minières. Les provinces orientales étaient officiellement sous le contrôle des rebelles du RCD, qui étaient trop faibles et trop petits pour gouverner.
En pratique, le contrôle était fait par l’armée Rwandaise (avec de meilleurs soldats et une meilleure formation) et des fonctionnaires. Au Rwanda même, un bureau Congo a été mis en place pour gérer l’exportation des ressources minérales congolaises, qui en réalité était un canal pour les dirigeants militaires et politiques pour commercialiser une partie des minerais congolais sans passer par les comptes officiels de l’Etat Rwanda.
Ainsi les ressources naturelles congolaises générèrent non seulement des fonds pour couvrir les dépenses militaires, elles étaient aussi la source principale d’enrichissement de l’élite Rwandaise.

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Comme le rapport du groupe d’experts d’octobre 2002 l’indiquait, les activités autour du Bureau Congo ont contribué pour 320 millions de dollars aux dépenses militaires du Rwanda et ont eu un impact énorme sur la politique Rwandaise des affaires étrangères et d’autres décisions officielles.
Le groupe d’experts a estimé que 60 à 70% du coltan qui quittait l’Est du Congo était exporté sous la supervision directe des commandants de l’APR, à partir de petits aéroports dans les environs immédiats des mines vers Kigali ou Cyangugu.
Dans les zones minières, les civils congolais ont été forcés de travailler sans paiement, ou obligés de vendre les minerais aux officiers Rwandais à un taux très “préférentiel”. Les ONG internationales spécialisées telles que Global Witness, Raid and Ipis ont produit des enquêtes de haute qualité et des rapports, en plus de l’excellent travail fait par le groupe d’experts.13
La conséquence était que l’économie informelle à l’Est du Congo, en tant que le résultat de décennies de kleptocratie et de démantèlement de l’Etat, a été militarisée au point que la continuation de l’état d’anarchie, avec toutes ses conséquences en termes de sécurité et de droits humains, est devenue une condition pour le pillage continu et systématique des ressources naturelles.14
Il faudrait maintenir une économie de guerre après la guerre après le retrait officiel des troupes Rwandaises en septembre 2002, le Rwanda a installé une série de mécanismes pour contrôler l’économie dans l’Est du Congo sans la présence officielle de l’armée Rwandaise.
13. ANTONIO B. et KIKIDI M. Op.Cit, p122.
14.Idem


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Les hommes d’affaires Rwandais ont remplacé les directeurs congolais en charge des entreprises parastatales, un nombre de soldats sont restés en arrière pour continuer à travailler dans le secteur minier, changeant leurs uniformes en costumes. Différentes sources ont rapporté aux experts du groupe d’experts des NU que des officiers RCD, maintenant officiellement parties de l’armée régulière congolaise mais toujours loyaux au Rwanda, ont utilisé les réformes du secteur de la sécurité et l’intégration dans l’armée pour introduire des soldats Rwandais dans les FARDC et les forces de défense locales.
Mais l’instrument Rwandais le plus important pour entretenir un climat d’impunité pendant la transition au Congo et après les élections de 2006, a été le CNDP (Conseil National pour la Démocratie et la Paix) de Laurent Nkunda.
L’avant-dernier rapport du groupe d’experts des Nations Unies (décembre 2008) a décrit dans les détails comment cette rébellion recevait un soutien de réseaux commerciaux au Rwanda, et d’autorités politiques et militaires au sein de l’Etat Rwandais, et pour démanteler les FDLR en tant que menace militaire pour le Rwanda.
II.4. Les visées hégémoniques et expansionnistes des Tutsi du Rwanda et d’ailleurs.
Depuis un certain temps et après le génocide, pour concrétiser leur visées hégémoniques et expansionnistes, une nouvelle identification sociale et abusive est née chez les tutsi du Rwanda, du Burundi et de l'Ouganda.15
La réclamation abusive d'une identité juive, les tutsi « hébreux » (Israéliens, peuple de Dieu, peuple saint, etc.. sont les différentes dénominations qu'ils s’attribuent) fait certainement son bonhomme de chemin et de façon non hasardeuse.
15. THUAL, F. Les conflits identitaires, éd. Marketing, Paris 1995,p91.


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Elle coïncide avec les causes et engins des guerres qui bouleversent la région de grands-lacs africains.
Au regard simpliste, cette idée renvoie à la méfiance.
A l'observation minutieuse, elle suscite une série de questions fondamentales aux malheurs de l'EST de la RDC.
A la lumière des révélations récentes du journal canadien 'National Post', sur les vrais déclencheurs du génocide rwandais, qui pourtant ont été couverts pendant plus de deux ans par l'ONU, la conspiration internationale de Paul Kagamé dans la guerre dans la Région des Grands Lacs ne fait plus de doute.
Pour les présidents rwandais, burundais et ougandais, tous les moyens sont bons pour conquérir le cœur de l'Afrique. Le processus de la judaïsation des tutsis par rapport aux guerres qui secouent la Région des Grands Lacs africains en est un.

Presque deux ans après le renversement de la dictature de Mobutu au Congo, quatre ans après l'assassinat de Melchior Ndadaye au Burundi, quatre ans après l'assassinat du président Juvenal HABYARIMANA.
Comme au hasard, " Jérusalem Post ", dans son édition du 23 novembre 1998, déclarait officiellement pour la première fois ce qui circulait en rumeur depuis un certain temps: " Nous lançons un appel à Israël et à la Communauté Internationale pour condamner et prendre des actions contre toute violence anti-israélite, perpétrée par les non-israeliens à travers l'Afrique, sur plus de 500 000 Tutsi-Hébreux Israéliens au Rwanda.
15. THUAL, F.Op.Cit,p93



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Cette révélation allait donner un autre aspect certainement moins apparent mais très important à la crise qui secoue l'Afrique centrale et en particulier la R.D.Congo. Le Mardi 11 mai 1999, le journal canadien National Post publiait à la page 17, avait publié un grand article sur les Lemba, un autre peuple noir, qui allègue certifier après analyses que selon les gênes sanguins qui déterminent l'hérédité, les Lemba seraient des « juifs noirs » descendants de Aron.

L'article cite David B. Goldstein, un juif, généticien à Oxford en Angleterre qui a déclaré que le problème est qu'il y a eu des mixages avec les populations hôtes, ce qui a obscurci leur ascendance. Cette façon de définir les termes mixage et population hôte a une connotation raciste. Car pour lui, certains ancêtres sont des vrais ancêtres et d'autres ne le sont pas.
Le Dimanche 10 octobre 1999, une réunion est annoncée à Bruxelles dans la plus grande discrétion: c'est la conférence de Havila. Le lieu qui été aménagé pour la conférence est le prestigieux Centre de Séminaires de l'Hôtel «Mercure», qui est situé en bordure du cadre exquis du Parc de Lauzelle, dans le Brabant Wallon Belge.

Pour bien et rapidement situer le fait, mentionnons que 'Havila' est le mot attribué à la Région des Grands Lacs par ce mouvement de la « judaïsation des tutsis ».
La conférence 'inaugurale des activités académiques de l'Institut de Havila' s'annonce par la judaïsation de tous les tutsi,sous le signe des armoiries hébraïques de Havila, l'Etoile de David, caractéristique des États modernes d'Israël et du Burundi; les Tambours de Salomon dont les Souverains shebatiques de Havila sont les gardiens, autour des Sources les plus méridionales du Fleuve sacré des Pharaons le Pishon biblique ou Nil et un fragment des Hassarad Hadivarim.

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Ces derniers sont les Dix Commandements de Moïse qui sont la marque de l'Alliance mosaïque et la figuration de la «mémoire perdue» des peuples hébraïques de Havila'.
Tel est l’état actuel que vit la République démocratique du Congo. Elle est accablée par les ennemis qui s’adonnent au pillage et aux détournements des fonds. Les Rwandais et les Ougandais pillent comme ils veulent, les tutsis font des pressions très fortes pour s’emparer d’une partie de l’Est sous le regard parfois impuissant du régime de Kinshasa.
Comme par hasard, lentement mais surement, l’étau se resserre sur l’avenir de la partie de l’EST à Uvira, à Rutsuru ; à Walikale et à Masisi. Le nombre de Rwandais vivant dans les Hauts plateaux s’est accru de manière fulgurante grâce aux multiples infiltrations depuis plus de dix ans. Les assassinats de chefs coutumiers et des leaders d’opinion ont ouvert la porte à une coalition des tutsis du Rwanda, du Burundi vivant au Congo. Comme dans tout crime bien pensé, après les mixages des forces négatives au sein de la FARDC et profitant de la situation actuelle de faible leadership gouvernemental, la R.D. Congo est devenue un « Nyama ya tembo » (viande d’éléphant), les Burundais vivant au Congo revendiquent la Collectivité Plaine de la Ruzizi, un territoire congolais où ils ont été accueillis par les Bafulirus.

Chapitre III : Les mécanismes de résolution de ces conflits armés à Ituri à l’EST de la RDC
Les conflits armés surgissent quand il y a défaillance des systèmes de décision d’état ou purement quand il y a manque de leadership gouvernemental, c’est à dire de prise de risque dans un univers incertain qui coordonne les informations-désinformations, les représentations et les actions politiques.17

Les acteurs concernés peuvent être négatifs (pro-crise),
passifs (subir), réactifs (pompier), pré-actifs (anticiper), proactifs (agir pour provoquer ce qu’on désire) ou interactifs (agir en interrelations avec les événements). Mais dans le cas notre champ d’enquête, qui est la nouvelle Province d’Ituri, issue de démembrement de l’Ex. Province Orientale à l’EST de la RDC, quels étaient les mécanismes mis en place en vue de résoudre ces conflits armés ?
Trois actions sur le plan politique et stratégique ont été mises en place tant à Ituri qu’ailleurs :18
III.1.Les actions diplomatiques et militaires
La sécurité ne peut évidemment pas être le fruit des seules mesures qui s’en prennent aux manifestations, et non aux causes de la violence et des conflits. La RDC devant les conflits armés avait initié les moyens diplomatiques et militaires.

III.1.1.Les actions diplomatiques

C’est par les mécanismes de la négociation (médiation) aux sanctions (embargo, sanction contre les responsables). Ils sont politiques par le respect des accords signés et la mise en œuvre de réformes touchant aux racines de la conflictualité.

La diplomatie qui demande temps, habileté et parole crédible, ne supprime pas les causes profondes des conflits, mais elle peut les prévenir et atténuer leurs conséquences. Elle contribue à civiliser les relations internationales. Le droit humanitaire des conflits armés et les nombreuses conventions internationales sont toutefois relativement démunis face aux nouveaux conflits. L’action humanitaire de terrain pallie en partie cette défaillance. Le rôle de médiateur, de tiers garant du respect du contrat social doit être également assuré en cas d’États défaillants par des organisations internationales ou régionales, voire des puissances étrangères.
Elles concernent aussi une action sur certaines des causes profondes des conflits, notamment par le biais du contrôle des ressources naturelles, comme dans le cas de l’Initiative de Transparence des Industries Extractives, préconisée par la Commission pour l’Afrique.
III.1.2.Les actions militaires
Ils sont militaires par la présence de forces armées ou l’usage de la force. Les actions prioritaires concernent le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des combattants, la reconstruction de l’administration et le rétablissement de l’État de droit. Ces actions sont menées par une pluralité d’acteurs tels que les militaires, les organisations humanitaires et les opérateurs de l’aide. La victoire militaire de la FARDC la plus remarquable est celle contre la rébellion du M23 soutenu par le Rwanda et l’Ouganda. Mais ces actions ne peuvent être viables que si les causes structurelles et les facteurs profonds en termes de pauvreté, d’exclusion, d’inégalités régionales, de non-respect des règles démocratiques, de non-transparence des circuits économico-politiques ou d’insertion dans une économie mondiale criminelle sont éradiqués.

III.2.La mobilisation d’une pluralité d’acteurs régionaux et internationaux

On observe des médiations de chefs d’État, telles que celle de président Thabo Mbeki avec la SADC (Groupe de la pour le contrôle et la mise en œuvre du cessez-le-feu), a obtenu des résultats significatifs, en raison notamment du rôle De l’Afrique du Sud.
La Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) est intervenue en RDC et l’Afrique du Sud, membre de cette organisation depuis 1994, joue un rôle de diplomatie de plus en plus affirmé. L’Union africaine a joué un rôle croissant dans la résolution des conflits, et tout dernièrement en la signature de l’accord de paix et désarmement d’ ex. M23 de KAMPALA sans omettre l’effort de l’ Angola et le Zimbabwe.
Néanmoins, elle manque globalement de moyens financiers et de capacité logistique, comme on le constate avec la mise place par le Président Kabila du Mécanisme de suivi de résolutions et recommandations.
Ces actions régionales sont d’autant plus nécessaires que les conflits sont largement transfrontaliers et produisent des phénomènes de contagion. À elles seules, les relations bilatérales sont donc souvent inadaptées.
III.3.La redéfinition des principes et des pratiques de l’aide
L’aide publique au développement a été affectée par la priorité donnée à la sécurité, à l’urgence et l’humanitaire. Les bailleurs de fonds financent la reconstruction de l’État, dont la Banque Mondiale et les Nations Unies sont les têtes d’affiche. Mais en se spécialisant selon les secteurs, le plus souvent aux dépens d’une vision cohérente. Les critères d’affectation de l’aide selon des conditionnalités ex ante ou selon les résultats (« bons élèves ») contredisent les priorités de reconstruction et de restauration des fonctions minimales de l’ État, quand celui-ci est failli ou fragile de suite de Guerres d’agression et rebellions. La conception britannique du DFID visant à réserver un traitement spécial à cette catégorie d’État paraît plus réaliste que celle des États-Unis, qui mettent en avant le traitement au cas par cas et privilégient les critères de bonne gouvernance.

L’existence d’État congolais failli ou fragile conduit à modifier les principes de l’aide et de ses priorités (Châtaigner, 2004 ; Véron, 2004). Les conditionnalités fondées sur des critères ex ante (ou ex post sur la base des résultats constatés) perdent de leur pertinence dans un système chaotique de catastrophe, de priorité à l’arrêt des conflits et à la reconstruction de ces États. Il s’agit, au contraire et de manière concertée entre bailleurs, de fournir les ressources permettant au pays d’assurer les fonctions régaliennes minimales et ceci, à tout le moins au départ, indépendamment des critères de bonne gouvernance, d’équilibre financier et de croissance économique ainsi que l’annulation des dette lors sous le gouvernement de Antoine GIZENGA , Adolphe MUZITO et MATATA.
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Ce traitement spécial, qui diffère de celui accordé aux PMA en paix, s’impose vis-à-vis des pays risquant de tomber dans un conflit (failing state), confrontés au conflit ou sortant du conflit (recovering state).
III.4.La mise en place de systèmes d’information, du jeu démocratique et d’une citoyenneté

Le rôle de l’information est essentiel pour prévenir ou circonscrire les conflits. Du fait de la dissémination des conflits, depuis la fin de la guerre froide, ou des lieux de crises, les zones de « chaos bornés » sont devenus des terrae incognitae.

On peut considérer que la démocratie représentative et participative est la forme de gouvernement qui limite les conflits à la condition de ne pas la réduire au multipartisme ou à la liberté des medias qui peut être irresponsable. L’essentiel concerne les jeux de contre-pouvoirs et la constitution d’une société civile forte, complémentaire d’un État lui-même fort. La construction de la démocratie interdit la décalcomanie.

Elle doit au contraire s’appuyer sur les institutions traditionnelles et les modes de résolution des conflits qui vont avec. Le dialogue et la réconciliation sont devenus uns des moyens de traiter après coup les traumatismes nés de l’extrême violence, (cf. les accords de paix signés avec les fractions de rebelles et la mise en place des Institutions citoyennes ainsi que de l’éducation à la nouvelle citoyenne dans le Ministère de la Communication et des médias).
III.5.La régulation d’un « monde sans loi », la politique redistributive et les politiques de développement
Les actions internationales ne peuvent être légitimées et efficaces que si, parallèlement, la mondialisation libérale et le désordre économique mondial qui en résulte sont régulés, et que si les circuits mafieux internationaux, les off-shore financiers, les trafics d’armes et les liens entre corrupteurs et corrompus font l’objet de contrôle.
Dès lors que la plupart des conflits armés en RDC sont reliés aux circuits criminels internationaux, la régulation d’un « monde sans loi » (de Maillard, 1998) est au cœur de la prévention et de la régulation de la conflictualité.
Les mesures souhaitables supposent des systèmes de normes et de règles. Les domaines vont du contrôle des off shore à celui des produits illicites (drogues), ou de ceux qui sont licites mais entre les mains de maffias, et également du commerce des armes. Pour cela, une coopération internationale est incontournable.
À ce titre, l’accord de Kimberley concernant la traçabilité des diamants de la guerre est un exemple à transposer. Il en est de même des moratoires sur l’importation, l’exportation et la fabrication des armes légères signé par huit pays du SADC ou sur le programme d’échange arme contre développement de la CPGL.
Dans la mesure où la guerre renvoie en partie à des intérêts économiques, des mécanismes compensatoires et des gardes-fous vis-à-vis des changements dans les mécanismes redistributifs s’imposent.

Réduire le coût d’opportunité de la guerre pour les jeunes suppose qu’ils reçoivent une formation scolaire qui structure leurs esprits, des activités qui les occupent et des symboles qui les motivent. Une politique de prévention suppose également que les mécanismes redistributifs en faveur des minorités soient instaurés sous formes par exemple de quotas, d’accès à l’éducation et à la santé.
À terme, la prévention des conflits passe par des politiques de développement améliorant disponibilité et accessibilité grâce aux progrès de productivité, à des politiques de redistribution, au renforcement des capacités des agents (par exemple par l’accès au crédit) et de soutien des initiatives populaires. En conclusion, l’éducation des jeunes, le passage d’économies de rente à des économies de paix créant de la valeur ajoutée et des opportunités d’emploi sont des facteurs essentiels de réduction des risques de conflits.
Cinquante ans après l’indépendance, le bilan est sombre et le phénomène de la conflictualité en République Démocratique du Congo (RDC) perdure davantage au point de soulever des interrogations sur la complexité relative à l'origine de ces conflits armés.
La question des causes des conflits armés en RDC suscite un débat controversé chez la plupart des penseurs en sciences sociales. En effet, deux grandes tendances se dégagent. Selon William Zartman, il existe six causes de conflits parmi lesquelles on distingue les luttes de décolonisation, les problèmes de consolidation de l'Etat-Nation après l'indépendance, les conflits entre mouvements de libération nationale rivaux, les litiges frontaliers, les rivalités structurelles ou traditionnelles et l'emballement des moyens et l'introduction d'armées étrangères.
Par contre, l'ancien Secrétaire Général de l'Organisation des Nations unies (ONU) voit sous une autre approche les causes des conflits en mettant l'accent sur les facteurs historiques, internes et externes15.
En ce qui concernait la RDC, très tôt durant la guerre, des enquêtes sur les taux de mortalité ont été effectuées, en premier lieu par l’ONG américaine International Rescue Committee. Différentes études ultérieures ont révélé que le conflit était un des plus meurtriers depuis la seconde guerre mondiale. Bien que la guerre congolaise ait pris officiellement fin en décembre 2002 avec la signature de l’accord de paix, les combats et l’insécurité ont continué dans de grandes zones de l’Est du Congo. Jusqu’en janvier 2016, un total de 9 millions.

Conclusion

Rappelons que notre travail de fin d’Etudes parle de la problématique des enjeux des conflits armés en RDC dans sa partie de l’EST et plus particulièrement dans le Nord et le Sud Kivu.
En effet, deux faits majeurs ont marqué la RDC avec l'explosion et génocides des Tutsi et contre génocides Hutu au Rwanda et au Burundi, les guerres de libération, agressions-rebellions de l’AFDL sous la conduite de Laurent Désiré KABILA, de la RCD de Azarias RUBERWA, de la CNDP de KUNDA BATWARE, M23 de Bosco TANGANDA de1990 passant par le MLC de Jean Pierre Bemba jusqu’à 2013 sans oublier les groupe résistants Maï-Maï et d’autres forces négatives.
La question lancinante des conflits reste encore préoccupante dans Est de la RDC. Voilà pourquoi nous nous posons la question de savoir quels les vrais enjeux des conflits armées en RDC et plus particulièrement à sa partie EST ?
Pour répondre à notre préoccupation de connaitre les vrais enjeux des conflits armées en RDC et plus particulièrement à sa partie EST, nous partons de l’hypothèse selon laquelle, il serait nécessaire de définir clairement la notion de conflit avant de dégager les différents enjeux qui l’entourent dans le champ des sciences sociales, politiques et administratives.
Après l’analyse, nous ressortons le résultat de notre travail en confirmant notre hypothèse que cette situation de la RDC résulte essentiellement de sa position géographique, de son peuplement, de son histoire surtout de convoitise sa richesse par ses voisins de la Région des Grands Lacs plus précisément les visées hégémoniques et expansionnistes de Tutsi du Rwanda et l’Ouganda, la haute finance internationale et les entreprises multinationaux ainsi que des réseaux mafieux et terroristes divers qui se livrent aux massacres de la population, aux viols et aux illégales des ressources et surtout les minerais stratégiques à l’Est du Pays.
Surtout pendant les deux guerres en République Démocratique du Congo (RDC), (1996-1997 et 1998-2002) qui suivirent le génocide au Rwanda, le Congo et plus particulièrement ses provinces à l’EST devinrent le champ de bataille de “la Première Guerre Mondiale Africaine”, par le vente de minerais stratégiques au risque de compromettre la paix internationale, la trahison et manque de leadership politique dans la gouvernance de la chose publique ainsi que dans la défense de l’intégrité territoriale congolaise.
La richesse en ressources naturelles de la RDC a été un facteur important qui a aussi alimenté les conflits armés comme les partis en guerre étaient en compétition pour le contrôle des réseaux parallèles pour le flux illégal des ressources de la RDC vers les marchés internationaux.
mediacongo
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2 commentaire(s)
Prof. Dr.Robert KIKIDI - 09.08.2017 14:29

Que le Seigneur te bénisse encore car tu es déjà Bob Beni de Dieu mon fils et que la protection de l'Eternel soit ton partage à jamais pour l'amour de notre nation la RDC.

Non 0
Oui 2
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
Prof. Dr.Robert KIKIDI - 08.08.2017 13:11

QUE LA Seigneur de bénisse encore car tu est déjà Bob Beni de Dieu mon fils et qu la protection de l'Eternel soit ton partage, pour l'amour de notre nation la RDC.

Non 0
Oui 2
Êtes-vous d'accord avec ce commentaire ?
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